Jacques Brel
Personnalité
Chanteur, auteur-compositeur, interprète... : années 1950-1970
Nationalité : Belgique
Naissance : 08/04/1929 - Belgique - Schaerbeek, Brabant
Décès : 09/10/1978 - France - Bobigny, Seine-Saint-Denis
Identité
Genre : homme
État civil :
- Jacques Romain Georges Brel
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Parolier des chansons préexistantes, Compositeur des chansons préexistantes, Interprète des chansons préexistantes, Parolier des chansons originales, Compositeur de la musique originale, Auteur de l'œuvre originale, Interprète des chansons originales, Auteur, Auteur primaire, Auteur secondaire
Biographie
Formation :
Bien avant d'être acteur, Grand Jacques, comme on l'appelait, est un immense auteur et compositeur. Débutée en 1952, sa carrière de chanteur atteint son apogée avec Quand on a que l'amour (1956) pour ne citer que cette chanson. En 1966, pourtant, l'artiste fait ses adieux à la chanson pour ne pas sombrer dans le show-business industriel et se tourne vers le cinéma pour continuer à s'exprimer.Carrière :
Chanteur, auteur-compositeur et comédien d’une intensité rare, Jacques Brel a imposé à l’écran la même sensibilité ardente et le même goût de la liberté que dans ses chansons. De Les Risques du métier à L’Emmerdeur, il s’est illustré par des rôles tour à tour tourmentés, anticonformistes et profondément humains.
Jacques Brel, artiste d'une grande sensibilité et doué d'un très grand humour, trouve tout naturellement sa place dans le monde des acteurs. Après quelques courts-métrages en Belgique, sa carrière débute concrètement en 1967 avec Les Risques du métier d'André Cayatte ; un premier rôle difficile où il campe monsieur Doucet, un instituteur accusé de viol par l'une de ses élèves. Entre incompréhension, colère et recherche de la vérité, Jacques Brel s'en sort à la perfection et illustre ses grandes qualités de jeu. Salué par le public et par la critique, il interprète un anarchiste intellectuel dans La Bande à Bonnot (1968) de Philippe Fourastié. L'année suivante, Edouard Molinaro lui offre un rôle de don juan vif et joyeux dans Mon oncle Benjamin (1969) où, comme dans ses chansons - ce pourrait être " les Bourgeois " -, il s'en prend à l'ordre établi. Après l'anticonformiste, le voici en juge intègre dans Les Assassins de l'ordre (1970) de Marcel Carné. Dans Mont-Dragon de Jean Valère (1970), il est l'antipathique Georges Dormond, ancien cavalier cynique et vengeur, avant de jouer les idéalistes au côté de Lino Ventura dans L'aventure, c'est l'aventure (1971), comédie de Claude Lelouch. Son désir d'expression passe aussi par la réalisation et, en 1971, Jacques Brel signe son premier long métrage, Franz, qu'il interprète avec Barbara : une histoire d'amour tragique entre deux personnes ordinaires, au physique médiocre, perdus par la bêtise humaine. Après son rôle dans Le Bar de la fourche (Alain Levent, 1972) puis une nouvelle mise en scène, Le Far West (1973), il met un terme à sa carrière d'acteur avec un énorme succès : L'Emmerdeur (1973) d'Edouard Molinaro, où il retrouve Lino Ventura. Malade, l'artiste s'exile sur les îles Marquises et ne revient que pour enregistrer un dernier disque, bouclant ainsi une carrière exceptionnelle.