Patrick Timsit

Personnalité

Interprète, humoriste, réalisateur... : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  15/07/1959 - France - Alger, Alger, Algérie

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Adaptateur, Collaborateur au scénario, Auteur

Biographie

Formation :

Avant d'embrasser la carrière de comédien, Patrick Timsit travaille dans l'immobilier. En 1982, il devient humoriste et se produit dans les plus grands cabarets et cafés-théâtres parisiens.

Carrière :

Patrick Timsit, figure incontournable du cinéma français, a marqué plusieurs générations par son talent de comédien caméléon, oscillant entre comédie populaire et rôles dramatiques exigeants, tout en s’imposant comme un pilier du burlesque et du second degré. Son parcours, jalonné de nominations aux César et de succès publics, reflète une carrière aussi éclectique qu’attachante.
Patrick Timsit se fait connaître au cinéma en proposant son personnage de comique caustique sous ses airs tendres et joufflus. Après toute une série de petits rôles, son talent pour le burlesque s'impose dans La Crise (1992) de Coline Serreau, où il joue un SDF gaffeur et attachant. Ce personnage de Michou lui vaut une nomination au César du second rôle. Il enchaîne les succès comiques, composant un colérique homme d'affaires dans le très familial Un Indien dans la ville (1994) d'Hervé Palud et se dédoublant en banquier le jour/travesti particulièrement exubérant la nuit pour Pédale douce (1995) de Gabriel Aghion, avec une nomination au César du meilleur acteur à la clé. Il en obtient une autre l'année suivante pour un rôle très différent, informateur d'un flic dans le polar Le Cousin (Alain Corneau, 1997). Il endosse ainsi coup sur coup plusieurs rôles dramatiques plébiscités par la critique, que ce soit le client machiavélique et manipulateur d'un psychiatre dans Passage à l'acte (Francis Girod, 1995) ou comédien au grand cœur de la troupe de Molière dans Marquise (Véra Belmont, 1997). Il n'abandonne pas pour autant la comédie, que celle-ci soit impertinente (Paparazzi, Alain Berbérian, 1998) ou consensuelle (Le Prince du Pacifique, Alain Corneau, 2000). Il passe à la réalisation avec une comédie justement, Quasimodo d'El Paris (2000), adaptation loufoque de Notre-Dame de Paris dans laquelle il s'offre le rôle du bossu. Si le film rencontre le succès, il n'en sera pas de même des deux autres mises en scène de Timsit, Quelqu'un de bien (2002), comédie autour de deux frères (Timsit et José Garcia) se réconciliant à l'occasion d'une greffe, et L'Américain (2005), improbable histoire de quartier français se proclamant Etat américain menée par Thierry Lhermitte et Lorant Deutsch. Ses films en tant qu'acteur eux aussi sont boudés par le public, que ce soit la comédie signée par un autre comédien (Richard Berry) qu'est L'Art (délicat) de la séduction (2001) ou Rue des plaisirs (2002), film en costumes de Patrice Leconte dans lequel il est le protecteur et le soupirant sans espoir d'une belle prostituée incarnée par Laetitia Casta. Un fil à la patte (Michel Deville, 2005), d'après Feydeau, Incontrôlable (Raffy Shart, 2006), porté par Michael Youn, ou Par suite d'un arrêt de travail... (Frédéric Andréi, 2008) passent inaperçus. Le flop du remake de L'Emmerdeur (2008) signé Francis Veber - adaptation de la pièce de Veber dans laquelle Timsit et Richard Berry avaient pourtant triomphé de longs mois durant sur scène - incite l'acteur à mettre sa carrière à l'écran entre parenthèses. Il ne réapparaît que quatre ans plus tard dans deux comédies à succès : s'il n'a qu'un personnage secondaire dans Sur la piste du Marsupilami (Alain Chabat, 2012), il partage avec Richard Anconina la tête d'affiche de Stars 80 (Frédéric Forestier, Thomas Langmann, 2012) où il organise une triomphale tournée de chanteurs des années 80. Il partage avec un autre chanteur de cette époque, Dave, la vedette du tendre Une chanson pour ma mère (Joël Franka, 2012). Après une courte pause, Patrick Timsit revient au cinéma en 2015 avec La Dream team (Thomas Sorriaux), où il incarne un agent de footballeur confronté à une crise familiale. Il enchaîne avec Marie-Francine (Valérie Lemercier, 2016), comédie sociale où il donne la réplique à Valérie Lemercier, puis retrouve l’univers musical avec Stars 80, la suite (Thomas Langmann, 2016). En 2020, il apparaît dans Poly (Nicolas Vanier, 2019), film familial où il joue le rôle d’un maire de village, avant de se glisser dans la peau d’un frère en crise existentielle dans Frère et sœur (Arnaud Desplechin, 2021), drame acclamé par la critique. Il poursuit sur le registre comique avec Sexygénaires (Robin Sykes, 2022), où il forme un duo détonant avec Thierry Lhermitte, puis dans Tombés du camion (Philippe Pollet-Villard, 2023), comédie populaire où il campe un marin bourru. En 2024, il rejoint Gérard Darmon et Valérie Lemercier dans Aimons-nous vivants (Jean-Pierre Améris), comédie dramatique sur le droit à mourir dans la dignité. Enfin, il revient en famille avec À la poursuite du Père Noël ! (James Huth, 2025), où il incarne un père confronté aux caprices de sa fille.

Autres activités :

Alors qu'il avait débuté sur scène en one man show, Patrick Timsit a arrêté ce type de spectacle en 1993 avant d'y revenir triomphalement en 2007. Au théâtre, il a joué plusieurs centaines de fois L'Emmerdeur de Francis Veber (2005-2008) et a mis en scène la comédie musicale Les Aventures de Rabbi Jacob (2008) d'après le film de Gérard Oury.

Filmographie

Courts métrages

Réalisation

Longs métrages

Collaborateur au scénario

Adaptateur

Dialoguiste

Réalisation

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 534, avril 1999
  • Périodique : Première, n° 229, avril 1996
  • Périodique : Première, n° 250, janvier 1998
  • Périodique : Studio Magazine, n° 78/79, octobre 1993
  • Site Internet : Portrait et filmographie