Dany Carrel

Personnalité

Interprète, auteure adaptée, productrice : années 1950-1990

Nationalité :  France

Naissance :  20/09/1932 - Tourane, Annam, Indochine française

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Yvonne Suzanne Chazelles du Chaxel
  • Yvonne Suzanne Chazelles du Chaxel

Fonctions : Acteur, Auteur

Biographie

Formation :

Née d'un père, Directeur Général des Douanes (décédé alors qu'elle n'a que trois ans), et d'une mère indochinoise, Suzanne Chazelles du Chaxel est placée par sa tutrice à l'orphelinat des soeurs de Saint-Vincent de Paul de Louveciennes (Yvelines). C'est en allant en cachette au cinéma avec l'abbé Bel, qu'elle commence à rêver d'une carrière de comédienne. A quinze ans, elle intègre le Conservatoire de Musique de Marseille, avant de suivre les cours d'Art Dramatique des Mathurins de Madame Bauer-Thérond, à Paris. Grâce à son brevet de l'Ecole Commerciale de Marseille, elle travaille en tant que secrétaire dactylo en attendant sa chance. Elle fait finalement ses débuts au théâtre, dans la pièce de Pierre Frondaie, l'Insoumise , où elle incarne une ingénue espiègle.

Carrière :

Dany Carrel, figure incontournable du cinéma français des années 1950-1960, marque les esprits par ses rôles audacieux sous la direction de René Clair (Les Grandes Manœuvres, Porte des Lilas) et Julien Duvivier (Pot-Bouille), avant de s'imposer au théâtre face aux critiques de la Nouvelle Vague.
C'est aux journées de juin, organisées au Théâtre de la Potinière par Madame Bauer-Thérond, que l'assistant du metteur en scène Henri Decoin remarque Suzanne Chazelles du Chaxel. Elle décroche un petit rôle, à l'âge de dix-huit ans, dans Dortoir des grandes (1953), aux côtés de Jean Marais. Suzanne devient alors Dany Carrel. Sa carrière est lancée. Son charme un tantinet exotique retient l'attention de nombreux réalisateurs. C'est ainsi qu'elle tourne presque sans s'arrêter entre février 1954 et octobre 1955. René Clair lui offre le rôle d'une prostituée débutante dans Les grandes manœuvres (1955), rôle qui lui vaudra des critiques dithyrambiques. Mais elle connaît la consécration avec le seul grand rôle féminin de Porte des Lilas (1956), que lui confie René Clair. La même année, Jean Duvivier lui donne l'occasion d'exprimer tout son talent de comédienne dans Pot-Bouille. Elle participe à de nombreux films majeurs des années 50 et 60, comme la Prisonnière, d'Henri-Georges Clouzot (1968). Son joli minois et son talent ne lui permettent cependant pas de décrocher des rôles à la mesure de ses ambitions. Elle ne connaîtra jamais la renommée mondiale dont elle a toujours rêvé. C'est pourquoi elle s'oriente plus vers le théâtre et la télévision, depuis le milieu des années 70.

Autres activités :

Dany Carrel joue beaucoup au théâtre, mais elle tourne également pour la télévision, dans des films comme la Maison de marbre , de Jacques Trebouta (1977), le Féminin pluriel , de Marcel Camus (1981), ou encore les Nerfs à vif , d'Yves Ciampi (1982). On lui doit en outre la co-production de RAS , le film d'Yves Boisset sur la guerre d'Algérie. Quant à ses souvenirs, elle les a rassemblés dans un livre dont le titre est un hommage à sa mère : l'Annamite , aux éditions Robert Laffont (1991).

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : L'annamite / Dany Carrel.- Paris : Robert Laffont, 1991
  • Ouvrage : Vénus de mélos : les belles actrices du cinéma français des années 60 / Henry-Jean Servat.- Paris : H. Veyrier, 1987
  • Périodique : Cinématographe, n° 106, janvier 1985
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 15, 9 avril 1987
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 61, n° 32, 6 août 1981
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 62, n° 21, 20 mai 1982
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 62, n°5, 28 janvier 1982
  • Périodique : Film Dope, n°6, novembre 1974

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