Laurent Lucas
Personnalité
Interprète, producteur : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 20/07/1965 - France - Paris, Seine
Identité
Genre : homme
Fonctions : Acteur
Biographie
Formation :
Après une formation d'art dramatique à l'école Charles-Dullin, entre 1989 et 1990, Laurent Lucas entre au Théâtre national de Strasbourg en 1993. Il s'y distingue aussi bien dans le répertoire classique que contemporain.Carrière :
Laurent Lucas se distingue comme un acteur aux choix audacieux, reconnu pour ses rôles intenses et ambivalents qui le positionnent comme une figure incontournable du cinéma d’auteur contemporain, tant en France qu’au Canada. Du drame psychologique au thriller intime, il incarne avec une rare intensité des personnages complexes qui portent la marque de sa grande finesse d’interprétation.
C'est en comédien de théâtre confirmé que Laurent Lucas aborde sa première composition à l'écran en 1996 dans J'ai horreur de l'amour (Laurence Ferreira Barbosa), qui le présente en séropositif tourmenté. Sa carrière cinématographique s'accélère à partir de 1998. Intellectuel trouble dans Rien sur Robert (Pascal Bonitzer, 1998), il joue aussi le frère de Karin Viard dans La nouvelle Eve (Catherine Corsini, 1998), actrice qu'il retrouve pour Haut les coeurs ! (Solveig Anspach, 1998) où il incarne un mari compatissant envers sa femme, enceinte et atteinte d'un cancer, rôle qui lui vaut une nomination aux Césars en 2000 dans la catégorie du Meilleur espoir masculin. Il lui faut attendre l'année 2000 pour se révéler vraiment à un public plus large grâce au succès de la comédie dramatique de Dominik Moll, Harry, un ami qui vous veut du bien, où la complexité du personnage du père de famille déstabilisé par un ami envahissant lui sied à merveille. Les années suivantes sont extrêmement prolifiques pour Laurent Lucas puisqu'il tourne environ trois films par an. Toutes ses interprétations sont choisies, consistantes. Et le cinéma d'auteur semble affectionner son air énigmatique et ambigu en le faisant souvent tête d'affiche. Laurent Lucas y est tantôt bourreau, tantôt victime. Il est PDG manipulateur dans Violence des échanges en milieu tempéré (Jean-Marc Moutout, 2002), neurologue pervers dans Qui a tué Bambi (Gilles Marchand, 2002), violeur et tueur dans Tiresia (Bertrand Bonello) et dans Contre enquête (Franck Mancuso, 2006). Mais il est innocent en cavale dans Va petite (Alain Guesnier, 2001), séquestré et torturé dans Calvaire (Fabrice du Welz, 2003), en proie à ses névroses dans Lemming (Diminik Moll, 2004). Laurent Lucas semble s'essayer à tous les genres, de la comédie comme dans Rire et châtiment (Isabel Doval, 2002) au thriller comme Sans état d'âme (Vincenzo Marano, 2008). Vivant depuis quelques années au Canada, l'acteur tourne dans des réalisations canadiennes. Toujours en 2008, il tient un rôle dans Sommeil blanc de Jean-Paul Guyon, et en 2011, il apparaît dans Je me suis fait tout petit de Cecilia Rouaud, confirmant sa présence dans des films introspectifs et chargés d'émotion. L’année 2014 est particulièrement significative avec sa performance dans Alléluia (2013) de Fabrice Du Welz, où il incarne un homme tourmenté, et Piégé (id.) de Yannick Saillet qui s’inscrivent dans des registres thriller et horreur, réaffirmant son goût pour les atmosphères lourdes et les personnages ambivalents. En 2014, il continue dans cette veine dramatique avec Les Démons de Philippe Lesage, un film marqué par une tension psychologique palpable. 2015 est l'année de Grave de Julia Ducournau, où Laurent Lucas joue un père à la fois protecteur et distant, dans un film devenu culte du cinéma d’horreur contemporain, révélant encore une fois son aptitude à des rôles profonds, souvent marqués par la dualité émotionnelle. La même année, il est au générique de L'Odyssée de Jérôme Salle, un drame biographique à large audience. Entre 2017 et 2019, l'acteur participe à une série de films marquants : Une intime conviction (2017) de Antoine Raimbault, thriller judiciaire où sa prestation est saluée pour sa justesse, puis Adoration (F. Du Welz, 2018), où il joue un rôle parentale chargé de densité émotionnelle. Toujours en 2018, il est présent dans Un vrai bonhomme de Benjamin Parent, un drame social témoignant de son engagement dans des films actuels et sensibles. Depuis cette date Laurent Lucas alterne téléfilms et série TV. Il revient sur le grand écran en 2024 avec Comme le feu (Philippe Lesage, 2023) et en 2025 pour Le Dossier Maldoror (F. Du Welz, 2024).