Catherine Jacob

Personnalité

Interprète : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  16/12/1956 - France - Paris, Seine

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Catherine Anne Marie Rachel Jacob

Fonctions : Acteur

Biographie

Formation :

Après avoir obtenu un diplôme d'architecture, Catherine Jacob s'installe à Paris et s'inscrit au cours Florent. A sa sortie en 1985, elle écrit un one woman show, Bienvenue au club , traçant onze portraits de personnages trop sûrs d'eux. Elle fait sa première apparition à l'écran dans Un amour de Swan (1983) de Volker Schlöndorff.

Carrière :

Figure de la comédie populaire française, Catherine Jacob séduit par son élégance atypique et son humour corrosif, incarnant avec brio des femmes fantasques, énergétiques ou machiavéliques depuis son César du meilleur espoir féminin pour La vie est un long fleuve tranquille.
Catherine Jacob est révélée par son rôle de bonne dans La vie est un long fleuve tranquille (Etienne Chatiliez, 1987) : elle remporte le César du meilleur espoir féminin pour son interprétation de Marie-Thérèse, l'employée des Le Quesnoy, enceinte alors qu'elle est persuadée d'être toujours vierge. En 1989, Etienne Chatiliez lui confie le rôle de la nièce de Tatie Danielle où elle excelle dans ce personnage de coiffeuse arriviste, à la fois gentille et ridicule.
En 1990, elle rencontre Gérard Depardieu sur le tournage de Merci la vie (Bertrand Blier), qui lui propose de jouer dans Mon père, ce héros (Gérard Lauzier, 1991). Si Catherine Jacob s'applique à interpréter des personnages aussi différents que possible, elle garde une prédilection pour les rôles comiques, plantant des femmes fantaisistes et énergiques. Elle est hilarante en Française moyenne, épouse de Daniel Russo dans Neuf mois (Patrick Braoudé, 1993). Elle sait aussi jouer les vraies garces, comme dans La soif de l'or (Gérard Oury, 1992) où elle rend la vie impossible à Christian Clavier. En diva déclinante du théâtre de boulevard, elle tient tête à Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret dans Les grands ducs (Patrice Leconte, 1995). Plantureuse productrice de films X du Coeur à l'ouvrage (Laurent Dussaux, 1998), mère possessive dans Dieu et grand, je suis toute petite (Pascale Bailly, 1998), maîtresse jalouse dans J'ai faim !!! (Florence Quentin 2000), Catherine Jacob joue avec un humour grinçant et un langage de charretier qui détonnent avec son allure sophistiquée. Les années 2000 lui offrent toujours des rôles comiques ; en 2005 elle est l'inénarrable Duchesse Marie-Claude Saumur Chantilly dans Les Aristos (Charlotte de Turckheim). Mais on peut également voir l'actrice en infirmière dans le thriller français Qui a tué Bambi ? (Gilles Marchand, 2002), en femme d'un directeur d'une maison de correction des années 30 dans le drame Les Hauts murs (Christian Faure, 2006). En 2009, elle interprète, aux côtés de Jane Birkin et Caroline Cellier, une femme tour à tour fragile et émouvante, battante et drôle dans Thelma, Louise et Chantal (Benoît Pétré). L’année suivante, elle adopte un ton sombre dans Livide (2010) d’Alexandre Bustillo et Julien Maury, plongeant dans l’horreur fantastique. Elle revient à la comédie romantique dans L’Ex de ma vie (2013) de Dorothée Sebbagh, incarnant une mère fantasque qui bouscule les projets de sa fille. En 2015, elle se prête au jeu du burlesque familial dans Joséphine s’arrondit de Marilou Berry et campe une marraine excentrique dans Un jour mon prince de Flavia Coste. Dans Chez nous (2016) de Lucas Belvaux, elle étonne en interprétant une figure politique ambiguë, cheffe de parti extrémiste, colorant son personnage de son humour ravageur. L’année suivante, elle apparaît dans Les Goûts et les couleurs de Myriam Aziza, retrouvant le ton léger et pétillant des comédies françaises. En 2020, Franck Dubosc la dirige dans Rumba la vie, où, dans la peau d’une professeure un brin cynique, elle glisse avec la même rouerie entre la tendresse et le sarcasme.

Autres activités :

Catherine Jacob assoit également sa popularité en jouant dans de nombreux téléfilms. En 1994, son rôle dans Sur un air de mambo de Jean-Louis Boticelli lui vaut un prix d'interprétation au Festival de Shanghai. Qui mange qui ? (1997) de Dominique Tabuteau, où on la retrouve en inspectrice de l'hygiène à la Répression des fraudes, est un succès public. Au théâtre, elle interprète notamment Frosine dans L'avare , mis en scène par Jérôme Savary au théâtre Chaillot en 1993.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Première, n° 228, mars 1996
  • Site Internet : Bio Star

Récompenses et nominations

  • 1994 - Prix spécial du jury - Festival International du Film Policier (Cognac) - Les Braqueuses - Obtenu
  • 1987 - Meilleur espoir féminin - César du Cinéma Français - La Vie est un long fleuve tranquille - Obtenu