Géraldine Pailhas

Personnalité

Interprète : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  08/01/1971 - France - Marseille, Bouches-du-Rhône

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Géraldine Émilie Françoise Pailhas

Fonctions : Acteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Géraldine Pailhas, après avoir rêvé d'être ballerine, débute comme figurante dans Trois places pour le 26 (1988) de Jacques Demy et apparaît dans un clip des Gipsy Kings. Elle enchaîne avec des téléfilms et joue notamment dans un épisode du feuilleton David Lansky , avec Johnny Hallyday.

Carrière :

Géraldine Pailhas, figure discrète mais incontournable du cinéma français, incarne avec une rare justesse la complexité des femmes, naviguant entre drames intimes et comédies populaires avec une élégance et une intelligence qui ont marqué plus de trois décennies de carrière. Son talent, récompensé par un César du meilleur espoir pour La Neige et le Feu et salué dans des rôles aussi variés que ceux de L’Adversaire, Jeune et Jolie ou Tout s’est bien passé, en fait une actrice à la fois exigeante et accessible, toujours en quête de défis.
Comédienne discrète, Géraldine Pailhas a mis du temps à s'imposer tout en alternant en permanence films d'auteur et comédies populaires, ce qui a sans doute contribué à brouiller les cartes. Découverte par Claude Pinoteau, elle fait une entrée remarquée dans le monde du cinéma avec un rôle récompensé par un César du meilleur espoir dans La Neige et le Feu (1990) où elle tient un rôle d'infirmière tiraillée entre deux hommes durant la Seconde Guerre mondiale. En 1991, elle tourne dans Les Arcandiers de Manuel Sanchez puis apparaît l'année suivante dans IP5 : l'île aux pachydermes de Jean-Jacques Beineix, face à un monstre sacré du cinéma français dans son ultime rôle, Yves Montand. Après Tom est tout seul (1993) de Fabien Onteniente et La Folie douce (id.) de Frédéric Jardin, elle décroche un court rôle de femme idéale dans une production hollywoodienne : Don Juan de Marco (1994) de Jeremy Leven, avec Marlon Brando et Johnny Depp. Maurice Pialat lui offre alors son plus beau personnage dans Le Garçu (1995), celui de l'épouse de Gérard Depardieu, qui permet à l'actrice de révéler son intelligence et sa sensibilité. Plutôt que de persévérer dans ce registre dramatique et le cinéma d'auteur, Géraldine Pailhas enchaîne avec une comédie chorale à succès, Les Randonneurs (1997) de Philippe Harel, où, sur les sentiers de randonnée corses, elle est amoureuse du très volage Benoît Poolvoerde. Elle retrouvera Poelvoorde et les autres membres du groupe (Karin Viard, Vincent Elbaz, Philippe Harel) onze ans plus tard pour Les Randonneurs à Saint-tropez (Philippe Harel, 2008). Toujours éclectique, elle enchaîne avec une œuvre d'anticipation réalisée par Cédric Klapisch, Peut-être (1999), où elle partage l'affiche avec Jean-Paul Belmondo (dont elle interprète la future mère...) et Romain Duris. On la remarque ensuite dans L'Adversaire de Nicole Garcia (2002), confrontée à la vie inventée de son mari (Daniel Auteuil) dans ce qui est une variation sur l'histoire tragique de Jean-Claude Romand, et, dans un emploi complètement opposé, en call-girl dépensière dans la comédie Le Coût de la vie (2003), face à Fabrice Luchini et Vincent Lindon. Elle retrouve sa veine dramatique pour Les Revenants (2004), ambitieux film fantastique de Robin Campillo où les morts (dont le mari de Géraldine Pailhas) reprennent leur place parmi les vivants. Une vie à t'attendre (2004), premier film de Thierry Klifa, lui permet d'entamer une collaboration suivie avec le réalisateur qui lui offrira de beaux rôles dans ses comédies dramatiques à personnages multiples (Le Héros de la famille, 2006 ; Les Yeux de sa mère, 2011). Après deux films populaires où elle n'a pas grand-chose à faire (Les Chevaliers du ciel, Gérard Pirès, 2005 ; Le Prix à payer, Alexandra Leclère, 2007), elle se voit confier par un jeune metteur en scène, Vincent Dietschy, le rôle-titre de Didine (2008), comédie douce-amère dont elle est pour la première fois le moteur dans un rôle de gaffeuse, indécise, en quête d'amour. Succès critique, le film - dont elle partage l'affiche avec son compagnon, le comédien-scénariste Christopher Thompson - lui offre la reconnaissance qui jusqu'alors lui faisait défaut. Elle participe ensuite à plusieurs premiers films (dont Bus Palladium de Christopher Thompson, 2010) et retrouve pour Jeune et Jolie (2013) - où elle interprète la mère de la jeune héroïne qui se livre à la prostitution - le cinéaste François Ozon qui lui avait déjà confié une scène dans 5X2 en 2004. En 2021, le public la retrouve au générique d’un film de François Ozon : Tout s’est bien passé (2020). Elle se glisse dans la peau d’une mère de famille confrontée à la maladie de son père, adapté du récit d’Emmanuèle Bernheim. L’actrice y livre une performance sobre et poignante, aux côtés d’André Dussollier et Sophie Marceau. Elle enchaîne, l’année suivante, avec Tendre et Saignant (2019) de Christopher Thompson, où elle retrouve Jean-François Stévenin dans une comédie noire sur les dérives d’un couple en crise. Après quelques rôles pour des séries (OVNI(s) ; Bardot ; Les Saisons), elle partage l’affiche de Baise-en-ville de Martin Jauvat (2024) avec Emmanuelle Bercot et Michel Hazanavicius, confirmant son goût pour les projets ambitieux et variés. En 2025, elle prête sa voix à Augustine Pagnol, mère du célèbre écrivain, pour le film d’animation Marcel et Monsieur Pagnol de Sylvain Chomet.

Autres activités :

Pour la télévision, Géraldine Pailhas a joué dans les téléfilms Un homme à la mer de Jacques Doillon (1993), Château en Suède (Josée Dayan, 2008) ou La Disparition (Jean-Xavier de Lestrade, 2012).

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Première, n° 224, novembre 1995
  • Périodique : Studio Magazine, n° 104, novembre 1995
  • Périodique : Studio Magazine, n° 80, novembre 1993
  • Périodique : Studio Magazine, n° 85, avril 1994
  • Périodique : Studio Magazine, n° 92, novembre 1994
  • Site Internet : Bio, carrière, interviews, liens vers d'autres sites, affiches...

Récompenses et nominations

  • 1992 - Meilleur espoir féminin - César du Cinéma Français - La neige et le feu - Obtenu