Jean Rochefort

Personnalité

Interprète, réalisateur, scénariste : années 1950-2010

Nationalité :  France

Naissance :  29/04/1930 - France - Paris, Seine

Décès :  09/10/2017 - France - Paris, Paris, Ile-de-France

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Jean Raoul Robert Rochefort

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Voix (doublage), Voix off, Scénariste, Voix (commentaire), Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Jean Rochefort prend des cours d'art dramatique au Centre de la rue Blanche puis au Conservatoire national supérieur d'art dramatique. Il intègre la compagnie Grenier-Hussenot en 1953 et débute une carrière théâtrale, tout en acceptant des rôles mineurs ou même de figuration pour le grand et le petit écran.

Carrière :

Jean Rochefort est toutefois repéré par Philippe de Broca qui lui donne un second rôle consistant dans son film de cape et d'épée Cartouche (1961), avec Belmondo dans le rôle titre. Le jeune acteur se contente d'abord de jouer les faire-valoir, comme l'ami fidèle dans la série des Angélique de Bernard Borderie (1964-1966), ou le flegmatique valet de Jean-Paul Belmondo dans Les Tribulations d'un Chinois en Chine (Philippe de Broca, 1965). Mais il quitte peu à peu le rang des comédiens typés et développe son propre personnage. Jean Rochefort laisse alors éclater la puissance et la diversité de ses compositions et obtient des rôles de plus en plus consistants, dirigé par les plus grands réalisateurs du moment. Un regard à la fois triste et ironique, une moustache noire barrant un visage osseux, une élégance naturelle, une froideur apparente et une fantaisie de tous les instants font de Jean Rochefort un des acteurs les plus populaires, et les années 70 lui offrent des rôles d'anthologie. Il est au casting des films d'Yves Robert, Le Grand Blond avec une chaussure noire (1972) et Le retour du Grand Blond 1974), et joue de grands seconds rôles pour Molinaro, Labro, Audiard, Chabrol, Tavernier. Celui-ci le dirige dans Que la fête commence (1974) et le rôle de l'abbé Dubois vaut à Rochefort le César du Meilleur second rôle. S'ensuivent une pléiade de comédies à gros succès, où l'acteur est enfin tête d'affiche : Un éléphant ça trompe énormément suivi de Nous irons tous au paradis d'Yves Robert (1976 et 1977), Le Cavaleur (Philippe de Broca, 1978) ou encore Courage fuyons (Yves Robert, 1979). Mais Jean Rochefort prend soin de ne pas se cantonner au seul registre comique et endosse des rôles plus sombres. Il est ainsi le commandant de navire atteint d'un cancer dans Le Crabe-Tambour de Schoendoerffer en 1977 et récolte en prime le César du Meilleur acteur. Les années 80 confirment les choix de l'acteur pour des rôles dramatiques, ce qui donne une envergure nouvelle à sa carrière. Presque tous les films où Rochefort est à l'affiche sont des "cartons". Dans Un étrange voyage d'Alain Cavalier (1980), Jean Rochefort campe peut-être l'un de ses plus beau rôle, lors d'une quête quasi initiatique entre un père et sa fille, le long d'une voie ferrée entre Troyes et Paris. Puis il s'essaye au polar dans Un dimanche de flics (Michel Vianey, 1982), où avec Victor Lanoux ils sont deux commissaires aux prises avec la mafia après avoir cédé à la tentation de garder pour eux le butin d'une saisie. L'année suivante il tourne dans la comédie dramatique L'ami de Vincent (Pierre Granier-Deferre), avec son complice de toujours Philippe Noiret ; le réalisateur filme une étrange amitié où Vincent (Jean Rochefort) ne s'avère pas être l'ami sans histoire que croit connaître Albert (Philippe Noiret). Nouveau très grand rôle pour l'acteur dans le Tandem de Patrice Leconte (1986), il y campe - avec cette classe qui n'appartient qu'à lui - un modeste animateur radio qui bourlingue chaque jour de ville en ville, dont son métier est toute sa vie, mais dont l'émission est en passe d'être supprimée. Il joue à nouveau devant la caméra de Leconte en 1990 dans la comédie dramatique Le marie de la coiffeuse . La collaboration avec le réalisateur ne s'arrête pas et ce seront les succès populaires des Grands Ducs (1995) où Rochefort fait le pitre avec Phillippe Noiret et Jean-Pierre Marielle - en même temps qu'il aborde une réflexion sur la vieillesse, du film d'époque Ridicule (1995), et de L'Homme du train (2001) où il vit une étrange amitié avec Johnny Hallyday. Entre deux films pour Leconte, Rochefort reste fidèle à Yves Robert et joue une dernière fois pour le cinéaste dans Le Bal des casse-pieds (1991). En 1992 il est un tueur à gages vieillissant dans Cible émouvante , le premier film de Pierre Salvadori (1992). Éminemment curieux et touche-à-tout, Jean Rochefort n'entend pas prendre sa retraite et prend la peine de découvrir les univers de nouveaux réalisateurs, il joue ainsi dans le premier film de Philippe Lioret Tombés du ciel (1993), une comédie où l'acteur se retrouve coincé dans la zone internationale de l'aéroport de Roissy, là où vit tout un monde de marginaux attachants. En 2000 il est au casting du Placard de Francis Veber, campant Kopel, le cynique patron de François Pignon. Durant la décennie 2000, Jean Rochefort surprend par des collaborations avec la "nouvelle" génération, il endosse des rôles décalés comme dans Rrrrrrr !!! d'Alain Chabat (2003) où il joue Lucie, la femme préhistorique !, ou dans Akoibon (2004) d'Edouard Baer où il incarne Chris Barnes, une ex-figure de la jet-set des années 60-70. Il tient des seconds rôles plus classiques dans les polars Ne le dis à personne de Guillaume Canet (2005) et La Clef de Guillaume Nicloux (2006). Samuel Benchetrit lui donne le rôle d'un ex-braqueur reprenant du service dans son étrange J'ai toujours rêvé d'être un gangster (2007). Puis les apparitions de Jean Rochefort se font plus rares au cinéma ; en 2011 il campe un petit rôle dans Astérix et Obélix au service secret de sa majesté de Laurent Tirard.

Autres activités :

Depuis les années 50, Jean Rochefort est un habitué des planches des théâtres. Il apparaît également dans de nombreuses réalisations pour la télévision. On se souvient de lui, animant l'émission Winnie l'Ourson durant les années 80 sur FR3. Passionné d'équitation, il possède un haras et commente les épreuves d'équitation des J.O. pour France Télévisions depuis 2004.

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Voix (doublage)

Réalisation

Scénariste

Récompenses et nominations

  • 1999 - César d'honneur - César du Cinéma Français - Obtenu
  • 1978 - Meilleure interprétation masculine - César du Cinéma Français - Le Crabe-Tambour - Obtenu
  • 1976 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - César du Cinéma Français - Que la fête commence - Obtenu

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