Bourvil
Interprète, humoriste, chanteur... : années 1940-1970
Nationalité : France
Naissance : 27/07/1917 - France - Prétot-Vicquemare, Seine-Inférieure
Décès : 23/09/1970 - France - Paris, Seine
Personnalité
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- André Bourvil
État civil :
- André Raimbourg
- André Robert Raimbourg
Fonctions : Acteur, Producteur, Réalisateur, Artiste, Intervenant, Parolier des chansons préexistantes, Interprète des chansons préexistantes, Auteur
Biographie
Formation :
Inspiré par le nom du village où il commence à chanter (Bourville), André Raimbourg, ancien cultivateur et apprenti boulanger, prend le pseudonyme de Bourvil. De cabaret en attraction de cinéma de quartier, Bourvil travaille son personnage de gentil paysan à partir de 1943. Il prête sa voix à la radio avant de débuter au cinéma en 1945.Carrière :
Bourvil est l’une des figures les plus populaires du cinéma français d’après-guerre, célèbre pour son comique de « Français moyen » et son personnage de naïf tendre, qu’il a progressivement enrichi de rôles dramatiques d’une grande sobriété. Récompensé à Venise pour La Traversée de Paris, il a marqué durablement la comédie française aux côtés notamment de Louis de Funès.
Bourvil apparaît pour la première fois au cinéma dans La Ferme du pendu (1945) de Jean Dréville, film dans lequel il interprète la chanson qui l'a rendu célèbre, " Elle vendait des cartes postales et puis aussi des crayons ". De son sens comique, de sa démarche, de son accent et de son rire " bête ", il tire un personnage de benêt que nombre de réalisateurs vont utiliser. Laveur de carreaux dans Par la fenêtre (1947) de Gilles Grangier, il devient gendarme dans Le Roi Pandore (1949) d'André Berthomieu ou encore valet dans les films de cape et d'épée d'André Hunebelle : Les Trois mousquetaires (1953), Le Bossu (1959) et Le Capitan (1960). Henri-Georges Clouzot est le premier à le sortir de son rôle de " simplet " avec Miquette et sa mère (1949). Sacha Guitry sait le diriger dans Si Versailles m'était conté (1953) et le drame attire Bourvil pour Seul dans Paris (1951) d'Hervé Bromberger. Pourtant, le rire est son atout : Le rire dans la qualité, c'est ce que je voudrais faire, dit-il. Son vœu s'exauce en 1956 avec son interprétation de Français moyen dans La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara pour lequel il obtient le prix d'interprétation au Festival de Venise. Il joue des rôles plus nuancés dans La Jument verte (1959) de Claude Autant-Lara, d'après Marcel Aymé, ou dans Tout l'or du monde (1961) de René Clair. Les années 1960 lui offrent l'occasion de diversifier encore son personnage. S'il fait rire la France entière au côté de Louis de Funès dans les films de Gérard Oury (Le Corniaud, 1964 ; La Grande vadrouille, 1966 ; Le Cerveau, 1968), Bourvil trouve aussi dans ceux de Jean-Pierre Mocky des rôles insolites ou d'illuminés : pilleur d'église dans Un drôle de paroissien (1963), inspecteur naïf dans La Grande frousse (1964), professeur de Lettres parti en croisade contre la télévision dans La Grande lessive (1968), sexologue sauveur de la paix des ménages dans L'Etalon (1969). Commencée par une comédie, la carrière se Bourvil s'achève sur un drame, Le Cercle rouge (1970) de Jean-Pierre Melville, où il interprète l'implacable inspecteur Mattei, illustration du chemin parcouru depuis ses premiers rôles.