John Landis

Personnalité

Réalisateur, producteur, interprète... : années 1960-2020

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  03/08/1950 - Etats-Unis - Chicago, Illinois

Identité

Genre : homme

État civil :

  • John David Landis

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Auteur de l'idée originale, Producteur délégué, Parolier des chansons originales, Coordinateur des cascades, Préfacier, postfacier, Editeur scientifique, Auteur, Interviewer, Annotateur

Biographie

Formation :

A l'âge de sept ans, John Landis voit Le Septième voyage de Simbad (1958) de Nathan Hertz Juran, cela aura une forte influence sur son envie de travailler dans le milieu du cinéma. A dix-sept ans, il se fait engager comme coursier à la Fox. Son opiniâtreté l'emmène en Europe où il travaille sur plus de soixante-dix films comme coursier, assistant de production, répétiteur de dialogues et cascadeur. De retour aux Etats-Unis, il réalise son premier film : il a vingt et un an.

Carrière :

John Landis est un cinéaste culte, reconnu pour son habileté à mêler comédie et genres fantastiques, qui a marqué le cinéma américain par des succès emblématiques et des mélanges audacieux entre satire, horreur et musique.
Le premier film de John Landis, Schlock (1972), est produit avec de l'argent récolté auprès de sa famille et de ses amis proches. Ce pastiche du cinéma fantastique retient l'attention et obtient des prix. Le jeune prodige réalise très vite des comédies qui font la fortune de leurs producteurs : Hamburger film sandwich (1978) et surtout American college (id.) qui va lancer la mode des comédies de campus à l'humour de potache. Très à l'aise dans la comédie où son sens de la satire et du gag fait mouche, John Landis atteint la consécration avec The Blues brothers (1980), road-movie émaillé de carambolages titanesques et de numéros musicaux passés dans l'anthologie. Après une autre comédie très réussie, Un fauteuil pour deux (1982), il se laisse gagner par la facilité et réalise des films construits autour de stars (L'Embrouille est dans le sac, 1991, avec Sylvester Stallone) ou des films de série (Le Flic de Beverly Hills III, 1994). John Landis sait dépasser ses limites lorsqu'il mélange les genres. A cet égard, Le Loup garou de Londres (1981) navigue avec bonheur entre la parodie et un respect véritable des règles du film d'horreur. Dans Série noire pour une nuit blanche (1985), il jongle cette fois avec la parodie et les règles du thriller. Il s'amuse également avec les contes de vampires dans Innocent blood (1992). John Landis joue souvent des petits rôles pour d'autres réalisateurs et apparaît dans plusieurs de ses films. John Landis connaît dès lors une période de productions moins marquantes mais reste actif. En 1994, il réalise Le Flic de Beverly Hills III, sans retrouver le succès des deux premiers volets et ce malgré la star Eddie Murphy. En 1996, il tente une comédie décalée avec The Stupids (inédit), satire absurde qui ne rencontre pas son public. Deux ans plus tard, en 1998, Landis revient à l’univers de ses débuts en réalisant Blues Brothers 2000 (1997), suite très attendue mais critiquée pour son manque de l'énergie du film original. La même année, il dirige Susan’s Plan, autre comédie noire qui passe relativement inaperçue. Le début des années 2000 est marqué par une baisse de production cinématographique pour Landis, qui se concentre davantage sur des projets individuels et des hommages. En 2010, il signe Cadavre à la pelle, une comédie horrifique historique inspirée de faits réels – un retour à ses amours du mélange des genres, mais le film reste confidentiel. Par la suite, Landis annonce vouloir revenir à l'horreur tout en gardant son sens de la satire.

Autres activités :

Il réalise des clips vidéo, dont le plus célèbre est Thriller (1983), avec Michael Jackson. Il est aussi actif à la télévision.

Filmographie

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Abbott and Costello meet Frankenstein [Scénario édité] / ed. by Philip J. Riley ; foreword by Bud Abbott Jr., Vickie Abbott Wheeler, Chris Costello,... [et al.] ; introd. by John Landis, Vincent Pric
  • Périodique : Cahier du Cinéma n°597, janvier 2005
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les) n°337, Juin 1982
  • Périodique : Cahiers du Cinéma N° 463, janvier 1993
  • Périodique : Cahiers du Cinéma n°319, janvier 1981
  • Périodique : Image et Son n°373, Juin 1982
  • Périodique : Time Out n°1098, Septembre1991
  • Site Internet : Interview du réalisateur (Juin 1999)

Récompenses et nominations

  • 1985 - Prix spécial du jury - Festival International du Film Policier (Cognac) - Into the night - Obtenu