Albert Dupontel

Personnalité

Interprète, réalisateur, scénariste... : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  11/01/1964 - France - Saint-Germain-en-Laye, Seine-et-Oise

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Philippe Guillaume

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur primaire, Auteur

Biographie

Formation :

Après des études de médecine inachevées, Albert Dupontel suit pendant deux ans les cours d'art dramatique de l'école du Théâtre national de Chaillot (1986-88) sous la direction d'Antoine Vitez, puis fréquente un temps l'école d'Ariane Mouchkine.

Carrière :

Figure du cinéma français, Albert Dupontel s’est imposé par son humour noir, son regard acéré sur la société et une œuvre récompensée à de multiples reprises, notamment pour 9 Mois ferme, Au revoir là-haut et Adieu les cons. Réalisateur, acteur et scénariste, il est reconnu pour ses personnages marginaux, ses satires sociales et son style inimitable.
Comique populaire à la scène et réalisateur à l'univers grinçant, Albert Dupontel va développer son talent dans des registres souvent assez graves, voire inquiétants. Il commence sa carrière d'acteur dans des films aussi divers que Chacun pour toi (1993) de Jean-Michel Ribes, Giorgino (1994) de Laurent Boutonnat ou Un héros très discret (1995) de Jacques Audiard, où il campe avec finesse un militaire homosexuel. S'il débute comme artiste comique, les films qu'il réalise mélangent humour, émotion et violence. Sa vision de la nature humaine est amère et donne naissance à des personnages loufoques et décalés. En témoigne Bernie (1996), dont Albert Dupontel est l'auteur, le réalisateur et l'acteur principal : il tiendra ces trois emplois dans toutes ses réalisations suivantes. Il y joue le rôle d'un orphelin attardé à la recherche de ses parents. La tragi-comédie Le créateur confirme le style adopté par l'auteur réalisateur qui poursuit son activité de comédien et tourne avec Michel Deville dans La maladie de Sachs (1999). En 2001, Gaspard Noé lui offre un rôle dans Irréversible, film-choc à l'univers trouble, sur les thèmes de la violence et de la vengeance. Suivent Le convoyeur (Nicolas Boukhrief, 2003) avec Jean Dujardin et François Berléand, sorte de thriller social, le drame historique Un long dimanche de fiançailles (Jean-Pierre Jeunet, 2003) et Fauteuils d'orchestre, comédie chorale de Danièle Thompson. Il y compose avec brio un pianiste surdoué et désabusé en quête de calme, de liberté et de solitude. En 2005, il repasse derrière la caméra avec Enfermés dehors, sorte de cartoon social ou de "BD filmée", explique-t-il. Il y incarne un SDF dans un hommage déjanté aux Buster Keaton, Tex Avery et autres Monty Python. La même année, il joue le président de la République dans la politique-fiction Président de Lionel Delplanque. En 2006, il interprète, au côté de Benoît Magimel, un officier de l'armée française confronté à l'horreur de la guerre d'Algérie, dans L'ennemi intime de Florent Emilio Siri et est un auteur à succès fascinant Catherine Frot dans Odette Toulemonde, première mise en scène du dramaturge Eric-Emmanuel Schmitt. Après une participation au Paris de Cédric Klapisch (2007) qui réunit de nombreuses stars, il enchaîne quelques-uns de ses rôles les plus marquants : le publicitaire qui saccage sa vie trop bien installée dans Deux jours à tuer (Jean Becker, 2007) ; le cancer qui vient à la rencontre de Jean Dujardin, sa future victime, dans Le Bruit des glaçon (Bertrand Blier, 2009) ; ou l'employé modèle qui, après son licenciement, fait sa révolution avec son punk de frère, Benoît Poelvoorde, dans le road movie social Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern (2011). Il s'agit de la troisième collaboration de Dupontel avec le turbulent duo de cinéastes, après des participations amicales dans Avida (2005) et Louise Michel (2007).
En parallèle, il poursuit son parcours de cinéaste avec Le Vilain (2008) dont il partage l'affiche avec Catherine Frot qui joue sa mère, et Neuf mois ferme (2013) aux côtés de Sandrine Kiberlain. Après ce succès populaire et critique, qui lui vaut le César du meilleur scénario original, Albert Dupontel poursuit son exploration d’un cinéma à la fois burlesque et tragique, où l’humour noir côtoie l’émotion brute. Il enchaîne, en tant qu’acteur, des rôles marquants dans des films comme En équilibre (2014) de Denis Dercourt, où il incarne un cascadeur équestre blessé, et Les Premiers, les Derniers (2015) de Bouli Lanners, road-movie crépusculaire où il campe un chasseur de primes désabusé. En 2016, il revient à la réalisation avec Au revoir là-haut, adaptation du roman de Pierre Lemaitre, fresque flamboyante sur les gueules cassées de la Grande Guerre. Le film, salué par la critique et le public, remporte de nombreux prix, dont les César du meilleur réalisateur et de la meilleure adaptation, confirmant la maturité artistique de Dupontel. Toujours fidèle à une vision grinçante de la société, il signe en 2019 Adieu les cons, comédie dramatique à l’humour acide, où il interprète un fonctionnaire dépressif embarqué malgré lui dans la cavale d’une femme condamnée par la maladie. Le film, marqué par des trouvailles visuelles et une satire sociale mordante, rencontre un immense succès populaire et critique, décrochant sept César, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario original. En parallèle, Dupontel continue d’apparaître dans des rôles secondaires, souvent pour ses amis réalisateurs, comme dans Mon cousin (2020) de Jan Kounen ou Big Bug (2022) de Jean-Pierre Jeunet, où il fait des caméos discrets. En 2023, il retrouve la caméra pour Second tour, une comédie politique où il incarne un candidat à la présidentielle mystérieux, manipulant les apparences et les médias. Le film prolonge son goût pour la satire et l’absurde, tout en abordant les dérives du pouvoir et de la communication contemporaine.

Autres activités :

Albert Dupontel se fait connaître à la télévision au début des années 1990 en présentant ses sketches dans les émissions de Patrick Sébastien. Il se produit sur Canal + dans Sales histoires , une série de sketches au ton décalé et enchaîne logiquement en présentant Sale spectacle à l'Olympia en juin 1992.

Filmographie

Courts métrages

Réalisation

Scénariste

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 488, janvier 2000
  • Périodique : Première n° 350, avril 2006
  • Périodique : Première, n° 237, décembre 1996
  • Périodique : Première, n° 271, octobre 1999
  • Périodique : Première, n° 295, octobre 2001
  • Périodique : Première, n° 326, avril 2004
  • Périodique : Première, n° 341, juillet 2005
  • Périodique : Première, n° 350, avril 2006
  • Périodique : Studio Magazine, n° 117, décembre 1996
  • Périodique : Studio Magazine, n° 145, juin 1999
  • Périodique : Studio Magazine, n° 180, juillet/août 2002
  • Périodique : Studio Magazine, n° 222, avril 2006
  • Site Internet : Site Officiel Albert Dupontel

Récompenses et nominations

  • 2021 - Meilleur réalisateur - César du Cinéma Français - Adieu les cons - Obtenu
  • 2021 - Meilleur Scénario Original - César du Cinéma Français - Adieu les cons - Obtenu
  • 2018 - Meilleur réalisateur - César du Cinéma Français - Au revoir là-haut - Obtenu
  • 2018 - Meilleur Adaptation - César du Cinéma Français - Au revoir là-haut - Obtenu
  • 2014 - Grand Prix - Prix Henri Jeanson - Obtenu
  • 2014 - Meilleur Scénario Original - César du Cinéma Français - 9 mois ferme (Albert Dupontel, 2012) - Obtenu