Roland Joffé
Personnalité
Réalisateur, producteur, scénariste... : années 1970-2020
Nationalité : Royaume-Uni
Naissance : 17/11/1945 - Royaume-Uni - Londres, Comté de Londres, Angleterre
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Intervenant, Scénariste, Producteur, Acteur, Auteur secondaire, Auteur primaire, Auteur
Biographie
Formation :
Après des études au lycée français de Londres et à l'Université de Manchester où il étudie l'anglais et l'art dramatique, Rolland Joffé obtient un diplôme de théâtre en 1968 et devient metteur en scène du National Théâtre de Laurence Olivier. Il monte alors des prièces de Shakespeare et débute avec des téléfilms pour la BBC à la fin des années soixante-dix avant de réaliser ses premiers longs métrages.Carrière :
Roland Joffé, reconnu pour ses fresques historiques engagées et ses portraits poignants de destins humains, s’est illustré par une filmographie éclectique où se mêlent drame, politique et profonde quête de sens, faisant de lui un cinéaste incontournable des années 1980 et 1990.
Roland Joffé entame une carrière de réalisateur pour le cinéma en 1984, avec succès puisque son premier long métrage, La Déchirure, remporte trois Oscars. Le film est la fresque dramatique d'un Cambodge mutilé après l'invasion de Phnom Penh par les Khmers Rouges, à travers l'histoire d'amitié qui va lier un journaliste américain à son assistant local. Joffé s'impose dès lors comme un cinéaste engagé, désirant avant tout montrer la vérité. Ce même souci lui fait réaliser l'année suivante le bouleversant film Mission, peinture subtile de la conquête et de la domination espagnole sur le Nouveau Monde au XVIIIe siècle. Le film, porté par deux comédiens exceptionnels - Robert De Niro dans le rôle d'un prêtre catholique et Jeremy Irons en mercenaire espagnol - est un chef d'œuvre et reçoit la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1986. Roland Joffé aime à découvrir des univers totalement différents tout en mettant en exergue des destins d'exception. En 1991, La Cité de la joie nous fait découvrir la misère des enfants des rues de Calcutta à travers le parcours d'un chirurgien anglais parti en Inde chercher un sens à sa vie. Dans Les Amants du Nouveau Monde (1991), l'histoire douloureuse d'une jeune femme tombée enceinte pour l'amour d'un pasteur sert de canevas à une peinture de l’Amérique intolérante et puritaine du XVIIe siècle. Le réalisateur abandonne un temps les "films historiques" - le temps de tourner Goodbye lover (1999), comédie dramatique sur le couple et ses difficultés - mais y revient vite avec Vatel. Là encore Roland Joffé se penche sur la misère de l'Homme en ressuscitant la cour de Louis XIV et le plus célèbre cuisinier de l'Histoire que sa trop grande conscience professionnelle poussa jusqu'à la mort. Après Vatel, Roland Joffé se tourne vers un registre radicalement différent avec Captivité (2005), un thriller « torture porn » qui diverge de ses fresques historiques pour plonger dans l’horreur psychologique contemporaine. Ce film, racontant l’enlèvement et la torture d’une jeune top-modèle, illustre le basculement du réalisateur vers des univers plus sombres et dérangeants, malgré un accueil critique majoritairement négatif et un échec commercial. En 2010, Joffé revient à ses thèmes de prédilection avec Au prix du sang (le film ne sortira qu’en 2017), un drame historique situé dans l’Espagne franquiste, qui explore le poids du passé et la foi à travers une quête personnelle. Ce film atteste de son désir constant de mêler histoire et émotion brute. Plus récemment, en 2018, il signe Forgiven, un thriller se déroulant dans le désert marocain où il scrute la complexité du pardon et de la rédemption, reprenant ainsi son goût pour les intrigues humaines fortes et les paysages chargés de symboles.