Sandrine Kiberlain
Personnalité
Interprète, réalisatrice, scénariste... : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 25/02/1968 - France - Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine
Identité
Genre : femme
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste
Biographie
Formation :
Passionnée par le théâtre dès son plus jeune âge, Sandrine Kiberlain se rend au cours Florent à l'âge de seize ans. Surprise par Francis Huster alors qu'elle écoute un cours derrière une porte, elle lui avoue vouloir faire du théâtre. Elle revient tous les dimanches en tant qu'observateur et, après l'obtention de son baccalauréat, elle réussit le concours de la Classe Libre, qu'elle suit de 1987 à 1989. Puis elle entre au conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris (1989 - 1992). Elle commence alors une carrière au théâtre et se voit vite proposer des seconds rôles au cinéma.Carrière :
Sandrine Kiberlain est une des actrices les plus reconnues de sa génération. Cette grande " girafe " au physique atypique (visage fin tacheté d'éphélides), comme elle se définit elle-même dans En avoir (ou pas) (1995) de Laetitia Masson, s'impose avant tout grâce à sa pugnacité et à son talent. Elle utilise sa fantaisie naturelle, pour apporter à ses rôles les plus noirs légèreté et drôlerie.
Sandrine Kiberlain fait ses débuts à l'écran dans un court-métrage de Sophie Fillières, Des filles et des chiens (1991), qui remporte le Prix Jean-Vigo. C'est avec le personnage de la call-girl piégée par le Mossad dans Les Patriotes (1993) d'Eric Rochant que le grand public la découvre. Elle sera nominée pour le César du meilleur espoir féminin. Elle dévoile un charme troublant avec un personnage à l'opposé de sa personnalité. En 1992, elle est à l'affiche de Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel de Laurence Ferreira-Barbosa. En 1995, elle s'impose comme une grande actrice avec En avoir (ou pas), le premier film de Laetitia Masson. Le public plébiscite ce film, et la profession récompense son interprète qui le porte à bout de bras. Kiberlain campe une ouvrière au chômage qui s'installe à Lyon et tente de refaire sa vie, sans se départir de son énergie et de sa soif de vivre. Elle choisit ensuite de s'impliquer dans des productions plus consensuelles (Beaumarchais l'insolent, 1995, d'Edouard Molinaro avec Fabrice Luchini) ou des premiers films (Quadrille, 1996, de Valérie Lemercier). Avec Le Septième Ciel de Benoît Jacquot, elle prend de l'envergure : elle tient son premier rôle de femme mûre, contrainte de recourir à l'hypnose pour se sortir de son mal-être. Si elle sait changer de registre d'un film à l'autre, elle reste fidèle à Laetitia Masson qui lui offre un rôle troublant dans A vendre (1998) et fait à nouveau appel à ses services pour Love me (1999), où elle incarne une fan d'un chanteur fatigué interprété par Johnny Hallyday. Elle est à nouveau partenaire de Fabrice Luchini dans Rien sur Robert de Pascal Bonitzer en 1998. Puis elle retrouve Benoît Jacquot en 1999 pour La fausse suivante. En 2001, elle est récompensée à Montréal pour Betty Fisher et autres histoires de Claude Miller. Puis elle enchaîne les comédies, registre où elle excelle, avec C'est le bouquet ! (Jeanne Labrune, 2001), Filles uniques (Pierre Jolivet) et Après vous (Pierre Salvadori) en 2002, Un petit jeu sans conséquences, de Bernard Rapp en 2004. Puis en 2007, Très bien, merci d'Emmanuelle Cuau et La vie d'artiste de Marc Fitoussi. Elle creuse le sillon de la comédie, où elle fait merveille dans Mademoiselle Chambon (2008) de Stéphane Brizé, incarnant une institutrice discrète face à Vincent Lindon. Ce rôle tout en subtilité lui vaut une reconnaissance unanime de la critique et du public. Elle s’impose ensuite dans 9 Mois ferme (2012) d’Albert Dupontel, où son interprétation d’une juge rigide submergée par une improbable grossesse lui vaut le César de la meilleure actrice. Poursuivant sur sa lancée, elle enchaîne avec Elle l’adore (2013) de Jeanne Herry, où elle campe une fan ordinaire confrontée à sa passion pour un chanteur célèbre. Ce personnage à la frontière du burlesque et du tragique illustre une nouvelle fois sa capacité à allier trouble intérieur et humour décalé. Kiberlain démontre également la justesse de son jeu dans Floride (2014) de Philippe Le Guay, face à Jean Rochefort, puis dans Encore heureux (2014) de Benoît Graffin, où elle met sa fantaisie au service d’une comédie sociale. Intuitive dans ses choix, elle s’essaie à la réalisation avec Une jeune fille qui va bien (2020), film salué pour sa sensibilité et sa pudeur. Sandrine Kiberlain incarne Claire Cahen dans Le Parfum vert (2022) de Nicolas Pariser, où, en dessinatrice de bandes dessinées, elle accompagne une enquête policière teintée d’humour et de références au monde de la BD et d’Alfred Hitchcock. Toujours en 2022, elle joue pour Emmanuel Mouret dans Chronique d’une liaison passagère, apportant finesse et profondeur à ce récit intimiste sur une relation amoureuse éphémère. En 2024, elle participe à Sarah Bernhardt, la divine (Guillaume Nicloux), film biographique où son rôle renforce la dimension historique centrée sur la célèbre actrice. Cette même année, elle brille aussi dans la comédie de Bruno Podalydès : La Petite vadrouille, où son humour naturel insuffle une fraîcheur bienvenue. En 2025, Sandrine Kiberlain incarne une femme confrontée à un drame personnel dans L’Accident de piano (Quentin Dupieux), explorant cette fois des émotions intenses au cœur de ce récit dramatique.