Carrière :
La carrière cinématographique de Rudolph Maté se divise en deux périodes. Il est tout d'abord chef opérateur d'une grande renommée en Europe comme aux Etats-Unis. Il participe aux grands chefs-d'oeuvre de Carl Dreyer (La Passion de Jeanne d'Arc
, 1928, Vampyr
, 1932) ou de films importants comme Prix de beauté
(Augusto Genina, 1930), Liliom
(Fritz Lang, 1934) et Le Dernier Milliardaire
(René Clair, 1934) avant de se mettre au service des studios américains. Sa technique éprouvée sert de nombreux films, dont To Be or Not To be
(Ernst Lubitsch, 1942) ou Gilda
(Charles Vidor, 1946). Il décide de passer à la réalisation en 1947 et entame une période moins spectaculaire. Ses films noirs ((Dark past
, 1948 ; DOA
, 1949 ; La Fin d'un tueur
, 1949 ; Midi gare centrale
, 1950), tout comme ses westerns (Marqué au fer
, 1950 ; Le Gentilhomme de la Louisiane
, 1953 ; Le Siège de la rivière rouge
, 1954 ; Horizons lointains
, 1955 ; Le Souffle de la violence
, 1955), ne sont pourtant pas dénués de charme. Parmi ces films de série B, on peut encore distinguer Le Gantelet vert
(1952) et ses étonnantes poursuites sur la Côte d'Azur, La Flamme qui s'éteint
(1950), un beau mélodrame. Il tourne quelques péplums à la fin de sa carrière, en Italie : Revak, le rebelle
(1960), La Bataille des Thermopyles
(1962) et Le Corsaire de la reine
(1962), codirigé avec Primo Zeglio.