Michèle Mercier
Personnalité
Interprète : années 1950-2010
Nationalité : France
Naissance : 01/01/1939 - France - Nice, Alpes-Maritimes
Identité
Genre : femme
État civil :
- Jocelyne Yvonne Renée Mercier
Fonctions : Acteur, Créateur des costumes, Auteur, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Petit rat à l'opéra de Nice à partir de 1947, Michèle Mercier rejoint les ballets de la Tour Eiffel en 1954. Elle rencontre Denys de La Patellière qui lui donne son premier rôle au cinéma : dans Retour de manivelle (1957), elle joue une femme de chambre au côté de Michèle Morgan.Carrière :
Michèle Mercier, icône du cinéma français des années 1960, reste à jamais associée au rôle d’Angélique, marquise des anges, une héroïne flamboyante qui a marqué l’histoire du cinéma populaire. Entre glamour, audace et mélodrame, son parcours incarne l’éternel défi des actrices prisonnières de leur succès.
Le plus souvent, la beauté pulpeuse de Michèle Mercier lui procure des rôles de femme légère. Léonide Moguy en fait la vedette de Donne-moi ma chance (1957), Robert Lamoureux celle de La Brune que voilà (1960). Elle joue en France pour François Truffaut, Jean-Pierre Melville, Jacques Deray, puis en Italie pour Luigi Zampa (Les Années rugissantes, 1963) et Dino Risi (Les Monstres, id.). Dans ce dernier film, il faut la voir tromper son mari, pendant que celui-là reste figé devant son poste de télévision, pour apprécier son talent de comédienne. Pourtant, la postérité ne retiendra qu'un seul rôle de la carrière de Michèle Mercier : la saga costumée et mélodramatique des Angélique de Bernard Borderie, déclinée en cinq films de 1964 à 1967 (Angélique, marquise des anges, Merveilleuse Angélique, Angélique et le Roy, Angélique et le Sultan, Indomptable Angélique). Elle y campe une courtisane de roman-feuilleton assez audacieux pour l'époque. Fables érotico-historiques, les Angélique remportent un immense succès populaire jamais démenti qui fait de Michèle Mercier une des dernières grandes stars du cinéma français. Par la suite, elle tente sans succès de changer d'image. Elle se teint en brune et se coupe les cheveux, cherchant à diversifier ses rôles : on la voit en aventurière aux côtés de Charles Bronson et Tony Curtis dans Les Baroudeurs (Peter Collinson, 1969), puis en productrice et actrice d’une comédie satirique, Macédoine (Jacques Scandelari, 1970), qui ne rencontre pas le succès escompté. Elle incarne Emma Hamilton dans Les Amours de Lady Hamilton (Christian-Jacque, 1968), mais le film ne confirme pas son statut international. Ses apparitions se font plus rares : Le Viagier (1971) de Pierre Tchernia, L’Appel de la forêt (1972) de Ken Annakin, ou encore Scandale à Rome (1971) de Carlo Lizzani. Malgré quelques incursions dans des registres variés, comme la comédie (Une veuve en or, 1969) ou le film d’horreur (Edgar Poe chez les morts-vivants, 1971), elle ne parvient pas à effacer l’empreinte d’Angélique. Après 1972, elle disparaît presque des écrans, ne revenant que ponctuellement pour des rôles secondaires, comme dans Jeans Tonic (Michel Patient, 1983) ou La Rumbera (Pietro Vivarelli, 1998). Son dernier film notable, Celles qui aimaient Richard Wagner (Jean-Louis Guillermou, 2009), passe inaperçu.