Anouk Grinberg

Personnalité

Interprète : années 1970-2020

Nationalité :  France

Naissance :  20/03/1963 - Belgique - Uccle, Brabant

Identité

Genre : femme

Fonctions : Acteur, Voix (doublage), Auteur

Biographie

Formation :

Anouk Grinberg débute à quatorze ans sur les planches, dans la pièce Mon coeur est rouge de Michèle Rosier.

Carrière :

Actrice singulière, Anouk Grinberg s’est imposée comme l’une des grandes voix du cinéma d’auteur français, récompensée dès les années 1990 par le prix d’interprétation à Berlin pour Mon homme et reconnue pour la force trouble et sensible de ses incarnations. Muse de Bertrand Blier, elle est notamment saluée pour sa capacité à explorer la complexité humaine, toujours aux marges, hors des sentiers battus.
Le théâtre occupe tout d'abord l'essentiel de sa carrière et Anouk Grinberg attend 1985 pour se présenter devant la caméra de Dennis Berry dans Dernière chanson. Quelques années plus tard, le public découvre cette comédienne hors norme, totalement en dehors des modes et du star-system, en jeune paumée dans le rôle de Joëlle dans Merci la vie (1990) de Bertrand Blier. En 1992, dans Un deux trois soleil du même réalisateur, elle est une femme enfant habitant la banlieue nord de Marseille. Elle tient le haut de l'affiche de deux films : Sale gosse (1994) de Claude Mouriéras et Mon homme (1995) de Bertrand Blier. Dans Disparus (1997) de Gilles Bourdos, elle devient Mila, égérie des surréalistes et maîtresse d'un machiniste stalinien et d'un militant trotskiste. Loin de se cantonner à un registre, Anouk Grinberg trace dès la fin des années 1990 une route cinématographique rare, privilégiant l’éclectisme et la singularité de chaque rencontre. Au tournant du millénaire, elle apparaît dans Denti (inédit, 2000) de Gabriele Salvatores, incarnant une mère ambiguë dans ce conte grinçant. Elle poursuit avec la chronique policière Entre chiens et loups (2001) d’Alexandre Arcady, puis s’aventure du côté de la fable animée en prêtant sa voix à la tortue dans La Prophétie des grenouilles (id.) de Jacques-Rémy Girerd. Elle démontre une sensibilité nuancée dans Une vie à t’attendre (2003) de Thierry Klifa, avant d’incarner Madeleine Oberstein dans le drame historique Les Fragments d’Antonin (2005) de Gabriel Le Bomin. Les années suivantes marquent la rareté de ses apparitions, Anouk Grinberg préférant l’ombre à la lumière, mais ses choix, toujours exigeants, la mèneront à explorer aussi bien la comédie (Sea, No Sex & Sun, 2011, de Christophe Turpin) que le polar (Money, 2017, de Géla Babluani). On la retrouve bouleversante en Marie dans L’Autre (2019) de Charlotte Dauphin, puis dans Tromperie (2021), d’Arnaud Desplechin. 2022 est une année particulièrement active pour Anouk Grinberg apparaissant aux génériques de trois longs métrages. Dans L’Innocent (2022) de Louis Garrel, où elle compose un personnage de mère drôle et excessive. Elle poursuit sa trajectoire singulière en juge dans le polar La Nuit du 12 de Dominik Moll (id.), donne la réplique à Gérard Depardieu et Fanny Ardant dans Les Volets verts (Jean Becker, id.). En 2024, elle joue Misia, mécène et égérie du peintre Pierre Bonnard dans Bonnard, Pierre et Marthe, de Martin Provost.

Autres activités :

Comédienne de théâtre avant tout, Anouk Grinberg joue depuis son plus jeune âge. Une première prestation dans Remagen (1976) de Jacques Lasalle, puis les spectacles s'enchaînent : Faust ou la fête électrique (1982) de Richard Foreman, L'Ordinaire (1983) d'Alain Francon, La Cruche cassée (1984) et L'Ecole des femmes (1985) de Bernard Sobel. En 1990, elle est plébiscitée pour La Maman et la putain de Jean-Louis Martinelli, pièce pour laquelle elle obtient le Prix de la critique 1990. Ce succès est suivi du Temps et la chambre (1992) de Patrice Chéreau. Elle choisit de s'éloigner des planches quelques années puis elle remonte sur scène en 1998 dans Chaos debout , pièce écrite pour elle par Véronique Olmi et mise en scène par Jacques Lasalle.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Film Français (Le), n° 2390, 21 février 1992
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 479, février 1992
  • Périodique : Studio Magazine, n° 76, juillet/août 1993
  • Périodique : Time Out, n° 1115, janvier 1992
  • Site Internet : Rapide biographie

Récompenses et nominations

  • 1996 - Ours d'argent - Internationale Filmfestspiele (Berlin) - Mon homme - Obtenu
  • 1995 - Meilleure interprétation féminine - The International Thessaloniki Film Festival - Sale gosse - Obtenu
  • 1992 - Meilleure interprétation féminine - Prix Romy Schneider - Merci la vie - Obtenu
  • 1991 - Meilleure interprétation féminine - Prix Arletty - Merci la vie - Obtenu