Vincent Elbaz

Personnalité

Interprète, réalisateur, producteur, scénariste : 1990-2020

Nationalité :  France

Naissance :  03/02/1971 - France - Paris, Paris

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Vincent Édouard Benjamin Elbaz

Fonctions : Acteur, Producteur associé, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Vincent Elbaz suit trois ans de formation au cours Florent et monte une troupe de théâtre. Il a connu une période d'apprentissage au théâtre dans différentes pièces : L'ouest le vrai (Sam Shepard, 1990-1992), La plaisante aventure (Carlo Goldoni, 1992) et Le bouc (Fassbinder, 1993).

Carrière :

Figure du cinéma français, Vincent Elbaz s’est imposé par son charisme et sa polyvalence, passant avec aisance de la comédie populaire au polar, et de la chronique générationnelle au drame social. Il est principalement connu pour ses rôles dans des succès comme Le Péril jeune, Les Randonneurs, La Vérité si je mens !, L’Assaut ou encore Daddy Cool.
Découvert dans Le péril jeune (Cédric Klapisch, 1993) où il incarne Alain, l'un des jeunes de la "bande", Vincent Elbaz fait de brèves apparitions dans Le plus bel âge (Didier Haudepin, 1994) ou dans Enfants de salaud (Tonie Marshall, 1995). Ce dernier film lui permet d'entamer une réelle carrière d'acteur. Il se "cantonne" d'abord à des rôles légers et comiques comme dans Les randonneurs (Philippe Harel, 1996), La vérité si je mens ! de Thomas Gilou (1996) ou Quasimodo d'el paris (Patrick Timsit, 1998). L'acteur change de registre en incarnant des personnages plus sombres dans Petits désordres amoureux (Olivier Péray, 1997) ou Un pur moment de rock and roll (Manuel Boursinhac, 1998), dans lequel il incarne un toxicomane. Cédric Klapish offre à Vincent Elbaz un premier rôle dans le polar Ni pour ni contre (bien au contraire) (2001), le physique imposant de l'acteur lui permet de camper Jean, grande gueule et bandit séduisant. A nouveau gangster, mais dans le Paris de l'après-guerre, Elbaz est à l'affiche de Rue des plaisirs de Patrice Leconte (2001). Dans la comédie Ma vie en l'air (premier film de Rémi Bezançon, 2004), il incarne un trentenaire incapable de faire de vrais choix de vie mais qui finira tout de même par se dépasser pour gagner l'amour. On retrouve l'acteur dans le rôle étrange du prince Galitch dans Le Parfum de la dame en noir de Bruno Podalydès (2004). Vincent Elbaz tient le premier rôle de J'aurais voulu être un danseur (Alain Berliner, 2005) : il est François Maréchal, un homme qui est irrésistiblement attiré par la danse de claquettes, tout comme l'était son père... Le film n'emballe pas la critique mais le comédien obtient désormais des premiers rôles conséquents. Les réalisateurs continuent de voir en Vincent Elbaz le bandit idéal : Ariel Zeitoun lui confie le rôle du séduisant braqueur Simon dans Le dernier gang (2006), Emma Luchini celui de la petite frappe Ivan dans Sweet Valentine (2008). Son rôle dans Comme les cinq doigts de la main (Alexandre Arcady, 2009) est encore celui d'un personnage marginal, il incarne David Hayoun, l'un des cinq membres d'une fratrie, le "gros dur", le frère "qui a mal tourné". Dans L'Assaut de Julien Leclercq (2010), il est Thierry, un soldat du GIGN en première ligne lors de la prise d'otages des passagers de l'Airbus A300 en 1994. Parallèlement à ses rôles durs et physiques, l'acteur s'illustre dans des comédies où il campe des figures paternelles émouvantes comme dans Tel père, telle fille (Olivier de Plas, 2006) et dans Tellement proches (Eric Toledano, Olivier Nakache, 2008). Il enchaîne avec Comme les cinq doigts de la main (2009) d’Alexandre Arcady, puis s’illustre dans le thriller L’Assaut (2010) de Julien Leclercq, où il campe un membre du GIGN lors de la prise d’otages de l’Airbus A300. En 2010, le public le retrouve la bande de La Vérité si je mens ! dans le troisième opus de Thomas Gilou, reprenant le rôle de Dov Mimran. Il tient ensuite le rôle principal de Je compte sur vous (2015) de Pascal Elbé, inspiré de l’affaire Gilbert Chikli. Il apparaît également dans la comédie Amis publics (id.) d’Edouard Pluvieux et dans Il a déjà tes yeux (id.) de Lucien Jean-Baptiste. Elbaz s’illustre dans Daddy Cool (2016) de Maxime Govare, et dans Tout là-haut (id.) de Serge Hazanavicius, où il partage l’affiche avec Kev Adams. Il participe à la comédie chorale Le Jeu (2017) de Fred Cavayé, ainsi qu’à En liberté ! (2016) de Pierre Salvadori. En 2018, il est à l’affiche de Andy de Julien Weill. Plus récemment, Vincent Elbaz joue dans Mystère (2019) de Denis Imbert, puis dans Le Livre des solutions (2023) de Michel Gondry, ainsi que dans Iris et les hommes (id.) de Caroline Vignal, Vivants (id.) d’Alix Delaporte ou encore Haut les mains (2024) de Julie Manoukian.

Autres activités :

Vincent Elbaz joue également au théâtre. En 2002 et 2007 il est dirigé par John Malkovich.

Filmographie

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cinéma, n° 587, mai 1997
  • Périodique : Première, n° 242, mai 1997
  • Périodique : Première, n° 252, mars 1998
  • Site Internet : Page sur Ecran Noir

Récompenses et nominations

  • 1998 - Meilleure interprétation masculine - Prix Jean Gabin - Obtenu