Danièle Thompson

Personnalité

Scénariste, réalisatrice, dialoguiste... : années 1960-2020

Nationalité :  France

Naissance :  03/01/1942 - Monaco - Monaco, Principauté de Monaco

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Danielle Claude Renée Marcelle Berthe Tannenbaum

Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'œuvre originale, Adaptateur, Auteur, Préfacier, postfacier, Annotateur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Fille du réalisateur Gérard Oury, Danièle Thompson débute comme scénariste aux côtés de son père, et fera de l'écriture de scénarios sa spécialité.

Carrière :

Danièle Thompson, figure majeure du cinéma français, est l’une des rares scénaristes et réalisatrices à avoir marqué plusieurs générations, mêlant avec brio comédie populaire, drames historiques et portraits familiaux. Son écriture fine, son sens du dialogue et son regard acéré sur les relations humaines ont fait d’elle une auteure incontournable, couronnée par des nominations aux Oscars et aux Césars.
Son nom apparaît pour la première fois au générique en 1968 : elle est scénariste et dialoguiste du film de Gérard Oury, Le Cerveau. Danièle Thompson réitère, toujours aux côtés de son père, et scénarise La Folie des grandeurs (Gérard Oury, 1971) et Les Aventures de Rabbi Jacob (Gérard Oury, 1973). Désireuse de se libérer de " l'emprise " paternelle, elle co-signe le scénario de Cousin, cousine (1975) de Jean-Charles Tacchella, ce qui lui vaut une nomination aux Oscars. Danièle Thompson se découvre rapidement une prédilection pour la comédie de mœurs et l'exploration des rapports familiaux ; un goût et un talent qui s'illustrent avec le film culte La Boum de Claude Pinoteau (1980), scénario inspiré des petites fêtes organisées par sa fille de seize ans en son absence. Danièle Thompson surprend en écrivant le scénario d'un premier film mélodramatique, Maladie d'amours (Jacques Deray, 1987), et prouve ainsi son éclectisme. Fidèle à Claude Pinoteau, elle écrit L'Etudiante (1988) qui consacre Sophie Marceau et La Neige et le Feu (1990). Pour son père, elle signe le scénario de Vanille Fraise (1990) et renoue avec le drame, cette fois-ci historique, pour La Reine Margot (Patrice Chéreau, 1993) et Ceux qui m'aiment prendront le train (Patrice Chéreau, 1997), films pour lesquels elle est nominée aux Césars. Tous les films qu'elle scénarise sont de gros succès commerciaux, et Danièle Thompson apporte sa petite touche féminine au cinéma français. Elle décide alors de passer à la réalisation : en 1999 La Buche est un vrai succès populaire. Sous le registre de la comédie, Danièle Thompson y dissèque les rapports compliqués d'une famille réunie pour Noël. Dans Décalage horaire (2001) elle dirige Jean Reno et Juliette Binoche dans une comédie romantique. Elle revient à la franche comédie avec Fauteuils d'orchestre (2005), film choral sur la création et le milieu artistique, doté d'un splendide casting. C'est encore le cas en 2008 pour Le code a changé, où Danièle Thompson choisit d'explorer et de disséquer les relations de couple. Comme dans tous ses films, cruauté, petitesse, émotion et générosité se mêlent avec jubilation sur des rythmes enlevés. En 2012, Danièle Thompson réalise Des gens qui s’embrassent, une comédie chorale qui revisite avec ironie et tendresse les relations familiales, confirmant son talent pour croquer les dynamiques humaines avec justesse. Trois ans plus tard, elle change de registre en écrivant et réalisant Cézanne et moi (2015), un biopic ambitieux sur l’amitié tumultueuse entre Paul Cézanne et Émile Zola, porté par Guillaume Gallienne et Guillaume Canet. Ce film, salué pour sa direction d’acteurs et son écriture, marque un tournant dans sa filmographie, prouvant qu’elle maîtrise aussi bien le drame historique que la comédie. En 2022, elle préside la 47e cérémonie des César, un hommage à son parcours et à son influence sur le cinéma français.

Autres activités :

Journaliste, Danièle thompson collabore au Figaro , au Point , à Elle et à Paris-Match . Elle est l'auteur d'une pièce de théâtre, Pièces détachées (1989) et du roman, La Femme de l'amant (1994).

Filmographie

Longs métrages

Auteur de l'œuvre originale

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Ciné-Revue, n° 28, juin 1986
  • Périodique : Film Français (Le), n° 2716, 3 avril 1998
  • Périodique : Premiere (US), n° 3, mai 1983
  • Périodique : Studio Magazine, n° 80, novembre 1993

Liens familiaux

Collections liées