Jacques Doillon

Personnalité

Réalisateur, scénariste, interprète... : années 1960-2020

Nationalité :  France

Naissance :  15/03/1944 - France - Paris, Seine

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Jacques Frédéric André Doillon

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Producteur, Monteur, Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Jacques Doillon devient l'assistant monteur de Michel Fano et de Jacqueline Lecompte. En 1966, il travaille sur les films Soy Mexico et Trans Europ Express d'Alain Robbe-Grillet puis comme monteur sur des courts et des longs métrages.

Carrière :

Cinéaste majeur du cinéma français contemporain, Jacques Doillon s’est imposé par son regard singulier sur l’enfance, la famille et les tourments de l’intime, signant des œuvres marquantes telles que Ponette, La Drôlesse ou Rodin, et distingué à plusieurs reprises dans les plus grands festivals internationaux.
Jacques Doillon fait ses premiers pas de réalisateur avec quatre courts-métrages, dont Trial (1968) et On ne se dit pas tout entre époux (1970) sur un scénario de Gébé. Ce dernier signe le scénario du premier long métrage de Doillon, L'an 01 (1972), un film utopiste tiré d'une bande dessinée post-soixante-huitarde. En 1974, avec Les Doigts dans la tête, le réalisateur impose son style : des acteurs amateurs et une histoire simple pour un film authentique sur la jeunesse, apprécié de la critique et du public. En 1975, il réalise Un sac de billes, adaptation du roman éponyme de Joseph Joffo. Trois ans plus tard, il nous offre La Femme qui pleure puis La Drôlesse, un film d'une grande tendresse qui réunit deux laissés-pour-compte qui se créent leur petit monde loin des adultes qui les ont rejetés. Son film suivant, La Fille prodigue (1980), est une œuvre austère sur les rapports incestueux. Jacques Doillon explore la psychologie de ses personnages dans La Pirate (1984) avant de s'intéresser de nouveau aux rapports enfants/adultes dans La Vie de famille (1984). En 1985, La tentation d'Isabelle est centrée sur le drame de la jalousie. L'année suivante, Jacques Doillon met en scène La Puritaine puis, en 1987, L'Amoureuse et Comédie !, films dans lesquels il décortique encore les pensées de ses personnages et met à nu la complexité des rapports adultes/enfants ou parents/enfants, tout comme dans La Fille de quinze ans (1988). Après La Vengeance d'une femme (1989), il réalise Le Petit criminel (1990), l'histoire d'un flic qui se lie d'amitié avec un jeune délinquant. Suivent ensuite Amoureuse (1991), Le Jeune Werther (1992), Du fond du coeur (1994) et Ponette en 1995, film dans lequel Jacques Doillon s'intéresse à une petite fille de quatre ans persuadée qu'elle va retrouver sa mère, morte à la suite d'un accident de voiture. Avec Petits frères (1998), le réalisateur se plonge dans la vie des jeunes de banlieue. Il retrouve sa fille Lou dans Carrément à l'ouest (2000), un marivaudage sans fin dans une chambre d'hôtel. Il y démontre son talent pour capter les débordements affectifs et autres symptômes amoureux. Raja (2002), dépeint la rencontre entre deux êtres que tout oppose, la barrière linguistique, la différence de culture et de classe sociale, une relation passionnée et ambiguë entre un Français désabusé (Pascal Greggory) et une adolescente Marocaine (Najat Benssallem). Après cinq années d'absence, Doillon retrouve les jeux de l'amour et du hasard avec un chassé-croisé de trois personnages un peu perdus dans Le Premier venu (2007). En 2009, Jacques Doillon revient avec Le Mariage à trois, huis clos subtil où un dramaturge vieillissant, son ex-femme et son jeune amant s’affrontent dans un ballet de désirs et de jalousies. Deux ans plus tard, il livre Un enfant de toi (2011), chronique vibrante d’une famille recomposée, où l’intime se mêle à la légèreté du quotidien, porté par la justesse de ses jeunes interprètes. En 2016, Doillon s’attaque à la figure du sculpteur Auguste Rodin dans Rodin, biopic ambitieux emmené par Vincent Lindon, qui explore la création artistique et les tourments amoureux du maître, notamment sa relation passionnelle avec Camille Claudel. Poursuivant sa réflexion sur l’enfance et l’adolescence, il réalise en 2022 CE2, un drame sur le harcèlement en milieu scolaire. Suites aux accusations portées contre son réalisateur par Juliette Godrèche, la sortie en salle de son trente-et-unième long métrage, nominé au Festival du Film Francophone en 2021, est compromise.

Autres activités :

Jacques Doillon interprète le rôle masculin de son film La femme qui pleure . Il met en scène des films pour la télévision : L'arbre (1982), Monsieur Abel (1983) et Pour un oui pour un non (1988).

Filmographie

Longs métrages

Monteur

Producteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Jacques Doillon / Alberto Farassino. - Milan : Ed. Il castoro, 2000
  • Ouvrage : Jacques Doillon : Autorenkino und Filmschauspiel / Anja Streiter. - Berlin : Vorwerk 8, 2006
  • Ouvrage : Jacques Doillon ; [suivi de] La Vengeance d'une femme : entretiens avec Jacques Doillon, Jane Birkin... ; : scénario / Alain Philippon. - Crisnée : Yellow Now, 1991
  • Ouvrage : Jacques Doillon, trafic et topologie des sentiments / René Prédal . - Paris : Ed. du Cerf ; Condé-sur-Noireau : Corlet, 2003
  • Périodique : 24 Images, n° 52, octobre 1990
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 529, février 2004
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 360/361, été 1984
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 466, avril 1993
  • Périodique : Cahiers du cinéma (Les), nº 438, décembre 1990
  • Périodique : Cahiers du cinéma (Les), nº 595, novembre 2004
  • Périodique : Cahiers du cinéma (Les), nº 606, novembre 2005
  • Périodique : Cinéma, n° 246, juin 1979
  • Périodique : Cinéma, n° 314, février 1985
  • Périodique : Cinématographe, n° 100, mai 1984
  • Périodique : Cinématographe, n° 108, mars 1985
  • Périodique : Cinématographe, n° 124, octobre 1986
  • Périodique : Cinématographe, n° 47, mai 1979
  • Périodique : EPD Film, n° 4, avril 1991
  • Périodique : Filmbulletin, n° 216, avril 1998
  • Périodique : Filmcritica, n° 385-386, juin 1988
  • Périodique : Film-Dienst, vol. 51, n° 23, 10 novembre 1998
  • Périodique : Filmmagie, n° 535, octobre 2003
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 172, février 1986
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 86, avril 1975
  • Périodique : Mensuel du Cinéma (Le), n° 5, avril 1993
  • Périodique : Positif, n° 298, décembre 1985
  • Périodique : Positif, n° 404, octobre 1994
  • Périodique : Positif, n° 446, avril 1998
  • Périodique : Positif, n° 484, juin 2001
  • Périodique : Positif, n° 511, septembre 2003
  • Périodique : Première, n° 302, octobre 2003
  • Périodique : Première, n° 327, mai 2004
  • Périodique : Première, n° 327, mai 2004
  • Périodique : Repérages, n° 6, mai 1999
  • Périodique : Revolver, n° 7, septembre 2002
  • Périodique : Revue du Cinéma (La) / Image et Son, n° 396, juillet-août 1984
  • Périodique : Revue du Cinéma (La) / Image et Son, n° 452, septembre 1989
  • Périodique : Séquences, n° 172, mai-juin 1994
  • Périodique : Skrien, n° 224, juin 1998
  • Périodique : Skrien, n° 225, juillet 1998
  • Périodique : Téléciné, n° 177, février 1973
  • Périodique : Visions, n° 38, avril 1986
  • Site Internet : Jacques Doillon (analyse de carrière, biographie)