Au soir de sa vie, retiré dans un hospice en Suisse, Henri Dunant raconte comment il fut amené à créer la Croix-Rouge Internationale. Colon en Algérie, excédé des lenteurs de l'Administration, il prend le parti d'aller solliciter directement l'empereur Napoléon III. C'est l'époque de la campagne d'Italie. Pour rejoindre l'empereur, Dunant doit traverser le champ de bataille de Solférino. Les horreurs qu'il voit décident de sa vocation ; il se met au service des blessés. Puis la guerre terminée, il s'adresse à tous les souverains, d'homme à hommes , pour fonder la société de secours aux blessés qu'il entrevoit. Il se ruine en démarches, et poursuivi par ses créanciers, quitte la Croix-Rouge qu'il a fondée. Pendant le siège de Paris, en 1870, il prend la direction d'une ambulance et réussit à obtenir une trêve pour évacuer un convoi de vieillards sous la protection du drapeau de la Croix-Rouge. Le prix Nobel vient récompenser la généreuse activité de Dunant, qui en abandonne le montant à sa fondation.