Michèle Laroque

Personnalité

Interprète, scénariste, réalisatrice... : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  15/06/1960 - France - Nice, Alpes-Maritimes

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Michèle Doïna Catherine Laroque

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Adaptateur, Collaborateur au scénario, Producteur associé

Biographie

Formation :

Fille d'une ancienne danseuse de ballets roumains et d'un industriel niçois, Michèle Laroque se forme très tôt à la musique, au chant, à la danse ainsi qu'à divers sports. A dix-neuf ans, étudiante en sciences économiques et en anglais, elle est victime d'un accident de voiture très grave. Incapable de marcher pendant de nombreux mois, elle réalise que sa véritable vocation est de devenir comédienne. Elle suit alors des cours de théâtre avec Julien Bertheau et Françoise Seigner à Nice. Puis, une bourse en poche, elle se rend aux Etats-Unis pour y recevoir l'enseignement de Richard Runkel. Elle fait ses débuts à la télévision avec l'émission comique de France 3, La Classe (1988) et apparaît dans diverses séries et émissions populaires : Vivement lundi (1988), Tribunal (1989), Imogène (1990), La Télé des Inconnus (1990)...

Carrière :

Figure du cinéma français, Michèle Laroque s’est imposée par son humour subtil, sa capacité à renouveler la comédie populaire, et une filmographie riche où alternent personnages excentriques et femmes aux failles touchantes. Récompensée à de nombreuses reprises et reconnue pour la diversité de ses rôles, elle marque l’histoire du septième art par sa fidélité à la comédie tout en sachant briller dans des registres plus nuancés.
Blonde, élégante, distinguée... Michèle Laroque a réussi à échapper aux emplois de bourgeoises qui semblaient lui être destinés pour devenir une comédienne populaire au registre très large. Après des premiers pas cinématographiques discrets dans Suivez cet avion (Patrice Amblard, 1989), on commence à la remarquer dans Le Mari de la coiffeuse (Patrice Leconte, 1990) et Une époque formidable (1990) de Gérard Jugnot dans le rôle d'une chasseuse de têtes. Son physique de blonde volontaire lui réserve souvent des rôles de bourgeoises, mais Michèle Laroque ne joue pas au hasard : "Avant d'interpréter un personnage, j'écris sa biographie [...] C'est un point d'appui extraordinaire." (Le Figaro, 1998). Elle accumule les rôles secondaires déclinant ce personnage un peu guindé (duchesse dans le film historique Louis, enfant roi, Roger Planchon, 1993 ; épouse infidèle dans la comédie Tango, Patrice Leconte, 1993 ; femme en mal d'enfants dans le badin Aux petits bonheurs, Michel Deville, 1994 ; snob dans le drame Nelly et monsieur Arnaud, Claude Sautet, 1995…), elle détonne un peu plus dans La Crise (id.) de Coline Serreau, où elle craque brutalement. Son rôle le plus attachant de la période est peut-être la gérante d'hôtel qui rejoint la petite fugue des femmes mal dans leur vie de Personne ne m'aime (1993), premier film de Marion Vernoux. Son interprétation hilarante d'une femme de PDG homosexuel dans Pédale douce (1995) de Gabriel Aghion (rôle qu'elle reprendra en 2004 dans Pédale dure du même cinéaste) lui apporte la popularité et une nomination au César du second rôle, et ses apparitions se diversifient enfin même si la comédie (Fallait pas, Gérard Jugnot, 1996 ; Le Plus Beau métier du monde, Gérard Lauzier, 1996) reste son domaine de prédilection. Juge d'instruction très humaine dans Les Aveux de l'innocent (Jean-Pierre Améris, 1996), elle révèle sa sensibilité dans le singulier Ma vie en rose (1996) d'Alain Berliner, en mère d'un petit garçon qui veut être une fille. Aux côtés d'Albert Dupontel, elle se transforme en une irrésistible rousse dans Serial lover (1997) de James Huth, une comédie délirante de noirceur : celle d'une femme bien décidée, le soir de ses trente ans, à choisir entre ses trois prétendants, quitte à faire couler le sang entre l'entrée et le dessert. Epouse-moi (1999) d'Harriet Martin est une comédie décalée sur le couple avec, dans le rôle du mari, Vincent Perez. Malgré l'échec cuisant de Doggy Bag (Frédéric Comtet, 1999), qu'elle a scénarisé et produit, elle reste une actrice de comédie extrêmement populaire. Cadre peu aimable du réjouissant Placard de Francis Veber (2001), bonne copine fan de régimes dans J'ai faim !!!, actrice ratée dans le très choral L'Anniversaire (Diane Kurys, 2005), femme d'affaires débordée dans le film de filles Comme t'y es belle ! (Lisa Azuelos, 2006), elle est l'épouse très contrariée de Dany Boon dans le premier film réalisé par celui-ci, La Maison du bonheur (2006). Forte de ses succès, elle tente l'aventure américaine, s'installe à Los Angeles et partage avec Matthew Modine l'affiche de la comédie romantique The Neighbor (Eddie O'Flaherty, 2007). Ce sera une expérience sans lendemain. De retour en France, elle s'essaie à des rôles plus dramatiques dans Dans tes bras (Hubert Gillet, 2009), Oscar et la dame rose (Eric-Emmanuel Schmitt, 2009) tout en déclinant son personnage habituel dans Monsieur papa de Kad Merad (2011). En 2016, elle revient au cinéma avec Le Fantôme de Canterville de Yann Samuell, où elle incarne Élisabeth Otis, et dans Chouquette de Patrick Godeau, jouant Diane. Elle participe ensuite à la comédie Premier de la classe (Stéphane Ben Lahcène, 2018) dans le rôle de Mme Martin. Sa popularité se confirme lorsqu’elle partage l’affiche avec Thierry Lhermitte et Nicole Ferroni dans la comédie générationnelle de Fabrice Bracq : Joyeuse retraite ! (2018), et sa suite en 2022, où elle campe une jeune retraitée bousculée par l’arrivée inattendue de ses petits-enfants, retrouvant avec naturel sa veine d’humour satirique. En 2017, forte de son expérience, elle passe derrière la caméra avec Brillantissime, adaptation de la pièce My brilliant divorce (Géraldine Aron), dont elle assure également le premier rôle : une quadra désabusée oscillant entre rire et émotion. Le film trouve son public, confirmant son talent pour raconter, sans mièvrerie, le désarroi des femmes modernes. Toujours curieuse d’explorer de nouveaux territoires, elle s’essaie à des films insolites comme Chacun chez soi (2019), qu’elle réalise et interprète, décortiquant avec malice les défauts du confinement et la vie de couple. Michèle Laroque plonge dans la décennie 2020 en jouant dans Alors on danse (2021), film qu’elle réalise, puis enchaîne avec Belle et Sébastien : Nouvelle Génération (2022), Ténor (2022) et L’Heureuse élue (2024) et Karaoké (id.), où son sens de l’humour et sa justesse sont loués. En 2024, l’actrice continue d’élargir sa palette avec L’Heureuse élue (Frank Bellocq), où elle s’impose une nouvelle fois par sa justesse et son humour. En 2025, elle joue dans Des jours meilleurs (2025) et donne la réplique à Kad Merad dans 100 millions !.

Autres activités :

En 1995, Michèle Laroque fonde avec Denis Hart la maison de production ANFM. En 2013, elle a lancé sur internet une campagne de financement participatif pour un film dont elle a écrit le scénario, Jeux dangereux . Elle interprète au fil des ans de nombreux téléfilms, notamment Bébé express (François Dupont-Midy, 1990), Le Mouton noir (Francis de Gueltzl, 1995), Week-end (Arnaud Sélignac, 1996), Une femme neuve (Didier Albert, 2000), L'Oiseau rare (Didier Albert, 2001), Mon voisin du dessus (Laurence Katrian, 2003), Petits secrets et gros mensonges (Laurence Katrian, 2006)... La télévision lui permet de travailler avec des réalisateurs considérés comme des auteurs qui ne la sollicitent pas au cinéma où elle est considérée comme trop "populaire", que ce soit Mathieu Amalric (La Chose publique , 2003) ou Emmanuel Finkiel (En marge des jours , 2007). En 2012, elle tient le rôle-titre de La Méthode Claire , téléfilm de Vincent Monnet que le succès conduit à décliner en série. Au théâtre, elle joue C'est encore mieux l'après-midi , La Face cachée d'Orion de Landford Wilson, Coiffure pour dames de Robert Harling, Ornifle de Jean Anouilh, Je veux faire du cinéma de Neil Simon, Une folie et Faisons un rêve de Sacha Guitry. De sa complicité avec Pierre Palmade naissent tout une série de spectacles autour d'un couple qui se rencontre, se sépare, se retrouve : Ils s'aiment (1998), Ils se sont aimés (2001), Ils se re-aiment (2012). Les deux premiers se transformeront en téléfilms en 1999 et 2004. Michèle Laroque est très engagée depuis 1997 dans les spectacles des Enfoirés dont elle est un des piliers.

Filmographie

Courts métrages

Acteur

Longs métrages

Scénariste

Dialoguiste

Réalisation

Adaptateur

Collaborateur au scénario

Producteur associé

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Mensuel du cinéma (Le), n° 15, mars 1994
  • Périodique : Studio Magazine, n° 117, décembre 1996

Relations professionnelles

Fondateur de :