Sissy Spacek
Personnalité
Interprète, décoratrice : années 1970-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 25/12/1949 - Etats-Unis - Quitman, Texas
Identité
Genre : femme
État civil :
- Mary Elizabeth Spacek
Fonctions : Acteur, Intervenant, Décorateur
Biographie
Formation :
Sissy Spacek s'inscrit à l'Actors Studio, où elle suit les cours de Lee Strasberg. Elle fait sa première apparition au cinéma dans Trash (Paul Morissey, 1972).Carrière :
Sissy Spacek, visage angélique et regard d’acier, est l’une des actrices les plus énigmatiques du cinéma américain, capable de passer de la fragilité la plus touchante à une intensité dramatique glaçante. Son nom reste à jamais associé à des rôles cultes comme Carrie au bal du diable ou Nashville Lady, et à une carrière jalonnée d’un Oscar, de Golden Globes et de collaborations avec les plus grands cinéastes.
Le visage pâle de Sissy Spacek, ses taches de rousseur et ses grands yeux bleus la prédestinent à incarner le plus souvent des adolescentes ou des femmes-enfants. Les personnages passifs et soumis à l'autorité d'un proche semblent également lui coller à la peau. Etouffée par une mère bigote et possessive dans l'horrifique et mythique Carrie de Brian DePalma (1976), elle avait déjà été entraînée par son petit ami dans une cavale meurtrière dans La Balade sauvage (Terrence Malick, 1974) qui l'avait révélée. L'actrice enchaîne très vite les compositions dramatiques et est ainsi la douce et étrange Pinky Rose, l'une des Trois femmes (1977) du drame onirique de Robert Altman, aux côtés de Shelley Duvall et Janice Rule. La consécration vient avec le changement de registre qu'elle effectue pour Nashville Lady (Mickael Apted, 1979), où elle interprète, de l'adolescence à la maturité, Loretta Lyne, une chanteuse de country-music. Elle obtient pour ce rôle dans lequel elle chante elle-même un Oscar et un Golden Globe.
Elle est ensuite dirigée par son mari, Jack Fisk, dans le drame L'Homme de l'ombre (1981) : il la dirigera à plusieurs autres reprises, au cinéma et à la télévision. Elle incarne ensuite l'épouse d'un disparu d'une victime de la dictature chilienne, partie sur ses traces en compagnie de son beau-père dans Missing, porté disparu (Costa-Gavras, 1982), rôle dans lequel elle fascine par son aptitude à "être" et non à "jouer" son personnage. En 1985, Sissy Spacek concourt pour l'oscar de la meilleure actrice avec La Rivière (Mark Rydell, 1984), où elle compose une fermière dont les récoltes sont menacées par une crue. Crimes du cœur (Bruce Beresford, 1986) fait d'elle la sœur de Jessica Lange et de Diane Keaton dans un drame familial, tandis que dans The Long Walk Home (Richard Pearce, 1990), elle incarne une bourgeoise blanche soutenant le combat pour les droits civiques de sa femme de ménage noire (Whoopi Goldberg). Elle retrouvera cette période dans La Couleur des sentiments (Tate Taylor, 2011). En 1991, Oliver Stone lui confie le rôle de la femme de Kevin Costner enquêtant sur la mort de Kennedy dans son spectaculaire JFK. Les rôles intéressants se font plus rares et il faut attendre Affliction (Paul Schrader, 1997) et Une histoire vraie (David Lynch, 1999) pour que Sissy Spacek retrouve des films à sa mesure même si ses personnages, discrets et effacés, n'y sont guère développés.
C'est avec In the Bedroom (Todd Field, 2001) que sa carrière est réellement relancée, son personnage de mère d'un jeune homme assassiné lui permet d'obtenir une nouvelle nomination à l'Oscar de la meilleure actrice. On la retrouve dans La Maison au bout du monde (Michael Mayer, 2004) et parmi les neuf femmes autour desquelles Rodrigo Garcia élabore Nine Lives (2005). Le Cercle - The Ring 2 (Hideo Nakata, 2005) puis American Haunting (Courtney Solomon, 2005) lui permettent de renouer avec le cinéma d'horreur qui la révéla. Elle participe aussi à des œuvres plus réalistes comme L'Affaire Josey Aimes (Niki Caro, 2005) où elle incarne la mère de la courageuse mineuse jouée par Charlize Theron, ou comme le drame nostalgique Le Grand Jour (Aaron Schneider, 2009), en amour secret de Robert Duvall. On la retrouve dans le thriller Cold Blood (Stefan Ruzowitzky, 2012) où elle joue la mère de l'ancien boxeur interprété par Charlie Hunnan. A partir les années 2010, Sissy Spaceck s’éloigne du grand écran pour apparaitre dans les séries télé ou les films de plateforme. Contre toute attente, elle fait son grand retour au cinéma en 2026, avec Die My Love (2025) de Lynn Ramsay, un thriller psychologique où son personnage, une mère confrontée à la folie de sa fille, offre une nouvelle preuve de sa capacité à incarner des femmes prises dans l’étau du destin et de la culpabilité.