John Boorman

Personnalité

Réalisateur, producteur, scénariste... : années 1960-2010

Nationalité :  Royaume-Uni

Naissance :  18/01/1933 - Royaume-Uni - Shepperton, Middlesex, Angleterre, Royaume-Uni

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Intervenant, Dialoguiste, Scénariste, Producteur, Auteur, Editeur scientifique, Préfacier, postfacier, Auteur secondaire, Auteur primaire, Annotateur

Biographie

Formation :

A dix-sept ans, John Boorman rédige des critiques de films dans des revues spécialisées et participe à des émissions de radio consacrées au cinéma. En 1955, il travaille en tant que monteur pour une chaîne de télévision privée, ITN. Il réalise ensuite des documentaires pour la Southern Television. A la BBC, il tourne une série de portraits documentaires, Citizen 63 , The newcomers .

Carrière :

Cinéaste britannique visionnaire, John Boorman a marqué l'histoire du cinéma par ses œuvres audacieuses mêlant mythes, quêtes initiatiques et critique sociale. Réalisateur de films cultes tels que Délivrance, Excalibur et La Guerre à sept ans, il a reçu de nombreuses distinctions dont le prix de la mise en scène à Cannes et cinq nominations aux Oscars.
En 1965, John Boorman réalise son premier long métrage, Catch us if you can avec le groupe de chanteurs Dave Clark Five. Ce film traite déjà de la quête, thème récurrent de l'ensemble de son œuvre. Parti aux Etats-Unis faire des repérages pour un film sur le réalisateur David W. Griffith qu'il doit réaliser pour la télévision (The Great director), John Boorman rencontre l'acteur Lee Marvin. Ils s'engagent ensemble dans Point blank (1967), un film de gangsters qui se transforme en fable sur l'Amérique contemporaine. Deux ans plus tard, il retrouve Lee Marvin pour Hell in the Pacific qui met en scène un officier américain et un officier japonais (interprété par Toshiro Mifune) face à face sur une île déserte. Cette variation sur les rapports maître et esclave se double d'une allégorie sur les antagonismes culturels. Ce film dévoile chez Boorman un sens de la nature, notamment par le travail effectué sur les sons et les couleurs. Le cinéaste exprime là son obsession du regard, tout comme dans Leo the last (1970). En 1972, il tourne Delivrance, une réflexion violente sur l'hostilité de la nature, la confrontation entre le monde urbain et le monde rural. Le réalisateur s'essaie à la science-fiction l'année suivante avec Zardoz qui alimente sa réflexion sur le devenir des civilisations. Face à l'échec du film, il accepte de tourner la suite de L'exorciste de William Friedkin, intitulée The Heretic (1977). Le film devient un thriller métaphysique doublé d'une réflexion sur l'hypnose. Excalibur (1981) et Emerald Forest (1985) se placent dans la continuité de la thématique de Boorman : la quête initiatique et symbolique au terme de laquelle les personnages acquièrent une meilleure connaissance d'eux-mêmes. Le cinéaste livre avec Excalibur une version envoûtante et sombre de la légende des chevaliers de la Table Ronde, à la recherche du Graal, c'est-à-dire de l'harmonie avec l'Univers. Emerald Forest (La Forêt d'émeraude), fable sur le choc des cultures, narre les retrouvailles entre un ingénieur américain et son fils élevé par une tribu autochtone de la forêt amazonienne. Il est toujours question de quête de soi dans Hope and Glory (1987), mais cette fois Boorman puise son inspiration dans sa propre enfance. Après quelques films mineurs (Where the heart is, 1990 ; I dreamt I woke up, 1991 ; Two nudes bathing, 1995), il revient au pessimisme de ses premières œuvres avec Beyond Rangoon (1995). Cinéaste visuel fasciné par les mythes, l'imaginaire et les rêves, John Boorman s'approprie les genres (policier, western, horreur, science-fiction) et les traite selon sa propre esthétique qui lui permet d'exprimer son sens de la violence et du rythme. The General (1998) aborde un autre mythe, celui de Martin Cahill, célèbre gangster dublinois exécuté par l'IRA en 1994. En 2000, Boorman adapte le roman de John le Carré avec Le Tailleur de Panama, un thriller d'espionnage qui renoue avec son goût pour les intrigues complexes et les personnages ambigus. Le film, porté par les performances de Pierce Brosnan et Geoffrey Rush, est salué par la critique. Country of my skull (2003, inédit au cinéma) marque un tournant plus politique dans la filmographie de Boorman. Ce drame, situé en Afrique du Sud post-apartheid, explore les thèmes de la réconciliation et de la justice à travers le prisme de la Commission Vérité et Réconciliation. Avec The Tiger’s Tail (2006, inédit), Boorman revient sur le sol irlandais pour une fable économique sur le "Tigre celtique", mettant en scène un homme d'affaires confronté à son double maléfique. Le film poursuit sa réflexion sur l'identité et les conséquences du développement effréné. En 2014, Boorman livre une suite à son film autobiographique Hope and Glory avec Queen and Country (2013). Ce long-métrage, qui suit le jeune Bill Rohan pendant son service militaire dans les années 1950, offre un regard nostalgique et critique sur la fin de l'Empire britannique.

Filmographie

Courts métrages

Réalisation

Scénariste

Producteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Boorman : un visionnaire en son temps / Michel Ciment.- Paris : Calmann-Lévy, 1985
  • Ouvrage : Rêves prometteurs, coups durs : journal / John Boorman.- Lyon : Institut Lumière ; Arles : Actes sud, 1993
  • Périodique : Film Comment, vol. 31, n° 4, juillet /août 1995
  • Périodique : Positif, n° 321, novembre 1987
  • Périodique : Positif, n° 355, septembre 1990
  • Périodique : Revue du Cinéma (La) / Image et Son, n° 432, novembre 1987
  • Périodique : Screen International, n° 949, 18 mars 1994

Récompenses et nominations

  • 1999 - Meilleur réalisateur - London Film Critics Circle Awards - The general - Obtenu
  • 1998 - Prix de la mise en scène - Festival International du Film (Cannes) - The general - Obtenu
  • 1987 - Meilleur réalisateur - Los Angeles Film Critics Association Awards - Hope and Glory - Obtenu
  • 1987 - Meilleur réalisateur - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Hope and Glory - Obtenu
  • 1987 - Meilleur scénario - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Hope and Glory - Obtenu
  • 1987 - Meilleur scénario - Los Angeles Film Critics Association Awards - Hope and Glory - Obtenu
  • 1981 - Meilleure contribution artistique - Festival International du Film (Cannes) - Excalibur - Obtenu
  • 1970 - Prix de la mise en scène - Festival International du Film (Cannes) - Leo the last - Obtenu