Al Pacino
Personnalité
Interprète, réalisateur, producteur... : années 1960-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 25/04/1940 - Etats-Unis - New York, New York
Identité
Genre : homme
État civil :
- Alfredo James Pacino
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur du commentaire, Producteur exécutif, Producteur, Auteur
Biographie
Formation :
Al Pacino suit les cours de la New York High School of Performing Arts ainsi que ceux de l'Actor's Studio. Il débute sa carrière de comédien au théâtre en 1968. Sa présence sur scène, son regard vibrant, la conviction de son jeu le font remarquer aussitôt, et il enchaîne les rôles à Broadway, où il joue notamment Shakespeare.Carrière :
Al Pacino, monstre sacré du cinéma américain, incarne depuis plus de cinquante ans des personnages inoubliables, oscillant entre violence et sensibilité, et marquant l’histoire du 7e art avec des rôles cultes comme Michael Corleone dans Le Parrain ou Tony Montana dans Scarface. Acteur fétiche de Coppola, De Palma et Scorsese, il a su allier intensité dramatique et présence magnétique, devenant l’une des figures les plus emblématiques du cinéma mondial, couronnée par un Oscar, deux Emmys et quatre Golden Globes.
Sa première apparition à l'écran a lieu en 1969 dans Me, Natalie de Fred Coe, où il a un petit rôle. En 1971, il a le premier rôle dans Panique à Needle Park de Jerry Schatzberg. Le succès ne se fait pas attendre. En 1972, c'est la révélation avec Le Parrain de Francis Ford Coppola où il tient le rôle de Michael Corleone, fils d'un parrain de la Mafia interprété par Marlon Brando. Il montre sa capacité à interpréter des personnages ambivalents, à la fois sensibles et violents. Il garde le rôle dans les deux autres volets. Les tournages se succèdent. Flic marginal qui combat la corruption dans Serpico (1973) de Sydney Lumet, il est un braqueur homosexuel dans Un après-midi de chien (1975) puis un avocat idéaliste dans Justice pour tous (1979) de Norman Jewison. Dans les années 1980, Al Pacino apparaît peu, refusant quelques grands rôles (Apocalypse Now, Les moissons du ciel ou Kramer contre Kramer). Il se consacre au théâtre, sa première passion. Revolution, en 1985, est un échec. En 1983, il triomphe avec Scarface de Brian De Palma. Son personnage de Tony Montana, Cubain exilé à Miami qui devient un caïd du trafic de drogue, reste l'un des rôles les plus marquants de sa carrière et devient mythique. Il fait son retour en 1989 dans Mélodie pour un meurtre d'Harold Becker, thriller policier dans la pure tradition hollywoodienne. En 1993, il remporte l'Oscar du meilleur acteur pour Le temps d'un week-end de Martin Brest, remake de Parfum de femme (1974) de Dino Risi. Avec L'impasse (1993) de Brian De Palma et Donnie Brasco (1996) de Mike Newell, l'acteur renoue avec ces rôles de truands. En 1998, il joue dans L'associé du diable de Taylor Hackford. En 1999, il tourne Révélations de Michael Mann qui soulève une polémique sur les scandales financiers de l'industrie américaine du tabac. En 2002, il travaille avec deux grands réalisateurs, Andrew Niccol (Simone, une star est... créée) et Christopher Nolan (Insomnia). Dans le premier, une comédie, il est un réalisateur en crise, qui protège la nouvelle star du cinéma hollywoodien, femme virtuelle. Dans le second, il joue un policier désabusé, face à Robin Williams. Il travaille aussi face à de jeunes talents, comme Colin Farrell, dans La recrue (Roger Donaldson, 2003), Ben Affleck, dans Amours troubles (Martin Brest, 2003) ou encore Matthew McConaughey, dans Two for the money (DJ Caruso, 2006). Il intègre la bande d'Ocean's Thirteen (Steven Soderbergh) en 2007. En 2008, Andrew Niccol lui offre cette fois le rôle de Salvador Dali dans Dali and I: the surreal story. En 2010, il incarne le Dr Jack Kevorkian, surnommé « Dr Death », dans You Don’t Know Jack (VOD) de Barry Levinson, rôle qui lui vaut un Golden Globe et un Emmy Award. En 2011, Al Pacino joue pour Dito Montiel dans The Son of No One, puis se glisse dans la peau d’un producteur de musique vieillissant et désabusé dans Phil Spector (VOD) de David Mamet, avant de jouer un excentrique agent immobilier dans En toute humilité - The Humbling (2014) de Barry Levinson. En 2015, il incarne un ancien agent de la CIA dans Manglehorn (2014) de David Gordon Green. Quatre ans plus tard, il fait une apparition remarquée dans Once Upon a Time… in Hollywood (2018) de Quentin Tarantino, où il joue le producteur Marvin Schwarz. La même année, il interprète le styliste Aldo Gucci dans House of Gucci (2021) de Ridley Scott, aux côtés de Lady Gaga et Adam Driver, confirmant son talent pour les rôles flamboyants et ambivalents. Cantonné à jouer pour des films de plateformes, Al Pacino apparait en prêtre confronté à une possession démoniaque pour The Ritual – L’Exorcisme d’Emma Schmidt (David Midell, 2024). En 2025, Gus Van Sant lui confie le rôle d’un homme d’affaire et père d’otage dans La Corde au cou.