Barbara Steele
Personnalité
Interprète, productrice : années 1950-2020
Nationalité : Royaume-Uni
Naissance : 29/12/1937 - Royaume-Uni - Birkenhead, Cheshire, Angleterre
Identité
Genre : femme
Fonctions : Acteur, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Barbara Steele débute au théâtre en 1953. Elle interprète notamment Salomé , d'Oscar Wilde.Carrière :
Barbara Steele, icône intemporelle du cinéma fantastique, a marqué l’histoire du septième art par son visage énigmatique et ses rôles de femmes fatales, oscillant entre horreur gothique et audaces cinématographiques. Son héritage, forgé entre l’Italie des années 1960 et Hollywood, reste celui d’une actrice culte, aussi fascinante que mystérieuse.
Avant d'être consacrée reine du cinéma fantastique, Barbara Steele débute dans des films de la Rank Organisation. En mal de rôles, elle quitte les Etats-Unis pour Rome, où elle rencontre le réalisateur italien Mario Bava. Séduit par le visage anguleux de la jeune actrice, celui-ci lui offre le double rôle d'Asa et Katia, dans Le masque du démon (1960). Le film connaît un succès international et révèle cette comédienne aux grands yeux noirs. Dès lors, Barbara Steele devient l'une des stars du film fantastique et d'épouvante italien. Tour à tour sorcière ou vampire, elle joue dans L'horrible secret du docteur Hichcock (Riccardo Freda, 1962), La sorcière sanglante (Antonio Margheriti, 1965) ou encore Le cimetière des morts-vivants (Massimo Pupillo, 1965). Sans se départir de cette allure trouble qui fait sa notoriété, l'actrice tente parfois de sortir de ce genre trop cloisonné grâce à des cinéastes tels que Federico Fellini, qui l'engage pour Huit et demi (1962), ou, plus tard, David Cronenberg pour Frissons (1974) et Jonathan Demme pour Cinq femmes à abattre (1975). Lassée des rôles sanguinaires, l'actrice quitte peu à peu le cinéma pour se tourner vers la télévision. Elle apparaît toutefois dans La petite (1978), de Louis Malle, où elle interprète une prostituée, ainsi que dans La clef sur la porte (id.), d'Yves Boisset. En 1980, elle apparait dans Le silence qui tue (Denny Harris, 1979), confirmant son attachement au genre horrifique. Les années suivantes la voient s’éloigner progressivement des plateaux, mais elle revient en 2015 pour Lost River (Ryan Gosling, 2013), où elle incarne Belladonna, un rôle mystérieux et envoûtant, rappelant son aura des années 1960.