Françoise Arnoul

Personnalité

Interprète... : années 1940-2010

Nationalité :  France

Naissance :  09/06/1931 - France - Constantine, Constantine, Algérie

Décès :  20/07/2021 - France - Paris, Paris, Ile-de-France

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Françoise Annette Marie Mathilde Gautsch

Fonctions : Acteur, Intervenant, Auteur, Auteur secondaire, Auteur primaire, Annotateur

Biographie

Formation :

Fille d'un officier et d'une comédienne, Françoise Arnoul débarque à Paris au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et s'inscrit au cours d'art dramatique Andrée Bauer-Thérond.

Carrière :

Icône du cinéma français des années 1950, Françoise Arnoul a marqué le grand écran par sa sensualité et son talent, passant avec brio des rôles de séductrice à des personnages plus complexes tout au long de sa carrière de sept décennies.
Belle, sensuelle, séduisante, explosive même, Françoise Arnoul est photogénique. Trop, peut-on penser : la comédienne se plaint d'avoir été enfermée dans des rôles de poupée prisée pour sa plastique et ses airs enjôleurs. La faute incombe à son premier film, L'épave (1948) de Willy Rozier, où elle apparaît dans le plus simple appareil. La célébrité lui tend les bras quelques mois plus tard avec la comédie de Jean Boyer, Nous irons tous à Paris (1948). Les années de gloire lui composent inlassablement ce même personnage de jeune fille aux moeurs légères. Excepté Jean Renoir qui en fait la petite blanchisseuse de la butte Montmartre se lovant dans les bras de Jean Gabin dans French cancan (1954) - son rôle le plus célèbre -, les cinéastes français ne l'imaginent qu'en sex-symbol. L'image sexy de Françoise Arnoul résiste pourtant mal à la concurrence naissante de Brigitte Bardot. L'actrice est bientôt contrainte de délaisser un registre dans lequel elle n'est plus leader. C'est alors qu'elle trouve, paradoxalement, ses meilleurs rôles. Roger Vadim (Sait-on jamais, 1957), Henri Decoin (La chatte, 1958) et Pierre Kast (Vacances portugaises, 1962) lui permettent d'évoluer dans des rôles plus dramatiques. "La carrière est une chose, affirme-t-elle, mais il importe d'abord de réussir sa vie". Après avoir passé non sans mal le cap des quarante ans, Françoise Arnoul tourne au gré de ses envies. Dans les années 1970 et 1980, elle ne paraît plus en haut de l'affiche et on ne connaît plus son nom ; mais elle affirme trouver des personnages dont l'épaisseur lui rend une nouvelle jeunesse. En 1996, elle fait une apparition remarquée dans Post coïtum, animal triste de Brigitte Roüan. L'année 2011 marque son retour sur grand écran avec Beau rivage de Julien Donada, un drame intimiste dans lequel elle tient l'un des rôles principaux. En 2016, à l'âge de 85 ans, Françoise Arnoul fait une apparition remarquée dans Le Cancre de Paul Vecchiali, où elle interprète le rôle de Mimi. Ce film, qui explore les thèmes de l'amour et de la vieillesse, offre à l'actrice l'occasion de démontrer une fois de plus la profondeur de son talent, loin des rôles de sex-symbol qui ont marqué le début de sa carrière.

Autres activités :

Pendant la seconde partie de sa carrière, Françoise Arnoul se produit également au théâtre. Dans les années 1980, elle joue dans de nombreux téléfilms et est notamment l'interprète de Juan Bunuel, de Jean Marbeuf et de Claude Boissol, contribuant à gommer son image d'actrice "potiche".
En 1995, elle publie ses Mémoires, Animal doué de bonheur .

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Ciné-Revue n° 28, 10 juillet 1980
  • Périodique : Stars n° 23, été 1995

Liens familiaux

Marié(e) à :

Collections liées