André De Toth
Personnalité
Réalisateur, scénariste : années 1930-1980
Nationalité : Empire d'Autriche-Hongrie
Naissance : 15/05/1912 - Empire d'Autriche-Hongrie - Makó, Csanád
Décès : 27/10/2002 - Etats-Unis - Burbank, Californie
Identité
Genre : homme
Naturalisation : Etats-Unis
État civil :
- Endre Antal Mihály Sasvári Farkasfalvi Tóthfalusi Tóth
Fonctions : Réalisateur, Réalisateur seconde équipe, Superviseur de la réalisation, Collaborateur à la réalisation, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Producteur exécutif, Producteur, Auteur, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Fils d'un officier des Hussards, André De Toth termine ses études à l'université de droit de Budapest avant de se lancer dans la carrière d'auteur dramatique. Après l'échec de sa première pièce, il découvre le septième art et fait la connaissance du grand chef opérateur Istvan Eiben. André De Toth entre dans l'industrie cinématographique en 1931 en qualité de scénariste, monteur, assistant-réalisateur et occasionnellement acteur. Il écrit et réalise sous le nom de Endre Toth, en 1939 et 1940, cinq films demeurés inconnus en Europe comme aux Etats-Unis. En 1939, il est envoyé comme correspondant d'une maison d'actualité américaine pour filmer l'invasion de la Pologne. En 1940, le jeune réalisateur doit fuir son pays pour l'Angleterre où le réalisateur hongrois Alexander Korda l'engage comme assistant pour Le Livre de la Jungle , Les Quatre Plumes blanches , Le Voleur de Bagdad .Carrière :
En 1943, grâce à Alexander Korda, André De Toth part pour les Etats-Unis et se joint à la communauté hongroise, fortement représentée à Hollywood. Le patron de la Columbia, Harry Cohn, lui confie ses premières réalisations, Passport to Suez (1943) et None shall escape (1944), qui raconte les exactions d'un général nazi victorieux confronté aux habitants de son village natal. Le réalisateur se dirige ensuite vers des films noirs dans lesquels il mélange scènes de fiction et séquences d'actualité. Avec Ramrod (1947), qui laisse le champ libre à l'actrice Veronica Lake, et Last of the Comanches (1952), le réalisateur communique sa vision noire de la réalité grâce à un nouveau genre : le western. En 1953, il réalise le premier film en 3 D, L'Homme au masque de cire , dans le New York de 1900. De retour au western, André De Toth enchaîne avec The Bounty hunter (1954), Tanganyika (1954) et The Indian fighter (1955), où Kirk Douglas tombe amoureux d'une jeune Indienne interprétée par Elsa Martinelli. Autre réussite, Day of the outlaw (1958), un western qui oppose les personnages dans un décor d'étendues neigeuses, dans une atmosphère de mort et de haine. Au début des années 1960, André De Toth part pour l'Europe, tourne en Italie, notamment avec Riccardo Freda (I Mongoli , 1961). Devenu collaborateur de Harry Saltzman, André De Toth remplace au pied levé René Clément pour Play dirty (1968), une oeuvre cynique et amère qui dénonce l'héroïsme militaire, considérée comme l'une des contributions majeures du réalisateur. André De Toth est baptisé Le dernier des quatre . En l'an 2000, il est en effet le seul survivant des quatre borgnes d'Hollywood : Fritz Lang, Raoul Walsh et John Ford et lui-même.Autres activités :
André De Toth est également scénariste. Il écrit tant pour lui que pour ses collègues. Avec Bill Bowers, il est, par exemple, à l'origine du scénario de The Gunfighter , tourné par Henry King. A partir des années 1970, il se consacre à la production et aide de jeunes réalisateurs à sortir de l'ombre. Il met notamment le pied de Ken Russel à l'étrier, alors spécialiste des portraits de compositeurs pour la télévision. A la fin des années 1990, il apparaît dans un documentaire où il exprime sa nostalgie du Hollywood des années 1930-1940 (Forever Hollywood , Arnold Glassman, Todd Mac Carthy, 1999).Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Marié(e) à :
- Veronica Lake - de décembre 1944 à juin 1952 (divorcé, 2 enfants)