Pascal Jardin

Personnalité

Auteur, dialoguiste, scénariste : années 1950-1980

Nationalité :  France

Naissance :  14/05/1934 - France - Paris, Seine

Décès :  30/07/1980 - France - Villejuif, Val-de-Marne

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Pascal Jean Olivier Jardin

Fonctions : Assistant réalisateur, Adaptateur, Dialoguiste, Scénariste, Auteur

Biographie

Formation :

Autodidacte radical, Pascal Jardin ne reçoit aucune formation scolaire. Il apprend seul à lire à l’âge de quinze ans, commence à écrire à vingt‑et‑un ans et parvient à vivre de sa plume dès vingt‑cinq ans. Avant de s’imposer comme écrivain, il traverse une succession de métiers modestes — ouvrier papetier, chauffeur de taxi, vendeur de cartes de crédit — qui nourrissent son regard sur la réalité sociale et forgent son tempérament.

À la fin des années 1950, il se tourne vers le journalisme et entre à L’Aurore en 1958. L’année suivante, sa trajectoire s’élargit au cinéma lorsqu’il devient l’assistant de Marc Allégret, participant à la réécriture de plusieurs scènes de Sois belle et tais‑toi, marquant ainsi ses premiers pas dans l’univers du scénario.


Carrière :

Engagé par Bernard Bernheim comme dialoguiste, Pascal Jardin coécrit avec Jean Marsan le scénario et les dialogues de Les Affreux (1959), réalisé par Marc Allégret. Très vite, son talent le fait comparer à Michel Audiard, tant pour la précision de la langue que pour l’énergie de ses répliques. Il s’impose pleinement avec Classe tous risques (1960) de Claude Sautet, œuvre majeure où son sens du dialogue contribue à la force tragique du film.

Auteur inspiré, il prête ensuite sa plume aux films volontiers surréalistes de Charles Gérard, avant de signer le scénario et les dialogues de Les Tribulations d’un Chinois en Chine (1965) de Philippe de Broca. La même année, il offre à Alain Delon des dialogues d’une rare élégance dans Les Félins de René Clément. Dialoguiste d’exception, Pascal Jardin possède cette faculté rare de faire sonner les mots juste, leur donnant une évidence naturelle dans la bouche d’acteurs tels que Jean‑Paul Belmondo, Jean Gabin ou Alain Delon.

Son sens du ton et des sentiments s’exprime également dans les comédies romantiques de la série des Angélique, où il sait conjuguer lyrisme et efficacité narrative. À partir de 1970, il entame une collaboration décisive avec Pierre Granier‑Deferre, donnant naissance à une suite de films majeurs: La Horse (1970), Le Chat (1971), La Veuve Couderc (1971), Le Train (1973) et La Race des seigneurs (1974).

À cette œuvre déjà considérable s’ajoutent encore Borsalino and Co. (1974) de Jacques Deray et Le Vieux Fusil (1975) de Robert Enrico. Par la justesse de ses dialogues et la densité humaine de ses personnages, Pascal Jardin s’impose durablement comme l’un des grands dialoguistes du cinéma français.

Autres activités :

Parallèlement à son travail de dialoguiste et de scénariste, Pascal Jardin développe une œuvre littéraire profondément marquée par l’enfance, la révolte et la blessure intime. Il publie La Guerre à neuf ans (1971), récit d’une violence autobiographique contenue, puis Toupie la rage (1972), avant de livrer Le Nain jaune (1978), œuvre majeure consacrée par le prix de l’Académie française, dans laquelle il affronte sans détour les origines, les silences et les zones d’ombre de son histoire familiale.

Ce livre, d’une lucidité implacable, apparaît comme l’aboutissement d’un parcours d’homme et d’écrivain tendu entre colère, ironie et quête de vérité. Deux ans plus tard, Pascal Jardin meurt en 1980, à l’âge de quarante‑six ans. Disparition prématurée d’un auteur incandescent, dont l’écriture — qu’elle prenne la forme du dialogue cinématographique ou du récit intime — n’aura cessé de chercher une parole juste, libre et sans compromis

Filmographie

Longs métrages

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