Otto Preminger

Personnalité

Nationalité :  Empire d'Autriche-Hongrie

Naissance :  05/12/1905 - Empire d'Autriche-Hongrie - Wiznitz

Décès :  23/04/1986 - Etats-Unis - New York

Identité

Genre : homme

Naturalisation : Etats-Unis

État civil :

  • Otto Ludwig Preminger

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Producteur, Auteur, Auteur primaire, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

A l'âge de dix-sept ans, Otto Preminger devient acteur en intégrant la troupe de Max Reinhardt en même temps qu'il étudie le droit et la philosophie. Il travaille à Salzbourg et à Prague, puis participe à la création de deux théâtres, le Komödie et le Schauspielhaus . De 1933 à 1935, il administre le Theater der Josefstadt , où il met en scène plusieurs comédies, opérettes et drames. Gilbert Miller, un des grands producteurs de la scène new-yorkaise, lui propose d'exercer son talent à Broadway, et Preminger décide de s'exiler en 1935.

Carrière :

En 1932, Otto Preminger réalise Die Grosse Liebe qui reste inaperçu. Darryl Zanuck le fait venir à Hollywood où il peut se familiariser avec les méthodes de travail de la Fox et, en 1937, Otto Preminger tourne un premier film de série B, Charmante Famille . Après quelques essais modestes, il signe en 1944 un film souvent considéré comme son chef-d'oeuvre : Laura . Immense succès tant public que critique, ce polar psychologique fait date dans l'histoire du film noir par son romantisme sombre et une précision dans la mise en scène qui allie personnages et décors en de vastes mouvements de caméra. Otto Preminger apporte au genre une touche européenne qui fait le bonheur d'autres films plus réalistes comme Crime passionnel (1945), Mark Dixon, détective (1950) ou Un si doux visage (1952). Esprit sceptique, il tire de sa double culture un sens accru de l'ironie, une curiosité et une soif d'objectivité inépuisables. En 1952, il décide de se produire lui-même grâce aux Artistes Associés : La Lune était bleue (1953) affronte les rigueurs de la censure du Code Hays, en raison d'une certaine liberté de ton sur le sexe. Le cinéaste récidive avec L'Homme aux bras d'or (1955), qui aborde de front le problème de la drogue, après avoir tourné une version entièrement jouée par des Noirs de Carmen (Carmen Jones , 1954). Il décortique les mécanismes de la justice américaine avec Condamné au silence (1955) et Autopsie d'un meurtre (1959), ce dernier film étant considéré par la critique comme un des sommets de cette période, où la fluidité de la narration, l'intelligence cruelle des lieux et des êtres trouvent leur synthèse dans une grande maîtrise technique. Otto Preminger se tourne petit à petit vers le grand format du CinémaScope, et il signe de grands sujets comme Exodus (1960) sur l'émigration juive en Palestine, Tempête à Washington (1961) sur le monde de la politique ou Le Cardinal (1963) qui transfère les intrigues politiques dans l'univers de l'église. Certains critiques et intellectuels considèrent que le réalisateur n'atteindra plus la grâce de son réalisme et de sa maîtrise de la mise en scène après La Rivière sans retour (1953), marqué par une des plus belles prestations de Marilyn Monroe.

Autres activités :

Otto Preminger est son propre producteur à partir de 1952. Il lui arrive de poursuivre sa carrière de metteur en scène à Broadway et d'acteur, surtout au cinéma.

Filmographie

Courts métrages

Acteur

Longs métrages

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Autobiographie [Biographie] / Otto Preminger ; trad. de l'américain par André-Charles Cohen. - Paris : Ramsay, 1988 .
  • Ouvrage : Otto Preminger [Biographie] / Gérard Legrand. - Paris : Cinémathèque Française ; Crisnée : Yellow Now, 1993 .
  • Ouvrage : Otto Preminger [Biographie] / Propos d'Otto Preminger, notes de tournage, extraits d'un scénario, panorama critique ; prés. par Jacques Lourcelles. - Paris : Seghers, 1965 .
  • Ouvrage : The cinema of Otto Preminger [Biographie] / Pratley Gerald. - New-York : Barnes ; London : Zwemmer, 1971 .
  • Périodique : 24 Images, n° 24, printemps 1985. Benoît Patar : "Hommage. Hathaway, Preminger"
  • Périodique : American Film, vol. 14 n° 8, juin 1989. Andrew Sarris : "Otto Preminger"
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 211-212, juillet-septembre 1978
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 381, mars 1986. Jean-Claude Biette : "Le minimum de Preminger"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 446, avril 1993. Jean-François Rauger : "L'homme qui en savait trop"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 552, décembre 2000. Tag Gallagher, Cédric Anger :" La passion selon Preminger"
  • Périodique : Cinéma 72, n° 198, mai 1975. Dominique Rabourdin : "Une carrière est davantage une affaire d'instinct"
  • Périodique : Film Comment, vol. 4 n° 12, août 1991
  • Périodique : Film History, vol. 10 n° 3, 1998
  • Périodique : Films and Filming, vol. 26 n° 2, novembre 1979
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 258, novembre 1999. Andrée tournès : "otto Preminger : notes sur ses quatres premiers films"
  • Périodique : Lumière, n° 32, mars 1974. Amos Lindsay : "O.P. discusses his work as a director"
  • Périodique : Mensuel du Cinéma (Le), n° 5, avril 1993. Bernard Benoliel, Jean-Marc Lalanne : "Otto Preminger"
  • Périodique : Positif, n° 279, mai 1984
  • Vidéo : Otto Preminger : l'empreinte Preminger (1996) - Françoise Marie [Court métrage documentaire] - 26 mn ; coul. et n.&b. ; version originale non sous-titrée

Récompenses et nominations

  • 1955 - Léopard d'or - Festival International du Film (Locarno) - Carmen Jones - Obtenu

Collections liées