Brigitte Lahaie
Personnalité
Interprète : années 1970-2020
Nationalité : France
Naissance : 12/10/1955 - France - Tourcoing, Nord
Identité
Genre : femme
Pseudonyme(s) :
- Brigitte Simonin
État civil :
- Brigitte Lucie Jeanine Vanmeerhaeghe
Fonctions : Acteur, Auteur, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Issue de la petite bourgeoisie lilloise, Brigitte Lahaie vient à Paris à l'âge de dix-sept ans et commence par poser pour des magazines de charme.Carrière :
Icône du cinéma érotique français des années 1970, Brigitte Lahaie a marqué l’écran par sa beauté, son audace et une carrière éclectique qui l’a conduite des films « hard » aux œuvres fantastiques de Jean Rollin, jusqu’à des rôles dramatiques salués par la critique.Devenue actrice de films pornographiques en répondant à une petite annonce, Brigitte Lahaie est à la fin des années 1970 la star française du cinéma érotique qui connaît son âge d'or avant que la vidéo tue son exploitation en salles. Héroïne d'une quarantaine de films entre 1976 et 1980, elle tourne sous la direction des réalisateurs du genre les plus réputés : Gérard Kikoïne (Parties fines, 1977), Burt Tranbaree (alias Claude Bernard-Aubert, les Grandes Jouisseuses, 1978), Francis Leroi (Je suis à prendre, 1978), José Bénazéraf (Anna, cuisses toujours entr'ouvertes, 1979), Frédéric Lansac (Les Petites écolières, 1980). Dans cette période, elle est également l'une des muses de Jean Rollin, réalisateur culte de films érotico-fantastiques produits avec de petits moyens (Les Raisins de la mort, 1977 ; Fascination, 1979 ; La Nuit des traquées, 1980). Le talent de Brigitte Lahaie se résume à une plastique irréprochable et à un certain don pour l'exhibitionnisme. En 1981, sa carrière prend un tournant et s'oriente vers un cinéma plus commercial. Tout en assumant publiquement sa filmographie " hard ", elle suit des cours d'art dramatique et tourne dans des comédies légères et des films policiers (Te marre pas, c'est pour rire, 1981, de Jacques Besnard ; L'Exécutrice, 1985, de Michel Caputo). On la retrouve au côté d'Helmut Berger et de Telly Savalas dans Les Prédateurs de la nuit (1987) de Jess Franco. En 1995, elle effectue une sorte de retour aux sources avec Les Deux orphelines vampires de Jean Rollin. Elle retrouve Rollin, cinq ans plus tard, pour le film La Fiancée de Dracula (2000), confirmant leur complicité cinématographique autour de l’étrange et du fantastique. En 2003, son apparition dans Calvaire de Fabrice Du Welz, film d’épouvante salué par la critique, marque une incursion remarquée dans un registre plus dramatique et moderne ; son jeu sobre et intense y est souvent cité comme référence. En 2020, Brigitte Lahaie opère un retour inattendu au cinéma érotique en jouant dans Une dernière fois (inédit au cinéma), film d’Olympe de G., qui aborde la sexualité féminine en fin de vie avec émotion et audace. Le film, salué pour son parti pris éthique et artistique, offre à Lahaie un rôle troublant et poignant, loin des clichés, et consacre son talent dans un nouvel âge du cinéma adulte. Ce projet marque symboliquement la fin de son parcours devant la caméra, bouclant avec élégance une carrière traversée par l’expérimentation et la liberté créative. Lahaie devient également un visage du cinéma « revival bis », invitée régulièrement dans des festivals célébrant le patrimoine des films érotiques et fantastiques, où elle reçoit des hommages publics qui consacrent son aura et sa contribution à la culture populaire française.