Robert Le Vigan

Personnalité

Nationalité :  France

Naissance :  07/01/1900 - Paris, Seine, France (Paris, Île-de-France, France)

Décès :  12/10/1972 - Tandil, Argentine

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Le Vigan

État civil :

  • Robert Coquillaud
  • Robert Charles Alexandre Coquillaud

Fonctions : Acteur, Auteur secondaire, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Contre l'avis de son père vétérinaire qui voudrait le voir reprendre son cabinet, Robert Le Vigan quitte l'université pour prendre des cours d'art dramatique. Un second prix de comédie en poche, il fait ses débuts au théâtre de vaudeville en 1918. Après deux années passées sous les drapeaux, il reprend sa route, avec notamment La Grande Catherine de George Bernard Shaw. C'est en jouant dans la troupe de Louis Jouvet, et plus précisément Donogoo de Jules Romain, qu'il est remarqué par le metteur en scène Julien Duvivier.

Carrière :

Robert Le Vigan fait son entrée dans le septième art au début du parlant en personnage peu recommandable dans Les Cinq gentlemen maudits (1931). Il se consacre ensuite entièrement au cinéma, jouant près de soixante-quatre films. Il collectionne une panoplie de seconds rôles marquants : Le Petit roi (1933), Maria Chapdelaine (1934) ou La Bandera (1935) de Julien Duvivier, une sordide histoire de légionnaire où il endosse le rôle du mouchard. Sont-ce les rôles qu'il incarne avec frénésie ou est-ce un véritable dérèglement de sa personnalité ? Toujours est-il que l'acteur, qualifié par la critique de " génial ", d'" inspiré ", d'" halluciné ", est considéré par tous comme habité et la légende de sa folie s'établit. Il est le Christ dans Golgotha (1934) de Duvivier, le matelot vindicatif des Mutinés de l'Elseneur (1936) de Pierre Chenal, un acteur déchu dans Les Bas-fonds (1936) de Jean Renoir, le cousin maître chanteur du Dernier tournant (1939) de Pierre Chenal, l'instituteur névrosé de L'Assassinat du Père Noël (1941) de Christian-Jaque. Son dernier rôle marquant est celui d'un colonial paludéen et assassin dans Goupi mains-rouges (1942) de Jacques Becker. Tout au long de sa carrière, il tourne sous la direction des plus grands réalisateurs : Jean Renoir, Marcel Carné (notamment Quai des brumes en 1938), Abel Gance, Marcel Pagnol. Mais sa carrière est interrompue à la Libération. L'ami de Céline est condamné pour avoir exprimé son antisémitisme et ses positions pro-allemandes au micro de Radio Paris, et il lui est désormais impossible d'exercer son métier en France. Après deux films tournés en Espagne, il cesse toute activité artistique et trouve refuge en Argentine.

Autres activités :

D'abord comédien de théâtre, Robert Le Vigan débute à l'Impérial et à l'Arlequin. Il trouve quelques rôles importants chez Rodolphe Darzens ou Gaston Baty. Il interprète des pièces du registre contemporain (François de Curel, George Bernard Shaw, George Dandin, Maurice Achard).

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Les excentriques du cinéma français : 1929-1958 / Raymond Chirat ; Olivier Barrot.- Paris : H. Veyrier, 1983.
  • Ouvrage : Robert Le Vigan . Suivi des Confessions du comédien : le mal-aimé du cinéma / Hervé Le Boterf.- Paris : France-Empire, 1986.
  • Ouvrage : Robert Le Vigan : Compagnon et personnage de L.F. Céline / Pol Vandromme.- Kessel-Lo : Revue Célinienne, 1980.
  • Ouvrage : Robert Le Vigan : désordre et génie / Claude Beylie ; André Bernard.- Paris : Pygmalion/ Gérard Watelet, 1996.
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 215, novembre 1978
  • Périodique : Cahiers de la Cinémathèque (Les), n° 8, hiver 1973
  • Périodique : Cinématographe, n° 121, juillet-août 1986
  • Périodique : Cinématographe, n° 123, octobre 1986
  • Périodique : Cinématographe, n° 73, décembre 1981
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 32, 5 août 1982
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 39, 24 septembre 1987
  • Périodique : Ecran,n° 10, décembre 1972