Shōhei Imamura

Personnalité

Réalisateur, scénariste... : années 1950-2000

Nationalité :  Japon

Naissance :  15/09/1926 - Japon - Tokyo, Kantô

Décès :  30/05/2006 - Japon - Tokyo, Kantô

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Scénariste, Producteur, Auteur secondaire, Auteur primaire

Biographie

Carrière :

Dès son entrée à la Shochiku, Shohei Imamura assiste Yasujiro Ozu pour la réalisation de Début d'été (1951), Le goût du riz et du thé vert (1952) et Voyage à Tokyo (1953). Il passe à la Nikkatsu en 1954 où il écrit plusieurs scénarios pour Kawashima, dont celui de Chronique du soleil à la fin de l'époque féodale (1957). En 1958, il s'essaie à la réalisation et signe trois films la même année : Désir effacé décrit les péripéties d'une troupe de théâtre ambulant, Désir inassouvi conte une histoire criminelle. Déjà, Imamura affiche sa prédilection pour les personnages et les situations du peuple racontées avec réalisme. Il s'attache à décrire la réalité sociale de son pays, comme dans Cochons et cuirassés (1961), sur la lutte des gangs de récupération des déchets de la marine américaine pour nourrir les porcs, ou dans Profonds désirs des dieux (1968) qui confronte un Japon primitif à une caricature du développement industriel. Imamura affectionne particulièrement les personnages féminins, forts, volontaires et remplis de vitalité. Dans La femme insecte (1963), il lie ce personnage fétiche aux thèmes du désir sexuel et du prolétariat japonais. Son art se rapproche de plus en plus du documentaire. Il s'inspire de l'histoire et de faits divers qu'il décortique. Evaporation de l'homme (1967) ou La vengeance est à moi (1973) racontent les destins brisés de gens ordinaires, inspirés d'histoires vraies, baignés dans le contexte historique de l'après-guerre. Après avoir fondé sa propre maison de production, il réalise La balade de Narayama (1983), qui lui vaut la palme d'or à Cannes et une reconnaissance internationale pour la première fois de sa carrière. Victime de la crise du cinéma japonais, Imamura se consacre à la télévision pour renflouer ses caisses. En 1997, il signe L'anguille . Son talent est consacré par une deuxième Palme d'Or qu'il obtient pour cette réalisation. Son oeuvre, critique du néoconformisme de la société japonaise, est définitivement reconnue au-delà des frontières de l'archipel nippon.

Autres activités :

La carrière de Shohei Imamura est marquée par la polyvalence. Il s'exprime avec force sur tous les supports. Tout en réalisant ses propres films, il continue à écrire des scénarios pour ses collègues et amis de la Nikkatsu, et notamment pour Kiriro Urayama dont il signe La ville des coupoles en 1962. La même année, il met en scène la pièce de théâtre Dieux et cochons . En 1965, il fonde sa compagnie de production : Imamura productions . Il réalise aussi divers films pour la télévision. Ces dames qui vont loin (1973), qui peint d'anciennes prostituées, est applaudi par les critiques.

Filmographie

Longs métrages

Assistant réalisateur

Producteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Cinéma du réel : avec Imamura, Ivens, Malle, Rouch, Storck, Varda... et le ciné-journal de Depardon [Biographie] / Claire Devarrieux, Marie-Christine de Navacelle . - Paris : Autrement, 1988
  • Ouvrage : Espace et culture dans la pratique cinématographique d'Imamura Shohei : discours et style identitaires [Thèse] / par Marie-Josée Rosa. - Montréal : Université de Montréal, 2000.
  • Ouvrage : Imamura Shohei no seisaku genba / Michihiro Kakii . - Tokyo : Kodansha, 1987
  • Ouvrage : Le cinéma japonais au présent : 1959-1984 / dossier collectif coord. par Max Tessier . - Mise à jour - Paris : Filméd. P. Lherminier, 1984
  • Ouvrage : Notes for a study on Shohei Imamura / by Donald Richie ; with additional material by Audie Bock.- Sydney : Australian Film Institute, 1983
  • Ouvrage : Petite planète cinématographique : 50 réalisateurs, 40 ans de cinéma, 30 pays / Michel Ciment . - Paris : Stock, 2003
  • Ouvrage : Rencontres du Septième Art : entretiens avec Akira Kurosawa, Shôhei Imamura, Mathieu Kassovitz et Shiguéhiko Hasumi / Takeski Kitano présenté par Michel Boujut ; trad. du japonais par Silvain Chupin .
  • Ouvrage : Shohei Imamura / James Quandt.- Indiana University Press, 1999
  • Ouvrage : Shohei Imamura : entretiens et témoignages / Hubert Niogret . - Paris : Dreamland, 200
  • Ouvrage : Shohei Imamura [Biographie] / a cura di Adriano Piccardi ; Angelo Signorelli . - [Bergamo] : [Film meeting], 1987
  • Ouvrage : The Midnight Eye Guide to New Japanese Film / Tom Mes ; Jasper Sharp ; préface d'Hideo Nakata. - Berkeley ; : Stone Bridge Press, 2004
  • Périodique : 24 Images, n° 128, septembre 2006. Marcel Jean, "L'anthropologue du Japon moderne: Shôhei Imamura, 1926-2006"
  • Périodique : Cahiers de la cinémathèque (Les), nº 72-73, novembre 2001 : Ecrans Japon. José Baldizzone, "L' histoire du Japon racontée par... Shohei Imamura, cinéaste"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 401, novembre 1987. Charles Tesson, "L' esthétique de la décadence : entretien avec Shohei Imamura"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 425, novembre 1989. Antoine de Baecque, "Histoire de douleur"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 512, avril 1997. Stéphane Bouquet, "Imamura, le porc et son homme"
  • Périodique : Cahiers du cinéma, nº 166-167, mai-juin 1965. Koichi Yamada, "Les cochons et les dieux : Imamura Shohei"
  • Périodique : Cahiers du cinéma, nº 333, mars 1982. Charles Tesson, "Un cinéma maudit : Rétrospective Imamura Shohei à la cinémathèque"
  • Périodique : Cahiers du cinéma, nº 352, octobre 1983. Bertrand Raison, "Shohei Imamura : le Japon oublié"
  • Périodique : Cahiers du cinéma, nº 421, juin 1989. Thierry Jousse, "Shohei Imamura"
  • Périodique : Cahiers du cinéma, nº 530, décembre 1998. Nicolas Saada ; Charles Tesson ; Catherine Cadou, "Le docteur Agaki, c'est moi : Entretien avec Shohei Imamura"
  • Périodique : Cahiers du cinéma, nº 613, juin 2006. Stéphane Bouquet, "L'animal Imamura"
  • Périodique : Cinema Papers, n° 34, septembre-octobre 1981
  • Périodique : EPD Film, vol. 23 n° 7, juillet 2006. Gerhard Midding, "Das Leben der Ameisen: zum Tod des japanischen Regisseurs Shohei Imamura"
  • Périodique : Film Comment, vol. 19, n° 5, septembre-octobre 1983
  • Périodique : Film Comment, vol. 42 n° 4, juillet-août 2006. Chuck Stephens, "The lower depths"
  • Périodique : Film-dienst, vol. 59 n° 14, juillet 2006. Josef Nagel, "Shôhei Imamura"
  • Périodique : Filmmagien, n° 565, juillet-août 2006. Hugo Bernaers, "Shohei Imamura: de ballade van een antropologische filmmaker"
  • Périodique : Image & Son, n° 374, juillet-août 1982
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 66, novembre 1972
  • Périodique : Positif, n° 253, avril 1982
  • Périodique : Positif, n° 291, mai 1985
  • Périodique : Positif, n° 454, décembre 1998
  • Périodique : Positif, n° 545-546, juillet -août 2006. Hubert Niogret, "Shohei Imamura 1926-2006"
  • Site Internet : Shohei Imamura (bio, filmo, biblio, articles, liens)
  • Vidéo : Shohei Imamura, le libre penseur, 1990 - Paulo Rocha [Long métrage documentaire] - 60 mn ; coul. ; version originale non sous-titrée