Harry Belafonte
Personnalité
Interprète, producteur, chanteur... : années 1950-2010
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 01/03/1927 - Etats-Unis - New York, New York
Décès : 25/04/2023 - Etats-Unis - New York, New York
Identité
Genre : homme
État civil :
- Harold George Bellanfanti Jr.
Fonctions : Acteur, Producteur, Interprète des chansons préexistantes, Compositeur de la musique originale, Auteur secondaire
Biographie
Formation :
Né de parents antillais, Harry Belafonte passe une partie de son enfance à la Jamaïque. De retour à Harlem, il suit des études d'art dramatique puis intègre la troupe de l'American Negro Theater . Il se lance dans la chanson et devient un artiste de cabaret très populaire. A l'origine du calypso, style musical qui mélange le jazz aux rythmes antillais, Il est durant les années 1950 une des rares stars noires de l'industrie du disque.Carrière :
Harry Belafonte fut l’une des grandes figures du chant populaire américain, mais aussi un acteur rare et engagé, dont le cinéma a souvent prolongé les combats contre le racisme. Sa carrière d’écran reste surtout marquée par quelques rôles emblématiques, de Carmen Jones à BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan, et par l’empreinte durable laissée par Day-O (The Banana Boat Song) dans la pop culture.
Le succès que connaît Harry Belafonte à Broadway et au music-hall est rapidement exploité par le cinéma. Le chanteur révèle un talent certain de comédien en vedette de Carmen Jones (1954) d'Otto Preminger, adaptation " noire " de l'opéra de Bizet. En 1957, il laisse deviner une romance avec une Blanche dans le mélodrame antiraciste Une île au soleil de Robert Rossen. Après un film policier, Le Coup de l'escalier (1959) de Robert Wise, Harry Belafonte préfère se consacrer à la chanson et à des causes humanitaires, jugeant le cinéma américain trop paternaliste à l'égard des Noirs. Avec son ami Sydney Poitier, il se lance dans les années 1970 dans la production de films interprétés et réalisés par des Noirs. Il est lui-même un des héros de Buck et son complice (1971) de Sydney Poitier. En 1984, il produit un film sur la culture hip-hop, Beat street de Stan Lathan, puis apparaît dans quelques films de Robert Altman, dont The Player (1991) et Kansas city (1995). Il retrouve ensuite le grand écran dans Bobby (2006) d’Emilio Estevez, où il incarne Nelson, au sein d’un film choral sur l’Amérique des années 1960. Sa présence se fait encore plus ponctuelle dans les années 2010, avec des participations à des documentaires consacrés à l’histoire des droits civiques et à sa propre trajectoire, notamment Sing Your Song (2011). Son dernier rôle de fiction notable est celui de Jerome Turner dans BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan (2017) de Spike Lee, où il incarne une figure tutélaire de la lutte antiraciste. Après cette apparition, sa filmographie se referme surtout sur des archives et des documentaires, qui consacrent sa place à part dans l’histoire du cinéma américain.
Tim Burton relance la carrière musicale d’Harry Belafonte (et l’installe par la même dans la pop culture) en intégrant la chanson, composée en 1955, Day-O (The Banana Boat Song) à la BO de Beetle Juice (1987).
Autres activités :
Harry Belafonte mène de front plusieurs luttes au service de causes humanitaires. Depuis 1963, il combat pour l'intégration raciale, le désarmement nucléaire et la paix dans le monde.Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Liens familiaux
Marié(e) à :
- Julie Robinson - 08/03/1957 - 00/00/2004. Divorcé.