Sharon Stone
Personnalité
Interprète, productrice... : années 1980-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 10/03/1958 - Etats-Unis - Meadville, Pennsylvanie
Identité
Genre : femme
État civil :
- Sharon Vonne Stone
Fonctions : Acteur, Coproducteur, Producteur exécutif
Biographie
Formation :
Issue d'une famille modeste, dotée d'une personnalité atypique, Sharon Stone entame des études de droit puis de lettres ; elle prend en parallèle des cours privés de comédie. Elle devient mannequin pour une grande agence new yorkaise, mais abandonne peu à peu ce métier après avoir décidé de devenir actrice de cinéma.Carrière :
Sharon Stone, icône hollywoodienne aux multiples visages, a marqué l’histoire du cinéma par son audace, son charisme et sa capacité à incarner des femmes fatales inoubliables, tout en défiant les attentes pour imposer un talent bien au-delà de son image de sex-symbol. Nominée aux Oscars, lauréate d’un Golden Globe et récompensée pour l’ensemble de sa carrière, elle reste l’une des actrices les plus emblématiques de sa génération.
Sharon Stone a dû attendre plus d'une décennie avant d'être reconnue. Au début de sa carrière, les réalisateurs n'exploitent que sa plastique parfaite et lui proposent le plus souvent des rôles inconsistants. Après quelques navets (La ferme de la terreur, Wes Craven, 1981 ; Police Academy 4, Jim Drake, 1987), l'actrice se fait remarquer par Paul Verhoeven qui lui propose le rôle d'une traîtresse experte en karaté, épouse d'Arnold Schwarzenegger (Total Recall, 1990). Ce personnage lui permet d'accéder au rôle qui va faire d'elle l'un des sex-symbols hollywoodiens des plus courtisés. Sharon Stone connaît la consécration avec le triomphe de Basic instinct (Paul Verhoeven, 1992). Elle y incarne Catherine Tramell, une romancière bisexuelle, perverse et provocante, soupçonnée d'avoir commis un meurtre avec un pic à glace. Dans ce film aux scènes d'amour torrides, l'actrice partage la vedette avec Michael Douglas. Elle enchaîne avec Sliver (Phillip Noyce, 1993), où, relookée façon Grace Kelly, elle joue de nouveau sur son sex-appeal. Puis elle essaye de brouiller les pistes dans des rôles à contre-emploi : celui d'une épouse trompée, dans Intersection (Mark Rydell, 1994), un remake des Choses de la vie (Claude Sautet, 1970), puis celui d'une tireuse d'élite dans le western Mort ou vif (Sam Raimi, 1995). Puis Martin Scorsese offre à l'actrice un rôle décisif dans Casino (1995) : Sharon Stone y incarne une virtuose de l'arnaque qui sombre peu à peu dans l'alcool et la drogue, et aborde avec finesse et sensibilité son personnage dramatique. S'enchaînent ensuite des films mineurs qui sont des échecs commerciaux, comme Diabolique (Jeremiah Chechick, 1995), pâle remake des Diaboliques de Clouzot, le film de science-fiction Sphere (Barry Levinson, 1997), Gloria, (Manuela Viegas, 1999), La muse (Albert Brooks, 1999), et Simpatico (Matthew Warchus, 1999). La carrière de Sharon Stone s'essouffle alors quelque peu. On la revoit dans Catwoman (Pitof, 2003), un blockbuster qui remet l'actrice sur le devant de la scène. Elle incarne ensuite la mère d'un jeune dealer (interprété par Justin Timberlake) dans Alpha dog (Nick Cassavetes, 2004). Sharon Stone endosse à nouveau le rôle de Catherine Tramell dans Basic instinct 2 (Michael Caton-Jones, 2005) mais le succès en salle n'est pas au rendez-vous. Après cet échec, Sharon Stone se tourne vers des projets plus éclectiques et indépendants. Elle apparaît dans Bobby (Emilio Estevez, id.), fresque chorale sur l’assassinat de Robert Kennedy, où elle incarne une coiffeuse désabusée, puis dans Broken Flowers (Jim Jarmusch, 2004), comédie dramatique saluée à Cannes, où elle campe une veuve excentrique et attachante, prouvant qu’elle peut aussi briller dans des registres plus subtils. Dans les années 2010, elle diversifie ses choix : elle prête ses traits à une femme d’affaires impitoyable dans Largo Winch 2 (Jérôme Salle, 2010), puis à une mère de famille confrontée à la pornographie dans Lovelace (Rob Epstein, Jeffrey Friedman, 2012), biopic de Linda Lovelace. Elle s’amuse aussi dans Apprenti Gigolo (John Turturro, id.), comédie décalée où elle joue une dermatologue en quête d’aventures. En 2018, elle rejoint l’univers de Steven Soderbergh dans The Laundromat, satire sur les Panama Papers.