Robert Parrish

Personnalité

Réalisateur, monteur, interprète : 1920-1990

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  04/01/1916 - Columbus, Géorgie, États-Unis

Décès :  04/12/1995 - Southampton, New York, États-Unis

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Scénariste, Producteur, Monteur, Assistant monteur, Monteur son, Conseiller technique, Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Elevé à Hollywood, Robert Parrish est adolescent lorsqu'il fait de la figuration (il est notamment un des gamins qui jouent à la sarbacane dans les Lumières de la ville , 1931, de Charlie Chaplin). Il passe par tous les métiers du cinéma et est engagé dans l'équipe de John Ford en 1933.

Carrière :

En 1951, Robert Parrish dirige son premier long métrage de fiction, Cry danger , une intrigue policièrere. Jusqu'en 1955, il est sous l'influence de John Ford. Il privilégie l'aventure mais ne parvient pas à la même réussite qu'avec son premier film. Parrish n'aime pas le cinéma centré sur l'action ; il préfère les histoires romanesques à condition qu'elles se focalisent sur le portrait du héros ou de l'héroïne. Par la suite, il donne de l'épaisseur à ses personnages et un ton très personnel à ses réalisations. Que ce soit dans Purple plain (1955) avec Gregory Peck, une histoire d'amour multiraciale sur fond de guerre, dans l'Enfer des Tropiques (1957) avec Rita Hayworth et Robert Mitchum ou dans l'Aventurier du Rio Grande (1959), l'univers désenchanté et pessimiste des films de Parrish place le cinéaste en marge du cinéma hollywoodien de l'époque. Proche du cinéma d'auteur, il pâtit de l'autorité de ses producteurs : nombre de ses films sont mutilés au montage. Parrish prend ses distances avec la Mecque du cinéma américain et part vivre en Angleterre. Son indéniable talent de conteur ne se dément jamais par la suite. Il réalise quelques films très aboutis dont A la française (1962) avec Jean Seberg et Stanley Baker et les Brutes dans la ville (1971).

Autres activités :

Robert Parrish est un remarquable technicien du cinéma. Il officie d'abord en tant que preneur de son puis comme assistant monteur dans la bande de John Ford (la Piste des Mohawks , 1939, et les Raisins de la colère , 1940). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il réalise le montage et participe au tournage de deux documentaires remarquables : la Bataille de Midway (1942) et Pearl Harbour (1945). Il est choisi pour réaliser l'installation du matériel cinématographique nécessaire au procès de Nuremberg. Il devient ensuite l'un des monteurs les plus convoités d'Hollywood. Body and Soul et All the king's men de Robert Rossen lui valent respectivement un Oscar et une nomination pour le meilleur montage. En 1980, il publie un livre de souvenirs sur les premières années de sa carrière, J'ai grandi à Hollywood .

Filmographie

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Hollywood doesn't live here anymore / Robert Parrish.- Boston ; Toronto : Little, Brown & C°, 1988
  • Ouvrage : J'ai grandi à Hollywood / Robert Parrish.- Paris : Stock Cinéma, 1980
  • Périodique : American Film vol 10 n° 9, juillet-août 1985
  • Périodique : Film Dope n° 50, avril 1994
  • Périodique : Positif n° 105, mai 1969
  • Périodique : Positif n° 410, avril 1995

Récompenses et nominations

  • 1948 - Meilleur montage - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Body ans soul - Obtenu