Samuel Le Bihan

Personnalité

Interprète, producteur, scénariste... : années 1970-2020

Nationalité :  France

Naissance :  02/11/1965 - France - Avranches, Manche

Identité

Genre : homme

Fonctions : Acteur, Producteur associé, Réalisateur, Scénariste

Biographie

Formation :

Samuel Le Bihan, adolescent, ne se destine pas particulièrement à la scène. Tout juste envisage-t-il de faire des études de dessin qui le conduiront aux Beaux-Arts. Pourtant, peu avant de démarrer au cours Florent, il s'inscrit à un stage de commedia dell'arte et joue dans des spectacles de rue à Paris, à Vienne et à Venise. Au bout d'un an et demi, il s'envole pour New York afin de suivre en auditeur libre des cours à l'Actors Studio. A son retour à Paris, il passe quatre ans au Conservatoire et entre à la Comédie-Française.

Carrière :

Révélé par sa sensibilité et son intensité dans des œuvres comme Capitaine Conan, Samuel Le Bihan est principalement connu du grand public pour ses rôles marquants dans les comédies populaires, le cinéma de genre et des drames choraux tels que Vénus Beauté Institut, Le Pacte des loups, Les Yeux jaunes des crocodiles ou encore Gueules noires, qui ont fait de lui l'une des figures les plus éclectiques et attachantes du cinéma français.
Samuel Le Bihan fait ses débuts au cinéma dans Promenades d'été (René Féret, 1991), suivi peu après de La Place d'un autre, du même réalisateur (1992), dans lequel il tient le rôle central d'un jeune homme qui sort de dépression en remontant sur scène. Il obtient un rôle au côté d'Emmanuelle Béart dans Une femme française (Régis Wargnier, 1994). Suivent Trois Couleurs rouge (Krzysztof Kieslowski, 1993) et surtout Capitaine Conan (Bertrand Tavernier, 1995), dans lequel son jeune officier cultivé, seul ami de Conan (Philippe Torreton), lui permet d'être nommé au César du meilleur espoir et fait véritablement démarrer sa carrière cinématographique. Viennent ensuite le polar Le Cousin (Alain Corneau, 1997), la comédie Restons groupés (Jean-Paul Salomé, 1998) et les films plus auteuristes A vendre (Laetitia Masson, 1999) et Peau neuve (Emilie Deleuze, 1999) avant que Samuel Le Bihan n'enchaîne une série de succès qui le propulsent parmi les acteurs français les plus en vue de sa génération. C'est d'abord l'amoureux tendre, simple, sauvage, déterminé à rendre heureuse la femme qu'il aime (Nathalie Bay) de Vénus Beauté Institut (Tonie Marshall, 1999) puis le comédien au chômage se prenant au jeu des soirées branchées de la comédie Jet set (Fabien Onteniente, 1999) et enfin le chevalier lancé sur la trace de la Bête du Gévaudan dans le spectaculaire Pacte des loups (Christophe Gans, 2000). L'échec du très violent Total western (Eric Rochant, 2000), où il incarne avec intensité un truand mutique en cavale, annonce pourtant la fin rapide de cette baraka. Comédie sur le foot, 3 zéros (Fabien Onteniente, 2002) n'atteint pas les sommets espérés du box-office. Ni le polar La Mentale (Manuel Boursinhac, 2002), dont il partage la vedette avec Samy Naceri, ni le thriller psychologique A la folie... pas du tout (Laetitia Colombani, 2003), dans lequel il est victime de l'érotomanie d'Audrey Tautou, ni la plongée dans le monde de la boxe thaï qu'est Fureur (Karim Dridi, 2003) ne convainquent réellement. Il tente, sans vraie réussite, l'aventure américaine en participant au film d'époque Le Pont du roi Saint-Louis (Mary McGukian, 2004) mené par Robert De Niro, et en séduisant Andie MacDowell dans le thriller fantastique Le Dernier Signe (Douglas Law, 2005). Son retour en France est difficile et il ne trouve plus les rôles qui semblaient lui être promis même s'il fait partie du casting de l'horrifique Frontière(s) (Xavier Gens, 2007), de la troupe de danseurs de Disco (Fabien Onteniente, 2008) menés par Franck Dubosc, et qu'il campe un truand à l'impressionnant arsenal dans la seconde partie du Mesrine de Jean-François Richet, L'Ennemi public n°1 (2008). Après quatre ans sans tourner, il réapparaît en roi de la nuit menacé dans ses affaires par le flic Roschdy Zem dans l'excellent polar Une nuit (Philippe Lefebvre, 2011) et en intrigant ami d'enfance de Vanessa Paradis dans le délicatement fantastique Cornouaille (Anne Le Ny, id.). En 2013, il s’illustre dans le thriller Voyage sans retour puis (François Gérard), et revient sur le devant de la scène avec un rôle dans l’adaptation de Katherine Pancol, Les Yeux jaunes des crocodiles (Cécile Telerman). Ce drame familial choral, succès critique et public, lui permet de retrouver une exposition significative auprès du grand public. Privilégiant le petit écran, Samuel Le Bihan continue malgré tout d’endosser au cinéma des rôles plus populaires, comme le doublage du personnage de Chick Hicks dans Cars 3 (Brian Fee, 2016), apportant sa voix à l’univers de l’animation. En 2023, il apparaît dans le drame social Gueules noires (Mathieu Turi), qui explore les vies des travailleurs miniers dans une esthétique sombre et réaliste. Son interprétation dans Ma langue au chat (Cécile Telerman, 2022) témoigne d’une capacité à alterner les registres, passant du suspense au drame intimiste avec une aisance qui ne faiblit pas. En 2025, Samuel Le Bihan réalise et scénariste un second court métrage L’Appel de la lune, une fresque animée, poétique et introspective.

Autres activités :

Après un séjour de quatre ans à la Comédie-Française, il demeure très actif au théâtre, où il reprend notamment le rôle de Marlon Brando dans Un tramway nommé désir , qui lui vaut une nomination aux Molières en 1999. En 2011, il a incarné sur scène le réalisateur Victor Fleming dans Hollywood , pièce consacrée au tournage de Autant en emporte le vent , et incarne un colonel anglais préparant l'opération Fortitude durant la Seconde Guerre mondiale dans Mensonges d'Etat (2013). Samuel Le Bihan a également créé une maison de production, Frelon, à travers laquelle il produit aussi bien des films (Exes , Martin Cogito, 2006) que des spectacles, révélant notamment François-Xavier Demaison grâce à Demaison s'envole (2007). A la télévision, il apparaît à ses débuts dans deux épisodes de Maigret . En 2004, il interprète un jeune gestapiste français dans 93, rue Lauriston (Denys Granier-Deferre) et en 2009 tient le rôle-titre de Claude Gueux (Olivier Schatzky, 2009), d'après le roman de Victor Hugo. Parmi ses autres téléfilms, on compte Obsessions (Frédéric Tellier, 2010), En apparence (Benoît d'Aubert, 2011), Le Piège afghan (Miguel Courtois, 2011) et Le Général du roi (Nina Companeez, 2013). Il a également tenu un rôle récurrent dans les deux premières saisons de la série Braquo (2009-2011). Il se consacre à ses tournages et au sport, qu'il n'a jamais vraiment abandonné depuis son enfance (boxe, judo, natation, vélo, musculation, jogging, etc.).

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Studio Magazine, février 1999
  • Site Internet : S. Le Bihan : page d'Ecran Noir avec bio, photos, filmo et fiches films.