Thierry Frémont

Personnalité

Interprète : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  24/07/1962 - France - Boulogne-Billancourt, Seine

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Thierry Éric Frémont

Fonctions : Acteur

Biographie

Formation :

Fils d'ouvriers, Thierry Frémont s'inscrit au cours Florent après son bac, où il travaille sous la direction de Francis Huster. A vingt ans, il entre au Conservatoire ; ses maîtres s'appellent Gérard Desarthe, Jean-Pierre Vincent, Daniel Mesguich.

Carrière :

Le parcours de Thierry Frémont, acteur protéiforme et profondément engagé, est marqué par la diversité et l’exigence, lui a valu la reconnaissance de ses pairs et l’admiration du public, notamment grâce à ses incarnations dans Les Noces barbares, Les Démons de Jésus, Femme fatale, Quai d’Orsay et, plus récemment, Tous les dieux du ciel et Alliés.
Dès son premier film, Noces barbares (Marion Hänsel, 1987), où il est un adolescent perturbé confronté à une mère hostile, Thierry Frémont impose un jeu énergique et passionné. Sa performance lui vaut une reconnaissance immédiate, et de nombreuses propositions. Par tempérament, il préfère les rôles de composition qui exigent un engagement total. Il est un infatigable cinéphile dans Travelling avant (Jean-Charles Tacchella, 1987), un anti-héros particulièrement ambigu dans Mon ami le traître (José Giovanni, 1988). Il fréquente de jeunes malades pour interpréter le braqueur en fauteuil roulant de Fortune express (Olivier Schatzky, 1991), avant de jouer un militaire romantique dans Les caprices d'un fleuve (Bernard Giraudeau, 1996). Il se montre à son aise dans l'univers loufoque et atypique de l'ex-rockeur Bernie Bonvoisin, qui en fait l'une de ses vedettes (Les démons de Jésus, 1997, Les Grandes bouches, 1999). Acteur hors normes au physique de caméléon, Thierry Frémont se montre très exigeant dans ses choix et privilégie un cinéma français à l'écart des sentiers battus. On le retrouve dans la chronique sociale Nadia et les hippopotames (Dominique Cabrera, 1998), la comédie pittoresque Le Fils du Français (Gérard Lauzier, 1999) et le thriller Femme fatale (Brian De Palma, 2002). Fort de son succès à la télévision, Thierry Frémont se dirige ensuite vers des comédies grand public. Il apparaît notamment dans Espace détente (Yvan Le Bolloch', Bruno Solo, 2004), adaptation de la série télévisée Caméra Café et dans Un ticket pour l'espace (Eric Lartigau, 2005), avant de rejoindre Les Brigades du Tigre (Jérôme Cornuau, 2005), où il campe Piotr, un anarchiste russe de la Belle Époque. Sa capacité à incarner des personnages à la fois charismatiques et complexes séduit réalisateurs et public, comme en témoigne son rôle d’Alex dans 13 French Street (Jean-Pierre Mocky, 2007) ou celui de Grégoire dans Sans état d’âme (Vincenzo Marano, id.). Frémont continue d’explorer des figures tourmentées, à l’image de Michel Fernandez dans Une affaire d’État (Éric Valette, 2008) ou du capitaine Pierret dans La Rafle (Roselyne Bosch, 2009), où il s’impose comme un acteur incontournable du cinéma français. En 2010, il prête son physique à Picasso dans La Femme qui pleure au chapeau rouge (Jean-Daniel Verhaeghe, inédit), tout en campant un mystérieux justicier dans Dans ton sommeil (Caroline et Eric du Potet, 2009). Au fil des années, il se distingue dans des rôles exigeants : Serge Minot, inspecteur intègre dans De force (Frank Henry, 2010), Tony, père déboussolé dans Un heureux événement (Rémi Bezançon, id.), ou le guérisseur trouble de Jeanne captive (Philippe Ramos, id.). Sa voix grave habite aussi le personnage de Joseph Moreno dans le dessin animé Zarafa (Rémi Bezançon, Jean-Christophe Lie, 2011). En 2012, il interprète avec brio le conseiller politique Guillaume Van Effentem dans Quai d’Orsay (Bertrand Tavernier). Sa carrière prend une dimension internationale avec Alliés (Robert Zemeckis, 2016), où il incarne Paul Delamare, officier de la Résistance. Il poursuit sa quête de rôles atypiques dans À deux heures de Paris (Virginie Verrier, 2016), film intimiste, puis dans Tous les dieux du ciel (Quarxx, 2017), où il incarne Antoine, un homme confronté à l’absurde et au surnaturel. Dans les années suivantes, il prête sa voix à l’épicier dans Minuscule 2 – Les Mandibules du bout du monde (Hélène Giraud et Thomas Szabo, 2018), tout en restant fidèle à un cinéma d’auteur exigeant.

 

Autres activités :

Au théâtre, Thierry Frémont interprète Saint Just dans La mort de Danton (1990), mis en scène par Patrice Chéreau. Il se produit régulièrement sur les planches. Il figure dans de nombreux téléfilms, dont La chambre d'ami (1985), L'affaire Dreyfus (1994), où il incarne Alfred Dreyfus, et Dans la tête du tueur (2004) dans le rôle du tueur en série Francis Heaulme, pour lequel il remporte un Emmy Award.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Première, n° 140, novembre 1988
  • Périodique : Première, n° 238, janvier 1997
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 471, mai 1991
  • Périodique : Séquences, n° 132, janvier 1988
  • Site Internet : Bio, filmo, interview vidéo, autres activités...
  • Site Internet : Site officiel

Récompenses et nominations

  • 1988 - Meilleur espoir masculin - César du Cinéma Français - Travelling avant - Obtenu