Ginette Leclerc

Personnalité

Interprète : années 1930-1980

Nationalité :  France

Naissance :  09/02/1912 - Paris, Seine, France (Paris, Paris, Île-de-France, France)

Décès :  02/01/1992 - Paris, Paris, Île-de-France, France

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Geneviève Menut
  • Geneviève Lucie Menut

Fonctions : Acteur, Auteur

Biographie

Formation :

Ginette Leclerc débute comme modèle pour des cartes postales sur le thème des amoureux. A partir de 1931, elle fait de la figuration dans des films et adopte immédiatement une mine boudeuse et un regard malicieux, comme dans La Dame de chez Maxim's , d'Alexandre Korda. Elle accède peu à peu à des rôles plus importants.

Carrière :

La carrière de Ginette Leclerc - jeune femme brune aux yeux noirs et aux lèvres pulpeuses - est marquée par des rôles de " petites femmes ", au charme coquin, souvent à moitié dénudées : son physique la destine tout naturellement aux rôles de vamp. Après une série de films aux titres évocateurs (L'Hôtel du libre échange , 1934, de Marc Allégret ; Minuit, place Pigalle , id. , de Roger Richebé ; Et moi j'te dis qu'elle t'a fait de l'oeil , 1935, de Jack Forrester), Pierre Chenal lui propose un rôle moins caricatural. Elle incarne alors Romilda à la sensualité insidieuse dans L'Homme de nulle part (1936). C'est Prisons sans barreaux (1937) de Léonide Moguy, qui révèle véritablement son talent : elle est remarquable en détenue au regard pervers et touchant à la fois. En 1938, elle joue Aurélie dans La Femme du boulanger (1938) de Marcel Pagnol, l'épouse infidèle mais tendre de Raimu. Ces deux rôles lui collent l'image de la femme provocante, garce qui sème le malheur autour d'elle. En 1939, elle remporte un franc succès en fille des Flandres dans L'Empreinte du Dieu de Léonide Moguy. Elle nous offre une de ses plus émouvantes compositions dans Le Corbeau (1943) d'Henri-Georges Clouzot : Denise, une femme boîteuse et voluptueuse à la réputation douteuse, est elle aussi victime des agissements du corbeau. Partenaire de grands acteurs, Ginette Leclerc tourne au côté de Jean Gabin dans Le Plaisir (1951) de Max Ophuls, où elle est parfaite en pensionnaire de la maison Tellier, et dans Gas-oil (1955) de Gilles Grangier. En 1968, elle réalise son premier nu intégral dans Goto, l'île d'amour de Walerian Borowczyk. Son dernier film, La Barricade du point du jour (1977), est signé René Richon. Ginette Leclerc n'a pas joui de l'aura de sa contemporaine Viviane Romance, et l'agressivité que laissent supposer ses rôles est pourtant loin de la réalité de la femme sensible qu'elle est.

Autres activités :

Sur les planches, Ginette Leclerc s'illustre notamment dans La Putain respectueuse , et son interprétation comble Jean-Paul Sartre. Pour la télévision, elle tourne dans Maigret et la Jeune Morte (1973) de Claude Boissol et dans Le Système du docteur Goudron et du professeur Plume (1980) de Claude Chabrol. En 1973, elle publie une autobiographie pleine de franchise et de modestie, Ma vie privée .

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Inoubliables ! : visages du cinéma français : 1930-1950 / Olivier Barrot ; Raymond Chirat.- Paris : Calmann-Lévy, 1986
  • Ouvrage : Ma vie privée / Ginette Leclerc.- Paris : La Table Ronde, 1963
  • Ouvrage : Séductrices du cinéma français : 1936-1956 / Françoise Ducout.- Paris : Henri Veyrier, 1978
  • Périodique : Studio Magazine, n° 58, février 1992