Roland Giraud
Personnalité
Interprète : années 1960-2020
Nationalité : France
Naissance : 14/02/1942 - Maroc - Rabat, Protectorat français au Maroc
Identité
Genre : homme
Fonctions : Acteur, Voix (doublage)
Biographie
Formation :
Roland Giraud grandit dans le sud-ouest de la France. A dix-neuf ans, il part s'installer à Paris. Engagé au Châtelet comme choriste, il apparaît dans des opérettes comme L'Auberge du cheval blanc . Puis il s'inscrit au cours Furet où il se lie avec Michel Sardou et Michel Fugain. Il fait de la synchronisation, suit les tournées Karsenty et entre dans la troupe de café-théâtre de Coluche en 1971. Il apparaît pour la première fois à l'écran en 1974 dans Bons baisers, à lundi de Michel Audiard.Carrière :
Roland Giraud s’impose comme une figure emblématique du cinéma français grâce à une carrière où il excelle dans les comédies populaires tout en abordant également des registres plus variés, dont le drame, toujours avec un naturel et une authenticité qui lui valent la sympathie du public. Sa capacité à incarner des personnages simples, humains et attachants fait de lui un acteur incontournable des scènes cinématographiques françaises depuis les années 1980.
Roland Giraud fait longtemps office de second rôle dans des comédies (Le Pion, 1978, de Christian Gion ; Et la tendresse ? Bordel !, id., de Patrick Schulmann ; Signes extérieurs de richesse, 1983, de Jacques Monnet). En 1983, il décroche la vedette, au côté de Jacqueline Maillan, Michel Galabru et Martin Lamotte, de Papy fait de la résistance de Jean-Marie Poiré. Mais c'est Trois hommes et un couffin (1985) de Coline Serreau qui le révèle dans une composition de célibataire touché par la grâce dans son nouveau rôle de père. Giraud joue aussi les séducteurs : Vaudeville (1984) de Jean Marboeuf, La Vie dissolue de Gérard Floque (1986) de Georges Lautner, Tant qu'il y aura des femmes (1987) de Didier Kaminka. Avec Cross (1986) de Philippe Setbon, il touche à un registre trop rare à son goût : le drame. Il tourne avec plaisir des films en costumes tels que Liberté, égalité, choucroute (1984) de Jean Yanne ou Corentin ou les Infortunes conjugales (1987) de Jean Marboeuf. On le remarque encore dans Le Complexe du kangourou (1986) de Pierre Jolivet, où il campe un citadin de quarante ans en pleine crise sentimentale, dans Sup de fric (1991) de Christian Gion, dans Je t'aime quand même (1993) de Nina Companeez et dans Quatre garçons pleins d'avenir (1997) de Jean-Paul Lilienfeld. À partir de la fin des années 1990, Roland Giraud continue d'apparaître dans des comédies et des films populaires tout en renouvelant parfois ses rôles. Il tient le rôle principal dans Dix-huit ans après (2001) de Coline Serreau, suite de Trois hommes et un couffin, retrouvant ses anciens complices, malgré un succès moindre que le film original. En 2008, il joue dans De l'autre côté du lit de Pascale Pouzadoux, comédie où il campe un personnage confronté aux changements conjugaux. En 2010, il est à l'affiche de L'Italien (2009) d'Olivier Baroux, une comédie dramatique où il enrichit sa palette déjà variée. L'année 2011 le voit au générique de Beur sur la ville (2010) de Djamel Bensalah, renouant avec des thèmes plus contemporains. En 2013, il connaît un nouveau succès populaire avec La Cage dorée (2012) de Ruben Alves, où il incarne un immigré portugais en France attachant et drôle. Plus récemment, en 2017, il participe à l'adaptation cinématographique de la bande dessinée Les Vieux Fourneaux de Christophe Duthuron, rôle marquant dans cette comédie sociale. Après cette dernière apparition notable, Roland Giraud met fin à sa carrière cinématographique en 2020, marquant la fin d'une longue et riche trajectoire au cinéma.