Sam Karmann
Personnalité
Interprète, réalisateur, scénariste : 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 23/09/1953 - Egypte - Port-Saïd
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur
Biographie
Formation :
Destiné à devenir médecin, Sam Karmann change pourtant radicalement de voie après avoir découvert le théâtre. Fidèle du metteur en scène Jean-Pierre Bouvier, il joue alors sur les planches Ruy Blas , Don Juan et Lorenzaccio .Carrière :
Récompensé par un Oscar pour le court-métrage Omnibus et figure familière du cinéma français, Sam Karmann s’est imposé comme un incontournable « second couteau » : subtil, éclectique et plébiscité tant pour ses rôles que pour ses réalisations (Kennedy et moi, La Vérité ou presque), il éclaire depuis plus de quarante ans des films majeurs comme Le goût des autres, Place publique ou Couleurs de l’incendie, révélant une sensibilité rare et un humour tout en demi-teinte.
Second couteau au cinéma, Sam Karmann débute dans Le grand pardon (1981), d'Alexandre Arcady, La balance (Bob Swaim, 1983) puis Réveillon chez Bob (Granier-Deferre, 1984). En 1985, Roger Hanin lui confie le rôle de l'inspecteur dans le film antiraciste Train d'enfer. Au début des années 1990, l'acteur triomphe (il obtient notamment un Oscar) avec la réalisation du court métrage Omnibus (1992), qui retrace l'histoire d'un voyageur dont le train ne s'arrête pas, et son rôle dans Cuisine et dépendances (Philippe Muyl, id.) aux côtés d'Agnès Jaoui, Jean-Pierre Darroussin, Zabou et Jean-Pierre Bacri. Apparu dans La cité de la peur (Alain Berberian, 1994) et Le ciel, les oiseaux et ta mère... (Djamel Bensalah, 1998), il est également à l'affiche de Ça reste entre nous (Martin Lamotte, id.). Sam Karmann signe ensuite son premier long métrage, Kennedy et moi (1999), comédie sur le difficile passage de la quarantaine interprétée par Jean-Pierre Bacri. Il retrouve le tandem Jaoui/Bacri pour Le goût des autres (Agnès Jaoui, 2000), avant de repasser derrière la caméra en 2002 avec A la petite semaine. Sam Karmann poursuit son parcours de réalisateur avec La Vérité ou presque (2006), une comédie romantique portée par Karin Viard, en explorant les aléas de la vie amoureuse contemporaine. À la même période, il continue de s'affirmer comme acteur, apparaissant dans la comédie fantastique Les Dents de la nuit (Vincent Lobelle et Stephen Cafiero, 2007) et prêtant sa voix dans le film d’animation Titeuf, le film (Zep, 2010). Discret mais toujours présent, il joue en 2011 dans Radiostars de Romain Lévy et dans Des lendemains qui chantent (2013) de Nicolas Castro, chronique générationnelle où il incarne une figure paternelle en demi-teinte. En 2013 toujours, il participe à la comédie Les Gazelles de Mona Achache où son humour pince-sans-rire apporte une touche singulière. Il continue à alterner premiers et seconds rôles dans Rupture pour tous (Eric Capitaine, 2015) et Grand froid (2016), comédie noire signée Gérard Pautonnier. Il apparaît aussi dans le drame Ôtez-moi d’un doute (2016) de Carine Tardieu et dans Abdel et la comtesse (2017) d’Isabelle Doval, où il campe des personnages toujours nuancés. En 2017, il retrouve Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri dans Place publique, incarnant cette génération navigant entre nostalgie et dérision. Son goût pour la comédie se confirme avec Demi-sœurs (Saphia Azzeddine et François-Régis Jeanne, 2017) et sa participation à l’expérimentation numérique pour le film à sketchs Selfie (Vianney Lebasque et Thomas Bidegain, 2018), où il évolue dans une société hyperconnectée. Il donne ensuite la réplique dans Les Vedettes (2020) de Jonathan Barré, satire grinçante du monde du spectacle. Toujours fidèle à ce statut de « second couteau » qui l’a rendu indispensable au paysage du cinéma français, Sam Karmann poursuit, ces dernières années, ses collaborations avec la nouvelle génération de cinéastes, apparaissant en faussaire dans Couleurs de l’incendie (2022) de Clovis Cornillac et dans la comédie chorale Heureux gagnants (2023) de Maxime Govare et Romain Choay, prouvant, une fois encore, son éclectisme et sa capacité à se renouveler.
Autres activités :
A la télévision, Sam Karmann s'illustre dans la série Navarro jusqu'en 1992, tandis qu'au théâtre il s'impose avec Cuisine et dépendances . Il joue également dans Raisons de famille (Gildas Bourdet, 1999).Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Liens familiaux
Parent de :