Louis Daquin

Personnalité

Réalisateur, interprète, scénariste, producteur... : 1930-1980

Nationalité :  France

Naissance :  30/05/1908 - France - Calais, Pas-de-Calais

Décès :  02/10/1980 - France - Paris, Paris

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Louis Dacquin

État civil :

  • Louis Léon Auguste Daquin

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Voix (commentaire), Adaptateur, Scénariste, Directeur de production, Auteur de l'œuvre originale, Conseiller technique, Conseiller à la réalisation, Auteur, Membre du comité de rédaction, Auteur primaire, Auteur secondaire, Annotateur

Biographie

Formation :

Licencié en droit et diplômé d'HEC, Louis Daquin devient journaliste avant de se tourner vers le cinéma en 1932, date à laquelle il devient l'assistant de réalisateurs tels que Chenal, Duvivier, Gance, Jean Grémillon, Ozep.

Carrière :

Il réalise son premier long métrage en 1941, Nous les gosses , pour la société Pathé. Premier film, premier succès qui le place d'emblée parmi les réalisateurs en vue. Après cette réussite sur le monde des enfants, Louis Daquin s'illustre dans un tout autre genre, le film policier avec Madame et le mort en 1942 puis Le voyageur de la Toussaint la même année. En parallèle, Louis Daquin oeuvre pour la Résistance communiste. En 1943, Premier de cordée , tiré du roman de Frison-Roche, lui permet de tourner en extérieur, caméra à l'épaule. Ce film, à travers cette homme qui combat son vertige pour retrouver son père perdu en haute montagne, est un hymne à la lutte, qui en cette période de guerre trouve un large écho. Avec Patrie (1945), hommage aux combattants de l'Occupation espagnole au XVIe siècle, Louis Daquin évoque les hommes de la Résistance. Après Les frères Bouquinquant et Le parfum de la dame en noir , Louis Daquin réalise un court métrage commandé par le Parti Communiste puis un film illustrant la doctrine communiste alors en vigueur en URSS, Le point du jour (1948). Ce premier film du " Réalisme socialiste ", théorie de André Jdanov, met en scène non plus un personnage mais un ensemble de travailleurs, en l'occurrence des mineurs de fond. Dès lors, avec ce film pro-communiste exaltant le travail des ouvriers, Louis Daquin rencontre de plus en plus de difficultés pour financer ses films. En revanche, certains studios des pays de l'Est font appel à lui. Ainsi tourne-t-il en Autriche, Bel Ami en 1954 puis en Roumanie, Les chardons du Barragon en 1957. Son retour en France est marqué deux nouveaux échecs : Les arrivistes (1959) et La foire aux cancres (1963). En 1975, après une absence de plusieurs années, Louis Daquin tente un retour mais son film Qui a tué Grimard ? n'aboutira pas.

Autres activités :

Avant d'être cinéaste, Louis Daquin écrit des pièces de théâtre : Pat (1932), Les crapauds (1934). Après guerre, il est nommé Président d'honneur du Syndicat des techniciens de la production cinématographique et devient en 1970, directeur de l'Idhec. Il est également le fondateur de la Coopérative générale du cinéma français. Ecrivain, il est l'auteur de Le Cinéma, notre métier (1961) et On ne tait pas ses silences (1980). Pour la télévision, il réalise le feuilleton Café du Square en 1969.

Filmographie

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Le cinéma, notre métier / Louis Daquin.- Plan de la Tour (Var) : Ed. d'Aujourd'hui, 1978.
  • Ouvrage : On ne tait pas ses silences : souvenirs imaginaires d'un cinéaste imaginaire / Louis Daquin.- Paris : Ed. Français Réunis, 1980.
  • Périodique : Avant-Scène du Cinéma (L'), n° 205, avril 1978
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 200/201, avril/mai 1968
  • Périodique : Cinéma, n° 151, décembre 1970
  • Périodique : Cinéma, n° 241, janvier 1979
  • Périodique : Cinéma, n° 263, novembre 1980
  • Périodique : CinémAction, n° 70, janvier 1994
  • Périodique : Cinématographe, n° 38, mai 1978
  • Périodique : Film Dope, n° 9, avril 1976
  • Périodique : Image et Son, n° 239, mai 1970

Collections liées