Rupert Everett
Personnalité
Interprète, producteur, scénariste... : années 1980-2020
Nationalité : Royaume-Uni
Naissance : 29/05/1959 - Royaume-Uni - Burnham Deepdale, Norfolk, Angleterre
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Interprète des chansons originales, Auteur
Biographie
Formation :
Fils d'officier, Rupert Everett quitte sa famille à quinze ans pour mener une adolescence itinérante. A Londres, il est stagiaire à la Royal Shakespeare Company , puis prend des cours à la Central School of Speech and Drama . En 1981, il est choisi pour interpréter le rôle de Bennett dans Another country , pièce de Julian Mitchell. Le succès de cette pièce lui permet de poursuivre une carrière de premier plan au théâtre et de travailler pour la télévision.Carrière :
Figure du cinéma européen et international, Rupert Everett s’est imposé par son élégance singulière, son humour subtil et son engagement dans des rôles souvent audacieux, de Another country à The Happy Prince, qui ont fait de lui un interprète incontournable des personnages complexes et raffinés.
Après quelques films passés inaperçus, Rupert Everett s'affirme dans l'adaptation cinématographique de Another country (1983) de Marek Kanievska, où il reprend le rôle d'un jeune homosexuel attiré par le communisme. Son statut de vedette se confirme avec des rôles importants dans Dance with a stranger (1985) de Mike Newell et dans Duo pour un soliste (1986) d'Andrei Konchalovsky. Il devient un acteur culte avec Chronique d'une mort annoncée (1986) de Francesco Rosi, où sa beauté et son élégance crèvent l'écran. Son allure aristocratique et sa trouble sensualité semblent le confiner dans des rôles de dandys et d'homosexuels, d'autant que l'acteur annonce officiellement son homosexualité. Il se perd dans des productions insipides avant de rebondir avec La folie du roi George (1994) de Nicolas Hytner, où, en Prince de Galles paresseux, il révèle un grand sens de l'humour. Par la suite, cet acteur à l'ambition européenne, installé à Paris, conquiert Hollywood avec Le mariage de mon meilleur ami (1996) de P. J. Hogan, dans lequel il confirme son talent pour la comédie. Il est la tête d'affiche d'Un mari idéal (1998) d'Oliver Parker, adaptation d'une pièce d'Oscar Wilde (le réalisateur fera à nouveau appel à lui dans L'importance d'être constant en 2002) ; la même année il tourne dans Le songe d'une nuit d'été (Michael Hoffman). Il partage l'affiche avec Madonna dans Un couple presque parfait (John Schlesinger, 1999), où il incarne une fois de plus un homosexuel, cette fois figure paternelle. En 2003, le réalisateur français Fabien Onteniente lui offre le rôle du déjanté Charles de Poulignac dans People Jet Set 2. On voit Rupert Everett dans le drame Separate Lies (Julian Fellowes, 2003), le film fantastique Stardust, le mystère de l'étoile (Matthew Vaughn, 2006), ou dans la comédie d'action Petits meurtres à l'anglaise (Jonathan Lynn, 2008). Rupert Everett poursuit une carrière cinématographique éclectique, oscillant entre comédies, drames historiques et films d’aventure. Reprenant son rôle de directrice fantasque dans St Trinian’s 2 (VOD) 2009, il s’illustre l’année suivante dans la comédie Oh my God ! (2010) de Tanya Wexler. Familier des séries britanniques et des films qui sortent exclusivement en VOD, Rupert Everett s’aventure néanmoins dans l’univers de Tim Burton en 2015 avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, où il incarne le mystérieux John Lamont. En 2016 il est au générique de la coproduction franco-belge Roseen d’Yvan Le Moine, avant d’officier comme narrateur du documentaire Love, Cecil (Beaton). Sa carrière prend un tournant plus personnel avec The Happy Prince (2016), qu’il écrit, réalise et interprète, livrant une performance bouleversante dans la peau d’Oscar Wilde à la fin de sa vie. On le retrouve également dans le blockbuster historique de Ridley Scott : Napoléon (2003), où il campe le duc de Wellington Arthur Wellesley, vainqueur de Waterloo.