Fanny Cottençon

Personnalité

Interprète, productrice : années 1970-2020

Nationalité :  France

Naissance :  11/05/1957 - Port-Gentil, Gabon, AEF

Identité

Genre : femme

Fonctions : Acteur, Voix (commentaire)

Biographie

Formation :

A l'issue de ses cours au conservatoire d'art dramatique de Versailles puis à l'école de la rue Blanche, à Paris, Fanny Cottençon débute une carrière théâtrale.

Carrière :

Fanny Cottençon, césarisée pour son rôle dans L'Étoile du Nord (1982), incarne depuis quatre décennies l’excellence des seconds rôles au cinéma français, naviguant entre comédies populaires et drames exigeants avec une polyvalence remarquable. Figure discrète mais indispensable du 7 art, elle s’impose comme une complice de choix pour les réalisateurs, des classiques de Pierre Granier-Deferre aux œuvres intimistes de Béatrice Pollet.
Fanny Cottençon fait sa première apparition au cinéma dans un film de Bob Swaim, La nuit de Saint-Germain-des-Prés (1977). Poursuivant sa carrière théâtrale, elle ne revient au cinéma que trois ans plus tard, dans une adaptation des Fourberies de Scapin réalisée par Roger Coggio. Toujours en 1980, elle joue dans deux comédies : Le roi des cons de Claude Confortès et Signé Furax de Marc Simenon. Mais c'est avec L'étoile du Nord de Pierre Granier-Deferre (1981) qu'elle s'impose auprès du grand public, remportant pour son rôle de la touchante Sylvie Baron, le César de la meilleure actrice dans un second rôle. Elle enchaîne avec Tête à claques (1981) de Francis Perrin, une comédie qui remporte un franc succès populaire. Elle se distingue autant dans des interprétations comiques que dans des rôles plus dramatiques comme dans Femmes de personne (Christopher Frank, 1983). Fidèle au théâtre, Fanny Cottençon aime jouer dans des adaptations cinématographiques de pièces telles que Les fausses confidences (Daniel Moosmann, 1984), La folle journée ou le mariage de Figaro (Roger Coggio, 1988) ou A gauche en sortant de l'ascenseur (Edouard Molinaro, 1988). Dans Les clés du paradis de Philippe de Broca (1991), Fanny Cottençon donne la réplique à Gérard Jugnot et Pierre Arditi, dans une comédie sur les rapports fraternels. Puis l'actrice "disparaît" du grand écran pendant plusieurs années. On l'y revoit dans Ça reste entre nous de Martin Lamotte (1997). Si Fanny Cottençon n'est jamais tête d'affiche, elle est une figure incontournable des seconds rôles du cinéma français. Dans le drame Change-moi ma vie (Liria Bégéja, 2000), l'actrice incarne Nadine, une galeriste alcoolique qui emploie Fanny Ardant. La même année elle tourne dans La fille de son père (Jacques Deschamps) où elle est l'épouse adultère de François Berléand. Dans le drame très dur Vivante (Sandrine Ray, 2001), Fanny Cottençon est Marie, une prostituée qui prend en charge une jeune fille meurtrie. Affectionnant le travail des jeunes réalisateurs, l'actrice apparaît dans le premier film de Ilan Flammer, Le Temps d'un regard (2004), sous les traits de Madame Agnès. Jean Becker lui offre en 2006 le rôle d'Hélène, la femme de Daniel Auteuil, dans son Dialogue avec mon jardinier : l'histoire d'un peintre parisien, en froid avec son épouse, qui s'installe à la campagne et retrouve le sens de la vie. Quatre ans plus tard, en 2011, Fanny Cottençon est à l'affiche de Le Jour de la grenouille, drame de Béatrice Pollet. Fanny Cottençon poursuit son parcours éclectique avec le rôle de Chantal dans Les Beaux Jours (2012) de Marion Vernoux, aux côtés de Fanny Ardant et Laurent Lafitte, incarnant une figure maternelle complexe. Elle incarne ensuite la mère de Sidonie dans le drame intimiste À deux heures de Paris (2016) de Virginie Verrier, explorant les relations mère-fille. L'actrice s'illustre dans Moi et le Che (id.) de Patrice Gautier, portant le personnage d'Ingrid aux côtés de Patrick Chesnay, avant de tourner sous la direction de Lou Assous dans Online Billie (2020), comédie sur les dérives des réseaux sociaux. Fidèle à son engagement envers les nouveaux talents, elle collabore à nouveau avec Béatrice Pollet dans Toi non plus tu n'as rien vu (2022), interprétant Émilie Morel aux côtés de Maud Wyler et Géraldine Nakache, dans une réflexion sur une mère infanticide. Ces dernières années confirment son statut de second rôle essentiel du cinéma d'auteur français, alternant compositions graves et légèreté comique avec la même exigence.

Autres activités :

Fanny Cottençon joue pour la télévision dans L'histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut (1978) de Jean Delannoy, L'inspecteur mène l'enquête (1978) de Boramy Tioulong, Désiré Latargue (1979) de Jean-Paul Gallo, Un coeur de marbre (1987) de Stéphane Kurc, Les hommes et les femmes sont faits pour vivre heureux mais pas ensemble (1994) de Philippe de Broca.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cinéma , n° 410, septembre 1987
  • Périodique : CinémAction, n° 44, juin 1987
  • Périodique : Revue du Cinéma, n° 424, février 1987
  • Périodique : Télérama, n° 2412, avril 1986

Récompenses et nominations

  • 1983 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - César du Cinéma Français - L'Etoile du Nord - Obtenu