Victor Francen
Personnalité
Interprète : années 1920-1960
Nationalité : Belgique
Naissance : 05/08/1888 - Belgique - Tirlemont, province du Brabant flamand
Décès : 18/11/1977 - France - Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône
Identité
Genre : homme
Naturalisation : France
État civil :
- Victor Franssen
- Victor Charles Sidonie Franssen
Fonctions : Acteur, Auteur secondaire, Annotateur, Auteur primaire, Auteur
Biographie
Formation :
Fils d'un commissaire de police, Victor Francen est d'abord employé de commerce en Belgique avant de s'installer à Paris, où il suit les cours d'art dramatique de Paul Mounet. Au théâtre dans les années 1920, il joue Henry Bernstein, Georges Bataille et Edmond Rostand. Ses tournées lui font parcourir le monde. Après trois apparitions au temps du muet, dont Crépuscule d'épouvante (1921) d'Henri Etiévant, il joue le prophète de La fin du monde (1930) d'Abel Gance.Carrière :
Victor Francen est régulièrement poussé au drame par les metteurs en scène. Sa grandiloquence théâtrale et son physique imposant s'y prêtent. La quarantaine bien sonnée, ces atouts en font une vedette. Il déclame dans les rôles de L'aiglon (1931) de Victor Tourjansky ou du Chemineau (1935) de Fernand Rivers. L'allure fière, il s'empare aussi bien des drames militaires (Veille d'armes , 1935, id. ; Feu , 1937, de Jacques de Baroncelli ; Double crime sur la ligne Maginot , id. , de Félix Gandéra) que des drames mondains (Après l'amour , 1931, de Léonce Perret). Les ailes brisées (1933) d'André Berthomieu l'installe au centre d'affrontements familiaux qu'il domine grâce à sa sobriété distante. Acteur de prédilection de Marcel L'Herbier, Victor Francen pratique un jeu d'effet et d'effroi propre aux années 1930. Avec la fantaisiste Gaby Morlay, il prend plaisir à échanger des dialogues spirituels et légers, dont ceux du Roi (1936) de Pierre Colombier forment le meilleur exemple. D'autant plus que leur couple domine de prestigieux partenaires : Raimu, Elvire Popesco et André Lefaur. Dans ce rôle à contre-courant de son image de tragédien, Francen révèle des trésors de jovialité et de délicatesse trop rarement exploités au goût de la critique. Entente cordiale (1939) de Marcel L'Herbier le fait apparaître sous les traits d'un Edouard VII plein de vérité, à la fois bonhomme et majestueux. Mais rien ne vaut son jeu acéré et poignant pour incarner au côté de Louis Jouvet, Marny, le vieux comédien déçu et cabot de la La fin du jour (1938) de Julien Duvivier. A partir de 1940, Francen, introduit par Charles Boyer, tourne à Hollywood. Certes, il s'agit de seconds rôles, mais il est employé à bon escient. On le voit auprès d'Humphrey Bogart dans Mission pour Moscou (1943) de Michael Curtiz et dans Passage pour Marseille (id. ), puis avec Errol Flynn dans San Antonio (1945) de David Butler. Enfin, il termine une longue carrière de séducteur, parfois cocufié, en jouant un personnage louche et inquiétant, sa propre parodie, dans La grande frousse (1964) de Jean-Pierre Mocky, avec Bourvil.Autres activités :
Au théâtre, Victor Francen interprète L'entraîneuse , La belle aventure , Cyrano de Bergerac , Toâ et Sur la terre comme au ciel .Filmographie
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Liens familiaux
Marié(e) à :
- Mary Marquet - de 1934 à 1941 (divorcé)
- Renée Corciade