Jean Debucourt

Personnalité

Interprète : années 1910-1950

Nationalité :  France

Naissance :  19/01/1894 - Paris, Seine, France (Paris, Île-de-France, France)

Décès :  22/03/1958 - Montgeron, Essonne, France (Montgeron, Essonne, Île-de-France, France)

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Debucourt

État civil :

  • Jean Etienne Pelisse
  • Jean Étienne Pelisse

Fonctions : Acteur, Voix (doublage), Voix off, Voix (commentaire), Auteur primaire

Biographie

Formation :

Entré à vingt ans au Conservatoire d'art dramatique de Paris, Jean Debucourt interrompt très vite ses études. Après un passage au théâtre de l'Odéon, il connaît le succès en interprétant de nombreuses pièces de boulevard.

Carrière :

Venu au cinéma pour compléter les maigres revenus qu'il gagne sur les planches, le jeune comédien débute en 1922 dans Le petit Chose d'André Hugon et enchaîne quelques petits rôles sans relief. En 1928, il interprète avec brio un demi-fou dans le film expressionniste La chute de la maison Usher de Jean Epstein. Sa diction parfaite et son expérience du théâtre lui permettent de passer avec succès l'épreuve du cinéma parlant. Il est tour à tour traître, mesquin ou lâche dans Le prince Jean (1934) de Jean de Marguenat, dans Koenigsmark (1935) de Maurice Tourneur, dans Les loups entre eux (1936) de Léon Mathot, ou dans Un grand amour de Beethoven (id. ) d'Abel Gance. Celui qui semblait condamné à ne jouer que des personnages de méchants reçoit des rôles plus étoffés à partir des années 1940. Claude Autant-Lara le transforme en Napoléon III dans Lettres d'amour (1942), en vieil aristocrate unijambiste dans Douce (1943) et en père faible, borné, mais bon de François Jaubert dans Le diable au corps (1946). Le talentueux comédien interprète avec nuance et délicatesse ses compositions. Il donne une touche particulière au professeur de piano du Ciel est à vous (1943) de Jean Grémillon, au grand bourgeois ballotté par les événements de Marie-Martine (id. ) d'Albert Valentin. Il émeut dans Justice est faite (1950) d'André Cayatte, où il est un juré de cour d'assises qui s'émerveille et s'effraie à la fois de son amour naissant pour Valentine Tessier. Il étonne dans La poison en avocat qui répond du tac au tac à son client, Michel Simon. Jean Debucourt joue dans soixante-dix films entre 1945 et 1957 ; on lui reproche de s'être commis dans plusieurs rôles inintéressants. Il faut pourtant remarquer sa polyvalence. Il campe ainsi souvent les fonctionnaires de police, comme dans Maigret tend un piège (1958) de Jean Delannoy, où il est directeur de la PJ, mais peut aussi bien incarner un évêque (Le carrosse d'or , 1953, de Jean Renoir) ou un joaillier, instrument de la fatalité dans Madame de... (id. ) de Max Ophüls. En plus de ces prestations à l'écran, cet artiste prolixe prête sa voix dans de nombreux films. Il est notamment le Très-Haut qui dialogue avec Fernandel dans toute la série des Don Camillo de Julien Duvivier.

Autres activités :

Sociétaire de la Comédie-Française depuis 1937, Jean Debucourt interprète sur les planches tout le répertoire classique jusqu'en 1947. Il dirige ensuite les spectacles classiques de la salle du Luxembourg (ex-Odéon) rattachés à la Comédie-Française et en met certains en scène.

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Voix (doublage)

Voix off

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Les excentriques du cinéma français : 1929-1958 [Biographie] / Raymond Chirat et Olivier Barrot ; préf. de Bernard Chardère. - Paris : H. Veyrier, 1983 .