Mathilda May
Personnalité
Interprète : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 08/02/1965 - France - Saint-Ouen, Seine
Identité
Genre : femme
État civil :
- Karin Haïm
Fonctions : Acteur, Voix (doublage), Interprète des chansons originales, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Dès l'âge de huit ans, Mathilda May se consacre à la danse. Onze ans de pratique lui valent un premier prix au Conservatoire national, à Paris. Sa rencontre avec l'agent Myriam Bru oriente sa carrière artistique vers le cinéma.Carrière :
Mathilda May, icône des années 1980 et muse de Chabrol, incarne l’alliance rare entre glamour sulfureux et exigence artistique, traversant le cinéma français et international avec une élégance aussi mystérieuse que son parcours.
Mathilda May devient rapidement une actrice à la mode grâce à des apparitions dans Nemo (Arnaud Sélignac, 1984) et Les rois du gag (Claude Zidi, 1985). Sa beauté sombre et pulpeuse fait la une des magazines tandis que son talent d'actrice est consacré grâce au Cri du hibou (Claude Chabrol, 1987) et à La passerelle (Jean-Claude Sussfeld, 1988). Après l'échec public de Trois places pour le 26 (Jacques Demy, 1988), où elle danse au côté d'Yves Montand, elle entame une carrière internationale inégale (Le tango nu, Leonard Schrader, 1990 ; Le cri de la roche, Werner Herzog, 1991 ; Becoming Colette, Danny Huston, 1991). Elle retrouve la France avec Toutes peines confondues (Michel Deville, 1992) mais peine à retrouver la notoriété des années 1980. Son apparition dans une superproduction, Le chacal (Michael Caton-Jones, 1997), où elle donne la réplique à Bruce Willis et à Richard Gere, est à l'image de son parcours en dents de scie. Mathilda May alterne projets ambitieux et apparitions plus discrètes. Elle incarne la princesse Shams dans Soraya (Lodovico Gasparini, inédit, 2003), puis se distingue dans La Fille coupée en deux (2006), de nouveau avec Chabrol. Elle prête sa voix à Pocahontas dans Ralph 2.0 (2018) et enchaîne les rôles dans des comédies (Je ne rêve que de vous, 2018) ou des drames (Le Chemin du bonheur, 2020). Malgré des choix éclectiques, elle ne retrouve jamais tout à fait la lumière des années 1980, mais reste une figure du cinéma français, entre classicisme et audace.