Robert Rossen

Personnalité

Réalisateur, scénariste, producteur : années 1930-1960

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  16/03/1908 - Etats-Unis - New York, New York

Décès :  18/02/1966 - Etats-Unis - Hollywood, Los Angeles, Californie

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Adaptateur, Auteur de l'œuvre originale, Collaborateur au scénario, Producteur, Acteur

Biographie

Formation :

Dès l'université, Robert Rossen s'intéresse au théâtre. A l'âge de vingt et un ans, il met en scène The Tree de Richard Maibaum puis il dirige à Broadway la pièce antinazie Birth right du même auteur. En 1934, il monte une farce écrite par lui-même, The Body beautiful . La pièce est un succès, et Robert Rossen obtient un contrat à la Warner Bros.

Carrière :

A la Warner Bros, Robert Rossen signe une dizaine de scénarios qui révèlent la qualité de l'écrivain et la solidité de ses constructions dramatiques. Robert Rossen est représentatif de la génération des cinéastes démocrates et libéraux, décidés à exprimer leurs points de vue dans leurs oeuvres. Ainsi, il écrit le scénario de Femmes marquées (1937) de Lloyd Bacon, sur le thème de la prostitution et du racket. Emblématique de ce " cinéma social ", La Ville gronde (1937) de Mervyn LeRoy s'attaque au lynchage pratiqué dans le sud profond des Etats-Unis. Robert Rossen continue sur sa lancée avec Dust be my destiny (1939) de Lewis Sailer et dépeint une Amérique malade où un jeune homme tente de s'arracher à la médiocrité ambiante. Le gangstérisme est largement abordé avec trois scénarios, dont les angles varient : Racket busters (1938) de Lloyd Bacon, The Roaring twenties (1939) de Raoul Walsh et Out of the fog (1941) d'Anatole Litvak. En 1947, Robert Rossen réalise son premier long métrage, L'Heure du crime , un vigoureux film policier. Il se lance alors dans des sujets plus personnels et polémiques et réalise le célèbre Body and soul (1947), dans le sillage du cinéma social. En 1949, Les Fous du roi racontent l'histoire d'un tribun populiste qui, trahissant la confiance des déshérités, instaure une dictature en Louisiane. Ce film lui vaut son premier oscar. Cette série de films politiques est interrompue par la chasse aux sorcières maccarthyste. Le cinéaste quitte alors les Etats-Unis pour tourner en Europe. Il réalise Mambo (1954) en Italie, puis Alexandre le Grand (1955) en Grèce. De retour aux Etats-Unis, il produit, écrit et réalise ses deux derniers films, considérés comme ses chefs-d'oeuvre. En 1961, L'Arnaqueur , film violent et pessimiste, offre à Paul Newman une de ses plus belles compositions. Trois ans plus tard, Lilith marque un nouvelle orientation dans la carrière du cinéaste. Sa volonté de modernisme se traduit dans le choix de ses collaborateurs, nouvelles recrues d'Hollywood. En 1966, il entame son dernier film, Cocoa beach , et décède pendant le tournage.

Filmographie

Courts métrages

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Hollywood directors : 1941-1976 / [et. by] Richard Koszarsky. - Oxford ; New-York : Oxfort University Press, 1977
  • Ouvrage : The films of Robert Rossen / Casty Alan. - New-York : The Museum of Modern Art, 1969
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 177, avril 1966. Jean-Louis Noames & Robert Rossen, "Interview"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 186, janvier 1967
  • Périodique : Cinema, n° 6-7, août 1970. Chris Dark, "Reflections on Robert Rossen"
  • Périodique : Cinema, vol. 4, n° 3, automne 1968
  • Périodique : Film Quarterly, vol. 20, n° 2, hiver 1966-67
  • Périodique : Films & History, vol. 14, n° 1, février 1984. Brian Neve, "Marked woman & They won't forget. The Sxreenwriter and the social problem film, 1936-38 : the case of Robert Rossen at Warner Brothers"
  • Périodique : Films and Filming, vol. 8, n° 11, août 1962
  • Périodique : Films in Review, vol. 13, n° 6, juin-juillet 1962. Henry Burton, "Notes on Rossen films"
  • Périodique : Monthly Film Bulletin, vol. 53, n° 624, janvier 1986. Richard Combs, "The beginner's Rossen"
  • Site Internet : Analyse de la carrière de Robert Rossen

Récompenses et nominations

  • 1961 - Meilleur réalisateur - New York Film Critics Circle Awards - L'Arnaqueur, 1961 - Obtenu
  • 1950 - Meilleur réalisateur - Golden Globes - Les Fous du roi, 1949 - Obtenu
  • 1950 - Meilleur réalisateur - DGA - Directors Guild of America (Los Angeles) - Les Fous du roi, 1949 - Obtenu