Angélique a perdu à la guerre son second mari, le brave maréchal de Plessis-Bessières. Elle consacre son second veuvage à l'éducation de ses enfants. Le roi la mande à Paris pour une mission extraordinaire. « J'irai pas », dit-elle. Elle y va. Il s'agit de convaincre par n'importe quel argument l'ambassadeur du roi de Perse de signer un traité avec la France. « J'irai pas », dit Angélique. Elle y va. et manque de n'en pas revenir. Mais, alerté par le subtil Desgrez, âme damnée du lieutenant-général de la police, un beau prince hongrois la délivre. Le traité sera signé. Et le petit shah (c'est-à-dire l'envoyé d'icelui) réclame Angélique en cadeau. Le bon Colbert sauve provisoirement la situation en la proclamant favorite royale aux yeux de toute la Cour. Le roi, qui en est amoureux, voudrait bien que ce soit vrai. Pas là Montespan qui, dans sa jalousie,, offre à la jolie une chemise vitriolée. La jolie échappe, bien sûr. Et, suivant la piste du poison, parvient naturellement jusqu'à la Voisin. Occasion d'assister à la fameuse messe noire de la Montespan. Qu'elle interrompt, cela va sans dire, car elle a un bon petit coeur. De retour à son domicile, elle apprend que son cher époux, Geoffroy de Peyrac, n'est pas mort du tout, et qu'il doit se cacher dans le Midi. « J'y vais », dit-elle. Et elle n'y va pas. Car, dans la nuit, un assassin la guette. Mais une ombre surgit : Peyrac qui, comme par hasard, remontait de la Côte pour voir dormir sa femme. Le bruit éveille la mignonne, mais Peyrac disparaît. Noble coeur, il ne veut pas que sa femme partage sa vie proscrite. « J'y vais », dit-elle. Et, cette fois, elle y va.
Genre :
Fiction
Genre(s) précis :
,
Forme de l'oeuvre adaptée :
Roman
Date de tournage :
02/08/1965
Note générale
CNC : Il existe une version remontée en 1977 en deux époques des 5 films avec le personnage d'Angélique sortie entre 1964 et 1968, non déposée au CNC.