Jean Collomb

Personnalité

Réalisateur, Assistant opérateur..... années 1960-1980

Nationalité :  France

Naissance :  09/10/1922 - France - Voiron

Décès :  18/02/2013 - France - Paris

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Jean Colomb

État civil :

  • Jean Emptaz-Collomb
  • Jean Eugène Jacques Emptaz-Collomb

Métier : Photographe

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Assistant opérateur, Voix (commentaire), Scénariste, Directeur de production, Cadreur/Opérateur, Auteur, Photographe

Biographie

Formation :

Diplômé de l'Ecole Nationale Professionnelle de Voiron, Jean Collomb devient dessinateur industriel. Il s'installe à Paris où il trouve un emploi d'agent technique au laboratoire cinématographique Eclair d'Epinay. Il y travaille cinq ans au cours desquels il acquiert les techniques de l'image et du son.

Carrière :

Jean Collomb est essentiellement connu pour sa carrière de directeur de la photographie (plus de 180 films). Mais il est aussi l'auteur de nombreuses photographies de tournage de films et de portraits de personnalités du monde artistique. A partir de 1951, il devient directeur de la photographie de courts métrages et travaille aussi bien sur des films publicitaires, qu'industriels ou documentaires. Pour devenir chef-opérateur de longs métrages, il fait ses classes comme second assistant Pierre Montazel dans des films comme Le Feu aux poudres d'Henri Decoin (1956) et Je reviendrai à Kandara de Victor Vicas (1956). Il est ensuite premier assistant caméra photo, notamment sur des films de Maurice Labro et Jean Bastia en Indochine. Parallèlement à sa fonction, il travaille comme photographe de presse pour le magazine de cinéma Cinémonde et pour la revue Paris-Théâtre . Ces deux fonctions lui permettent d'effectuer des reportages sur les plateaux de cinéma. Entre décembre 1952 et mai 1955, il rapporte des photos de tournage de films comme Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry (1953), Madame de... de Max Ophuls (1953) ou encore French Cancan de Renoir (1954). Jean-Pierre Melville (Quand tu liras cette lettre , 1953), Jacques Becker (Touchez pas au Grisbi , 1953), André Hunebelle (Les trois mousquetaires , 1953) ou Georges Rouquier (Sang et lumières , 1953) comptent également parmi les réalisateurs dont il immortalise les tournages. Il réalise aussi de nombreux portraits photographiques d'artistes de la scène et de l'écran au cours de soirées, d'avant-premières ou de reportages spécifiques. Mais c'est le métier de directeur de la photographie qui le passionne. C'est avec le réalisateur Claude-Bernard Aubert qu'il fait ses débuts de chef-opérateur sur le long métrage Les lâches vivent d'espoir en 1961. De 1963 à 1975, il collabore à 18 films de Claude Lelouch. Il signe notamment la photographie d'Un homme et une femme en 1966 (couronné de la Palme d'Or et du prix de la Commission supérieure technique pour la meilleure photographie à Cannes en 1966), L'aventure c'est l'aventure (1971), mais aussi Toute une vie (1973). Outre Lelouch, il tourne aussi avec Abel Gance (Bonaparte et la Révolution en 1971), Claude Pinoteau (La Gifle en 1974), Pierre Granier-Deferre (Adieu Poulet en 1975) ou François Reichenbach (Sex O'Clock USA en 1976). En 1984, il fait don de ses archives de photographe au CNC (Centre National de la Cinématographie). Celles-ci sont conservées par la Cinémathèque française qui a également procédé à leur numérisation.

Autres activités :

Jean Collomb a eu de multiples activités dans la branche cinématographique. Il réalise Les dés sont sur le tapis (1959) et Prière sans visage (1973) qu'il produit également à travers la société Les films des trois couronnes qu'il fonde en 1959. Jean Collomb est président de la commission "prises de vue" à la CST (Commission supérieure de l'image et du son) entre 1987 et 1992. Il enseigne la technique de la lumière dans des écoles de cinéma (au Centre d'étude régional de l'image et du son de Chantilly et dans des écoles privées d'audiovisuel) et anime des stages d'enseignements pour TDI (Télé Diffusion internationale) dans certaines télévisions. En 1994, il cosigne avec Lucien Patry le livre Du cinématographe au cinéma 1985-1995 , un ouvrage sur l'histoire technique du 7e art en France.

Filmographie

Collections liées