Laurence Ferreira Barbosa

Personnalité

Réalisatrice, scénariste, interprète... : années 1980-2010

Nationalité :  France

Naissance :  27/02/1958 - France - Versailles, Yvelines

Identité

Genre : femme

Pseudonyme(s) :

  • Laurence Ferreira

État civil :

  • Laurence Marguerite Marie Ferreira Barbosa

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Adaptateur, Directeur de casting, Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Après des études universitaires de cinéma à Paris, Laurence Ferreira-Barbosa est assistante réalisatrice sur plusieurs courts-métrages et documentaires.

Carrière :

Figure singulière du cinéma français, Laurence Ferreira Barbosa s’est imposée par son regard sensible sur l’inadaptation, l’adolescence et les identités plurielles, révélant de nombreux talents à travers des œuvres saluées comme Les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, La Vie moderne ou Tous les rêves du monde. Sa filmographie, récompensée dans de nombreux festivals, se distingue par la justesse de ses portraits et l’originalité de sa narration.
Laurence Ferreira-Barbosa réalise trois courts-métrages primés dans différents festivals et obtient quelques rôles d'actrice. Son premier long métrage, Les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel (1993), est salué par la critique et lance les carrières de Valéria Bruni-Tedeschi et Melvil Poupaud. L'inadaptation et la quête d'anticonformisme sont les traits principaux des personnages de la cinéaste qui s'attache à la dimension romanesque d'existences ordinaires. On retrouve les mêmes thèmes dans J'ai horreur de l'amour (1996), où un médecin est confronté à un patient hypocondriaque et un autre, séropositif, qui refuse de se battre. Ces aventures du quotidien se répètent avec le même charme dans La Vie moderne (1999), qui raconte trois histoires parallèles tout en juxtaposant les genres : polar, comédie dramatique et chronique adolescente. Emotions et sentiments, absence de psychologisme, narration fluide et non linéaire : telles sont certaines des caractéristiques du cinéma de Laurence Ferreira-Barbosa. En 2003, elle adapte Ordo au cinéma d'après l'œuvre de Westlake avec Roschdy Zem dans le rôle de l'officier et Marie-Josée Croze dans celui de la femme métamorphosée. Elle retrouve le monde de l'adolescence et de la crise d'identité avec Soit je meurs, soit je vais mieux en 2007. En 2016, Laurence Ferreira Barbosa revient avec Tous les rêves du monde, une comédie dramatique franco-portugaise qui marque une étape importante dans son œuvre. Le film suit Pamela, une adolescente portugaise de deuxième génération née en France, incarnée par la révélation Paméla Ramos. À travers ce portrait intime, la réalisatrice explore avec sensibilité les contradictions identitaires, les échecs personnels et les premiers émois amoureux, renouant avec sa prédilection pour les récits d’adolescence et de quête d’identité.

Autres activités :

Elle scénarise quelques films dont L'Ennui (1998) et Feux rouges (2003) de Cédric Kahn.

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Dictionnaire du jeune cinéma français : les réalisateurs [Dictionnaire] / Sous la direction de Christophe Chauville; Stéphane Kahn, Luc Lagier, Valérie Hamon-Rivoallon,...[et al.]. - Paris : SCOPE, 19
  • Ouvrage : Les enfants de la liberté : le jeune cinéma français des années 90 / Claude-Marie Trémois. - Paris : Ed. du Seuil, 1997 .
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 432, mai 1994
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 473, novembre 1993
  • Périodique : Positif, n° 393, novembre 1993
  • Périodique : Studio Magazine, n° spécial, décembre 1993

Récompenses et nominations

  • 1994 - Meilleur réalisateur pour une première oeuvre - César du Cinéma Français - Les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel - Nominé