Feuilletant un fantaisiste livre d'histoire, le réalisateur nous propose quatre sketches rapportant les amours célèbres du passé. A tout seigneur, tout honneur : le premier sketch évoque les amours de Louis XIV et de Madame de Monaco : le Roi Soleil ayant donné un rendez-vous galant à la jeune Madame de Monaco, fut contraint de passer la nuit solitaire, le duc de Lauzun l'ayant enfermé à double tour dans la chambre où devait le rejoindre la belle. Caché dans un coin du palier, le duc savoura sa plaisanterie, assistant aux efforts désespérés dé la belle infidèle - Madame de Monaco était sa maîtresse - incapable d'ouvrir la porte close. Au XIXe siècle, sous Jules Ferry, l'amour, interdit en ménage, l'était, nous dit-on, tout autant ailleurs. C'est ainsi que Jenny de Lacour aimant passionnément l'élégant comte de La Roche préféra le faire vitrioler et le garder aveugle plutôt que de le voir épouser une riche et noble héritière. Une enquête préfectorale habilement menée par le commissaire Massot révèle les desseins criminels de Jenny et la fait condamner à mort. En Bavière, la voluptueuse Agnès Bernauer détourna le jeune prince d'Augsbourg, Albert de Villsterberg, de ses projets matrimoniaux avec la princesse Bertha de Wurtenberg. Fille d'un célèbre barbier, Agnès, d'une beauté capiteuse, se fit épouser par le prince Albert, mais tous les deux subirent les foudres du père d'Albert et moururent noyés. Le dernier sketch évoque la rivalité de deux artistes de la Comédie française : Mademoiselle Raucourt et Mademoiselle Duchesne, courtisées l'une et l'autre par le peu courageux baron de Ronchère.